Asiexpo Paris 1ère Édition

Du 4 au 14 novembre dernier, se tenait AsiExpo Lyon, le festival des cinémas et cultures d’Asie qui fêtait sa dixième édition. N’ayant pu faire le déplacement et côtoyer le bouchon lyonnais, c’est donc sur l’édition parisienne que nous reviendrons ici. Une fois n’est pas coutume, Paris ramasse les miettes, et c’est amputée des trois-quarts de la programmation originale, que s’ouvrait le 10 novembre dernier la première édition d’AsieExpo Paris. Qu’à cela ne tienne ! Richesse et diversités étaient au rendez-vous, malgré une organisation parfois hésitante mais toujours chaleureuse, dont le manque de moyens laisse quelques regrets quant à la tardive communication et au faible retour autour de l’évènement.

N’y voyez pourtant aucun reproche à une équipe de valeureux bénévoles ; mais bien au contraire, une sincère admiration pour le travail effectué depuis dix ans par Jean-Pierre Gimenez - et son équipe -, infatigable découvreur et initiateur de la manifestation. En effet, avec l’aide d’une poignée de sponsors, un timide soutien de la part de la commune (pourtant berceau historique du 7ème Art), c’est un véritable sacerdoce qu’il entreprend chaque année en parcourant l’Asie à la recherche de pépites cinématographiques à découvrir. La rétrospective sur le cinéma Tamoul cette année (une première en Europe) n’est qu’un de ces nombreux exemples.

Jalousie ou ignorance (les institutions pourtant sollicitées se reconnaîtront), il est temps de reconnaître enfin les efforts entrepris en la matière, sous peine de voir disparaître l’une des plus importantes initiatives à l’attention des cinémas d’Asie (déjà plus de 300 long-métrages présentés !). Cette année encore, avec 10 000 spectateurs, Lyon peut sabler le champagne. Néanmoins, Paris et sa pléthore d’évènements ne se laisse pas apprivoiser si aisément ; et il est parfois difficile d’exister y compris avec une programmation de qualité.

Aussi c’est avec une certaine appréhension que nous nous rendions à l’inauguration au Max Linder, à un horaire anormalement tardif - si ce n’est pour les noctambules des nuits de l’Étrange Festival - en ce mercredi 10 novembre (la faute à Jeunet !). Appréhension qui se confirma sur place au cours de la projection du dernier Zhang Yimou, devant une salle comptant plus d’invités que de spectateurs. Choix du film, pourtant sur-médiatisé, ou horaire peu coutumier pour des Parisiens plus cocooning que fêtards, et plaie des banlieusards non motorisés ? Peu importe, le Max Linder était de toute façon bien plus approprié pour la superproduction asiatique du moment que le Reflet Médicis, affecté à accueillir une programmation plus exigeante.

Si le Max Linder sût restituer tout le déluge sonore et visuel du Secret des Poignards Volants (2004), les deux heures de ce récit, Wu Xia Pian au romantisme pour adolescents pré-pubères, ont semblées bien longues. Évacuant l’aspect politique "douteux" sous-jacent dans Hero (lire les articles de Kaelu San et d’Hialmar), Zangh Yimou privilégie la romance de chaire (voir les embrassades appuyées de Zhang Ziyi et Takeshi Kaneshiro) et l’émotion esthétique, débouchant au final sur une reconstitution parfaitement "léchée" mais à la résonnance tout aussi creuse.

