Cat’s Eye

Latex, jolies filles et peinture... le bonheur en somme ?!

Rui, Hitomi et Ai Kisugi sont trois jolies sœurs qui tiennent un café. Mais en dehors de cette activité plus ou moins lucrative, elles sont très active dans le cambriolage d’œuvres d’art sous le nom de Cat’s Eye... Alors qu’elles tentent de dérober une toile peinte par leur père, elles se retrouvent confrontées à un étrange chantage mettant en scène une sorte de syndicat du crime organisé chinois qui a à sa tête une - jolie - folle se prenant pour l’impératrice ; si les Cat’s Eye "rendent" la peinture à l’organisation, elles reverront le père disparu depuis leur enfance. Oui mais les choses ne sont pas aussi simples, d’autant plus que l’inspecteur Toshio Utsumi qui se trouve être chargé de l’affaire, est également le fiancé d’ Hitomi... Ai à son tour, tombe amoureuse d’un jeune et timide ingénieur en informatique tout droit venu de Hong Kong, mais le jeune homme possède un terrible secret... Les Cat’s Eye retrouveront-elles leur père ? Hitomi pourra-t-elle garder son secret vis à vis de Toshio ? Les vilains chinois ouf malades vont ils continuer d’être des méchants ouf malades ?! Vous le saurez en regardant Cat’s Eye...

Ce qui est bien avec un réalisateur de la trempe de Hayashi [1], c’est qu’il n’est jamais là où on l’attend. Cinéaste talentueux et barré, il parvient avec Cat’s Eye à faire le premier film d’exploit’ familial. Comment me direz-vous ? Et bien tout d’abord parce qu’il n’a pas peur du ridicule ! Avec lui, le mot "cheap" prend une réelle dimension, rien de péjoratif bien au contraire ; Kaizo Hayashi rend à la "cheaperie" toutes ses lettres de noblesse...

A bas les contraintes !... enfin ça de toutes façons, les fans du manga originel l’auront vite compris à la vision de ce petit ovni tonitruant et déjanté. Adaptation très - très - libre du manga de Tsukasa Hojo (Shonen Jump /1981-1984), dont furent également tirées deux séries animées (1983/84) et un téléfilm produit par NTV en 1988, le Cat’s Eye de Hayashi s’octroie des droits que peu de réalisateurs officiellement rattachés à un projet auraient osé. Passons sur le fait que le père du charmant trio soit devenu chinois l’espace d’une heure trente, alors qu’il est censé être allemand, et qu’il soit en plus le chef d’une organisation chinoise mafieuse et sectaire... parce que mine de rien, le scénario de ce Cat’s Eye est un peu complexe... tout en restant simple( !). Complexe car il nous embarque dans une narration à multi-ressorts qui peu laisser totalement indifférent, comme amener à apprécier le film pour ce qu’il est, à savoir un divertissement énorme et ultra jubilatoire.

Après un démarrage sous forme d’animation (de très bonne facture d’ailleurs) qui nous présente les trois sœurs dans le feu de l’action, c’est à une déferlante de gadgets tous aussi cheap qu’inventifs que nous avons droit ; de la voiture qui se transforme en trottinettes à moteur, au skate pliable officiel de la police tokyoïte, en passant par les sacs à dos montgolfières en forme de gros chats... Comme dans tous les films de Kaizo Hayashi, l’humour est omniprésent, de manière plus ou moins avouée d’ailleurs. En plus des "quelques" libertés scénaristiques d’Hayashi, on y découvre une "cat cave" sortant tout droit de Batman, dans laquelle éléments ultra modernes et rétros se côtoient.

Cat’s Eye est servi par un casting composé de deux stars estampillées King Record (la boite de production du film) que sont Izumi Imamuri, qui prête ses traits à Hitomi et Yuki Uchida qui quand à elle campe le personnage de Ai ; le choix d’Imamuri (Yonimo Kimyouna Monogatari / Tales from the Unusual) pour le rôle d’Hitomi est à mon avis le moins judicieux des trois, son côté fade étant en total décalage avec l’image que nous renvoyait le personnage original... mais peut-être est-ce encore un choix délibéré de la part d’Hayashi. Par contre, il en est tout autre pour Ai, la plus jeune des sœurs qui est ici jouée par la jolie Yuki Uchida, chanteuse/actrice que l’on a notamment pu voir dans Hanayori Dango (1995), Beat (Amon Miyamoto /1998) ou encore dans un grand nombre de drama dont l’excellent special Bangai-hen Wangan Police Station - Shoka no Kotsu Anzen. C’est elle qui sans conteste possède le personnage le plus aboutit en même temps que le plus attachant... Puis dans le rôle de Rui la grande sœur, c’est tout simplement la bombe des cover-girls/actrices, j’ai nommé Norika Fujiwara (Hanayori Dango, China Strike Force), qui gainée dans sa tenue de latex est très... en forme !...

Bien loin du manga d’origine, le Cat’s Eye de Kaizo Hayashi est à mi-chemin entre le film d’exploit’ sexy et le grand spectacle pour petits et grands... Les admirateurs de la série originale auront certainement du mal avec ce film à des années lumières de son modèle d’encre et de papier, mais une chose est sûre, Cat’s Eye est un film jouissif et ça, c’est déjà un très bon point !

Kuro | 27.03.2002 | Japon

DVD | King Records Co. Ltd. | NTSC | Zone 2 | Format : 1:1:85 - 4/3 | Images : Très belles, même si lors de certains passages les noirs manquent un peu de profondeur. Il est en outre fort dommage que le transfert ne soit que 4/3... | Son : Un surround surprenant d’ampleur ! | Suppléments : 33 minutes au total de Spots TV, trailers, teasers, making of et interview.

Ce DVD ne comporte pas le moindre sous-titre.

[1Cf. article The Most Terrible Time in my Life / Waga Jinsei Saiaku no Toki.

aka Kattsu Ai | Japon | 1997 | Un film de Kaizo Hayashi | Avec Yuki Uchida, Norika Fujiwara, Izumi Inamori, Kenta Harada, Naoko Yamazaki, Kane (Caine) Kosugi, Jiang Wen-Li, Akira Terao
Solo, Solitude
Désir meurtrier
Mon deuxième frère
The Tenants Downstairs
Headshot
Désirs volés
LoveDeath
Koibito wa Sunaipâ [Gekijouban]
Zatoichi
Danny the Dog
Hatsukoi
Le secret des poignards volants
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Kôji Wakamatsu