Le réalisateur semble ainsi s’éloigner de plus en plus de ses racines chinoises, malgré le vernis exotique apparent, pour côtoyer la mode récupératrice hollywoodienne lancée par le succès Tigre et Dragon ; en témoigne une séquence déterminant l’issue d’un combat final, qui tient plus du pugilat de bar que des subtiles esquives des arts-martiaux. Un divertissement populaire certes louable, mais doutons qu’un tel scénario mérite une aussi grande débauche de moyens. Hors il y avait pourtant raison d’espérer... Suite à la superbe séquence introductive de la "danse des échos", faisant au passage admirer l’impressionnante souplesse de Zhang Ziyi, dont la fastueuse reconstitution de la maison des courtisanes rappelle les décors des chefs d’œuvres de Li Han-Hsiang ; un jeu de duplicité se développe entre les protagonistes (évoquant les intrigues à tiroirs d’un Chu Yuan). Quittant les lieux clos pour les grands espaces, les trois héros se retrouvent vite isolés tels les personnages d’un western, et les identités sont un peu vite dévoilées, laissant la place au romanesque. A cette occasion, Zhang Yimou se complait à abuser des effets numériques et autres flèches téléguidées plagiant autant Robin des Bois, prince des voleurs (1991) que King Hu dans, il faut l’avouer, une très belle scène de poursuite au coeur d’une forêt de bambou, dont les filtres colorés restituent la magie impressionniste, un peu gâchée par les effets numériques trop pesants. Notons tout de même l’excellent travail de la costumière Emi Wada (Ran, Rêves, The Bride With White Hair) qui joue parfaitement le mariage des tons avec le décor naturel et apporte une touche poétique indéniable.

Reprise quelques jours plus tard dans l’intimisme du Reflet Médicis, la suite du programme se voulait plus pointue et séduisante. Mais là encore, la mauvaise surprise pointait du nez. En plus d’un public défaillant, un soucis technique empêcha la projection de Bijocan (Japon, 2003) de Kakehi Masaya. Le Japon fût donc réduit à la projection de Snow in Spring (Shunsetsu, 2003) de Hiroshi Toda. Cinéaste indépendant ayant travaillé comme infirmier dans un hôpital psychiatrique pendant une trentaine d’années, Hiroshi Toda a déjà réalisé une vingtaine de long-métrages, la plupart tournés en petite caméra, utilisant au minimum dialogues et musique.

Snow in Spring se révèle être un conte, relecture moderne de la légende de Narayama, adapté successivement au cinéma par Keisuke Kinoshita en 58, puis par Shohei Imamura en 83. Yamamura, modeste garagiste vit avec sa femme, sa fille et son père atteint de sénilité. Le grand-père se comportant de plus en plus étrangement, il devient difficile pour la famille de s’en occuper. Une tentative de le placer dans un institut spécialisé échouant, le père tentera de s’en débarrasser... A l’aide d’une narration elliptique et attentive aux détails quotidiens, portée par la sécheresse de la mise en scène, exempt de tout mouvement de caméra dramatique, Toda évite tout jugement moral en nous questionnant sur notre place dans la société contemporaine. Il ne manque pas d’explorer le côté sombre de l’âme humaine tout en interrogeant le sens de notre existence. Malgré certaines idées scénaristiques et des plans réussis, l’impact du film se révèle moins fort que la portée du sujet n’aurait pu le laisser entrevoir. Quelques longueurs, ainsi que l’utilisation de la DV, bien que fort maîtrisée, n’y sont pas étrangères.

Contre toute attente, ce fût bien la soirée consacrée au cinéma indépendant chinois qui fût l’une des plus réussie, tant au niveau du public (enfin au rendez-vous !), qu’aux choix des sujets et au traitement des thèmes abordés. Avec la venue du réalisateur Lin Fei, la projection du documentaire Metamorphosis (2003) donnait le ton. Une Chine décomplexée et bien loin des clichés apparaissait sous un jour nouveau, signe d’espoir pour une création cinématographique en passe d’être délivrée des contraintes de la censure. Abordant le délicat sujet de la transexualité en Chine, Lin Fei concentre son regard sur trois personnages venus dans une des rares cliniques pratiquant les opérations chirurgicales de changement de sexe : un jeune homme qui souhaite devenir une femme, une femme qui se voit en homme depuis son enfance, et un homme d’âge plus mûr n’arrivant pas à assumer son choix.

Certes ces hommes et femmes sont marginalisés comme c’est le cas dans la plupart des sociétés modernes, mais Lin Fei restitue ici toute leur humanité et leur dignité à ces hommes et femmes, soulignant d’autant leur normalité et nous interrogeant sur notre propre identité. A l’aide de plans mélangeant confessions et gestes de la vie quotidienne, d’un naturel bouleversant, il fait de ce document une oeuvre d’une force peu commune ; avec par moments des images insoutenables (lorsqu’il film la souffrance post-opératoire). La projection provoqua d’ailleurs une longue et passionnante discussion, évitant pour une fois les questions type "C’est quand qu’il sort le DVD du film ?".

Moins percutante mais non moins instructive, la suite proposait la présentation de sept courts métrages expérimentaux produits par 22 Film, l’une des principales structures de soutien au cinéma indépendant chinois, basée à Pékin. Mélange de films expérimentaux et d’oeuvres plus classiques, on retiendra notamment deux films d’animation dont I Love You, clip pop-rock du groupe New Pants, en pâte à modeler, et illustration critique de l’adultère, rappelant un peu l’esprit des productions Aardman ; ainsi qu’un clip futuriste, She’s Automatic, mélangeant animation traditionnelle et images de synthèse. La soirée clôturait avec Seven Days (2004), moyen métrage de Zheng San, récit des sept jours précédant le mariage entre une jeune fille vendue par sa famille, et le fils aîné infirme mental d’une famille provinciale. Petit à petit des liens vont se tisser entre le frère cadet responsable de sa garde et la jeune fille au caractère affirmé. Tourné dans un décor naturel superbe au coeur des montagnes chinoises, la superbe cinématographie de Zheng San contraste avec la cruauté de la vie décrite par les tourments que rencontre la jeune promise. Parabole dénonciatrice de la condition féminine et des traditions du mariage dans les campagnes, le film décrit avec une touchante vérité l’affirmation d’une sexualité hors des conventions et règles sociétales.

Désormais habituelle, la soirée Kim Ki-Duk, venait contenter ou appâter le cinéphile avec deux oeuvres majeures, prochainement distribuées sur nos écrans. Adresse inconnue (2001) - amplement chroniqué sur ce site par Akatomy -, prochaînement distribuée sur nos écrans, est un profond et cruel récit (le plus autobiographique du réalisateur) confrontant le destin tragique de trois jeunes coréens à l’histoire douloureuse de leur pays. Bad Guy (2001) premier opus du réalisateur à avoir rencontré le succès public en Corée, est un retour à l’univers de la prostitution, déjà abordé dans The Birdcage Inn (1998). Réflexion sur le désir et la violence des sentiments humains pervertis par la société, cette oeuvre d’une beauté vénéneuse, est sublimée par l’interprétation époustouflante de Cho Jae-Hyun, acteur fétiche de Kim Ki-Duk, en muet.

La deuxième soirée japonaise débutait par une incursion dans l’anime avec Parasite Dolls (2002) de Nakazawa Kazuto et Yoshinaga Naoyuki. Malgré un soin particulier apporté au graphisme des décors, imitant les univers futuristes à la Bubblegum Crisis, cet OAV en trois épisodes s’avère n’être qu’une pâle variation du thème tant rebattu dans l’animation japonaise, des relations homme-machine, dont Mamoru Oshii à su tirer toute la substantifique moëlle. Empruntant à Blade Runner, ses boomers - machines-humaines - qui deviennent tueurs fous ; autant qu’à l’Incal de Moëbius et ses "Oméoputes", Parasite Dolls retrace l’enquête menée par l’agent Buzz Nikvest et son partenaire Rod Kimball pour élucider les crimes violents perpétrés sous l’effet d’une mystérieuse drogue par un boomer devenu fou ; et le secret qui se cache derrière la société du Génome. Violent, efficace et relativement soigné, le film ne brille ni par son originalité ni par la psychologie de ses personnages et restera malgré tout un ersatz de plus. Heureusement que Miike était là pour nous détendre les zygomatiques et apporter un peu de fantaisie et d’humour à cette soirée. The Happiness Of Katakuris (2001) est bien un chef-d’oeuvre de la comédie musicale, apportant sa pierre à l’édifice des nombreuses chroniques familiales japonaises. Film inclassable se jouant des genres et d’une invention constante, il offre un portrait haut en couleur d’une famille ressoudée devant l’adversité, autour des valeurs japonaises traditionnelles (peut-être pas si moderne que ça le père Miike...).

Toujours pas à l’abri des soucis techniques, le festival commence enfin à frémir et se regarnir pour de bon. Qu’il vente ou qu’il pleuve, c’est toujours avec une certaine exaltation que l’on guette la projection d’un nouvel opus de Katsuhito Ishii. Surtout que cette fois, il semble bien qu’un distributeur français ait enfin été convaincu... il était temps ! Réalisateur de cinéma et d’anime (Hal & Bons, Trava, collaboration sur la séquences animée de Kill Bill 1), Ishii a dû, à n’en pas douter, mettre autre chose que des feuilles de thé dans son breuvage. Projeté à l’occasion, The Taste of Tea (2004) brosse le portrait de la famille Haruno, distillant humour absurde et poésie intimiste dans cette chronique familiale pleine d’invention et de légèreté. On baigne dans une ambiance J-pop et manga (voir les nombreux cameos), traduisant avec bonheur l’univers original teinté de nostalgie d’Ishii. Tranchant radicalement avec l’humour fantaisiste du précédent, la projection suivante était l’occasion de découvrir un jeune auteur coréen, ayant pour l’instant reçu relativement peu d’échos chez nous. Ayant étudier le cinéma à Paris, Jeon Soo-il en est à son deuxième long-métrage avec Mise à Nu (My Right To Ravage Myself, 2003), adaptation d’un roman de Kim Young-ha [1], l’un des chefs de file de la nouvelle littérature coréenne. Traitant du sujet douloureux du suicide, Mise à Nu baigne dans un certain malaise, où mort et sexe se mêlent sur fond de performances artistiques. Errance, manque de repères... seul un nouveau dieu dont la religion serait un cynisme à toute épreuve, peut les aider à accomplir l’acte définitif.

S (Boseok Jung) est assistant en suicides, aidant les gens qui le souhaitent à franchir le pas. Recrutant ses clients parmi des êtres aux blessures de l’âme non cicatrisées, se mettant en osmose avec eux, il révèle en eux leur pulsion de mort ; le passage à l’acte devenant alors une simple formalité. Trois personnages Mara, une artiste performiste (Sangmee Choo), l’hôtesse de bar Sei-yeon (Soi Park) et Kurt (Joshua Choice), chanteur d’un groupe de rock, vont tous trois faire appel à ses services à un moment de leur vie. Loin d’être une apologie du suicide, le film, construit sur le mode de la poursuite et de la quête intérieure, est un témoignage sans filtre sur ce fléau de nos sociétés modernes. La sexualité, vécue dans le film comme unique moyen de communication, s’avère une représentation crue de la misère affective et des difficultés de communication. Si malgré l’absence de moralisme, Mise à Nu peine à convaincre complètement, c’est qu’il témoigne plus d’une recherche esthétique que d’un réel traitement en profondeur de ses personnages. Les relations liant ces êtres et leurs motivations sont survolées au privilège d’un esthétisme parfois complaisant. Certains personnages manquant de profondeur deviennent caricaturaux, à l’image du jeune rocker qui veut faire de sa mort un spectacle à l’image d’un Kurt Cobain ou d’un hide [2]. Ce souci esthétique n’est pas en soi critiquable, tant la mise en scène est maîtrisée, mais elle prend finalement le pas sur le propos. Le film, à l’instar du roman, cherchant à évoquer esthétiquement trois tableaux dont la symbolique fait écho aux destins des personnages : la Judith de Klimt, Marat assassiné de David, et La mort de Sardanapale de Delacroix. D’une parenté évidente avec l’oeuvre d’un Kim Ki-Duk, l’impact n’en atteint pourtant pas la même force.

Clôturant un éclectisme qui n’est plus une surprise en ce qui concerne les cinémas d’Asie, il ne manquait plus que l’Inde pour coiffer un panorama inégal mais non moins instructif quant aux tendances à venir.

Encore ignoré et honteusement méprisé, le cinéma indien s’est trouvé avec AsiExpo un digne représentant. Après une rétrospective du cinéma bengali lors de la dernière édition, c’est au tour du cinéma du sud de l’inde (l’état du Tamil Nadu) d’être à l’honneur. Le cinéma Tamoul ou "Kollywood" présentait deux long métrages : Autograph (2004) de Cheran et Perazhalagan (2004) du réalisateur Sasi Shankar. C’est au premier que nous consacrerons nos louanges. Nous suivons les traces de Senthil (Cheran en personne !), un réalisateur de films publicitaires, qui, sur le point de se marier souhaite convoquer les personnes qui, depuis son enfance, ont compté dans sa vie. Aussi, nous voilà de retour dans son village natal, nous remémorant trois étapes de sa vie à la faveur de flash-back entrecoupés de commentaires nostalgiques du narrateur, acteur et réalisateur. L’enfance, l’adolescence, et l’âge adulte constituent la structure de ce film sensible et divertissant, dont la réalisation en scope, aux couleurs et aux paysages superbes, étonnera les plus sceptiques. Certes, l’on ne déroge pas à la règle des numéros dansés et chantés, ainsi que d’un certain romantisme et d’un optimisme à toute épreuve, mais sans jamais tomber dans le pathétique ou le larmoyant. D’une somptueuse réalisation filmée en partie en décors naturels, cette tranche de vie évoque avec une touchante mélancolie l’apprentissage de la vie par son héros, habité par un souffle lyrique et une énergie communicative. Dénonçant au passage les préjugés sociaux, et soulignant les particularités culturelles de sa région d’origine, il atteint avec bonheur, à une vérité universelle. Long lives Kollywood !

Entrant de plein pied dans la froideur hivernale, Tokyo Godfathers (2003) nous ramenait rive droite, dans un Max Linder tristement vacant, pour une dernière séance nocturne. Il est quand même paradoxal et symptomatique de voir que si l’on se battait pour assister à sa projection au Forum des Images (il y a tout juste un an), la salle demeurait désespérément vide. Quoiqu’il en soit, le dernier bijou de Satoshi Kon démontre encore une fois tout le génie créatif de cet artiste qui se démarque singulièrement de ses contemporains par la maturité de ses sujets et son approche psychologique des personnages, dans un style ultra-réaliste non dénué de poésie.

S’appuyant sur une idée souvent revisitée au cinéma, et dont l’adaptation la plus connue est le Three Godfathers (1948) de John Ford, Satoshi Kon nous plonge dans la grisaille tokyoïte, aux côtés d’un trio de SDF - reflétant une réalité de plus en plus fréquente au Japon - qui trouvent un bébé abandonné, en fouillant les poubelles. Personnages marginaux et hauts en couleur en la personne d’un ivrogne, d’une jeune fugueuse, et d’un travesti à l’instinct maternel ; cette fable passe allègrement du drame réaliste au vaudeville le plus comique. L’hombre de Frank Capra plane indubitablement sur ce conte de Noël qui explore avec un humanisme touchant, la quête du bonheur auquel chaque être aspire. Film sur la famille (préoccupation décidément récurrente du cinéma japonais !), Tokyo Godfathers, regorge de trouvailles visuelles, ainsi que d’un impressionnant travail sur les décors, mélange de prises de vues réelles retouchées et de dessins stylisés aux subtiles variations de tons.

Souhaitons donc que malgré un succès public mitigé, l’enthousiasme et l’ambition de l’équipe d’AsiExpo restent intacts. La diversité des cinémas d’Asie le démontre une fois encore ; et ce, malgré son intégration de plus en plus évidente au paysage cinématographique de nos salles nationales, il reste encore de nombreux territoires vierges d’exposition, dont l’intérêt s’il n’est pas toujours primordial, démontre le besoin d’expression d’un continent, qui n’a d’égal que sa vitalité artistique.

Site officiel du festival : http://www.asiexpo.com
Site officiel du film Le Secret des poignards volants : http://www.uipfrance.com/sites/secretpoignards
Site des productions d'Hiroshi Toda (anglais/japonais) : http://www.skeletonfilms.com
Site des productions 22 Film (chinois) : http://www.22film.com
Site du film Parasite Dolls (en anglais) : http://www.parasite-dolls.com
Site du film The Taste Of Tea (en japonais) : http://www.chanoaji.jp
Site du film Tokyo Godfathers (en anglais) : http://www.sonypictures.com/cthe/tokyogodfathers

[1Paru en France aux éditions Philippe Picquier sous le titre La mort à demi-mot.

[2hide (Matsumoto Hideto), objet d’un culte au japon, fût le lead-guitarist du groupe japonais de heavy metal X Japan. Apparemment suicidé en 1988, sa mort reste entourée de mystère.

Du 15 au 20 novembre 2004 à Paris (soirée d’ouverture tenue le 10 novembre).
Désirs volés
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Antiporno
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