Danger Diabolik

Quel est le point commun entre Danger Diabolik et Barbarella ? La première réponse qui vienne à l’esprit est bien évidemment l’acteur John Phillip Law, car avant d’être affublé de deux ailes et d’un air inspiré un peu niais mais nécessaire au rôle de Pygar dans Barbarella, l’acteur américain tournait dans Danger Diabolik sous la direction de Mario Bava et en tenait le rôle-titre. Cet enchaînement des tournages a d’ailleurs permis, aux dires de l’intéressé, un cliché photographique où il porte le masque de Diabolik et les ailes de Pygar.

Par ailleurs, il serait malvenu de ne pas relever un second point commun entre ces deux films de 1968 : les allusions sexuelles qu’ils renferment. Car si Barbarella assumait totalement sa part de revendications pour la libération sexuelle (n’oublions pas que le personnage de Barbarella est une vraie chagasse de l’espace), probablement du fait de la personnalité "extravertie" de Roger Vadim, Danger Diabolik n’est pas dénué de ce type d’évocations même si elles s’avèrent plus discrètes ; quoique...

Quel est le point commun entre Danger Diabolik et Fantomas ? Les héros de ces œuvres sont tous deux des criminels de haut vol, traqués par leurs commissaires respectifs ; de plus, ils parviennent toujours à leur échapper, à déjouer les pièges qui leur sont tendus autour d’un butin conséquent (un collier de diamants, un lingot de vingt tonnes d’or...) et même à narguer les autorités avec panache. Enfin, ils partagent une même passion pour les gadgets technologiques, les bases secrètes et les vêtements/accessoires près du corps (Fantomas affectionne le masque intégral en latex bleu tandis que Diabolik penche plutôt pour la combinaison moulante déclinée en plusieurs couleurs ; chacun son truc...).

Quel est le point commun entre Danger Diabolik et Opération Tonnerre ? J’entends déjà certains répondre que Diabolik et James Bond sont deux amateurs invétérés des gadgets technologiques ; certes, mais ce serait reprendre un point déjà traité dans les correspondances avec Fantomas. En réalité, c’est l’acteur sicilien Adolfo Celi qui relie ces deux films puisqu’il joue le rôle du mafioso Ralph Valmont dans Danger Diabolik et celui du milliardaire borgne (accessoirement N°2 du SPECTRE) Emilio Largo dans Opération Tonnerre. Avec son physique très proche de Joe Dassin (impossible qu’ils n’aient pas un lien de parenté...) et ses répliques chefs-d’œuvre, vous ne pourrez qu’apprécier le personnage caricatural de Ralph Valmont ; un pur bonheur certifié Sancho.

Quel est le point commun entre Danger Diabolik et Le Professionnel ? Le compositeur de la bande originale bien sûr, à savoir Ennio Morricone. Contrairement aux accords canins larmoyants qui accompagnaient les pas de Jean-Paul Belmondo vers son hélicoptère, la partition de Danger Diabolik est virevoltante de guitare électrique teintée sixties et l’on ne se lasse pas du thème de Diabolik qui vous restera ancré dans le crâne bien après la projection.

Quel est le point commun entre Danger Diabolik et Austin Powers ? La réponse tient notamment dans les dernières secondes de Danger Diabolik où notre criminel masqué s’exclame de son rire machiavélique, du genre "Mmmmmmouhahahahaha", or tout le monde se souvient de la scène où Dr. Evil et ses complices utilisent ce rire à outrance.

Enfin, quel est le point commun entre Danger Diabolik et Peau d’âne ? Ceux qui ont assisté à la projection de Danger Diabolik lors de l’Étrange Festival et aux questions/réponses de John Phillip Law pourraient répondre que notre dame blonde nationale avait joué dans les deux films ; en effet, pendant la première semaine de tournage de Danger Diabolik, elle avait endossé le costume d’Eva Kant, complice et muse de Diabolik, jusqu’à ce que Marisa Mell ne vienne la remplacer au pied levé puisque les principaux intéressés (c’est-à-dire Mario Bava, John Philip Law et Catherine Deneuve herself) avaient rapidement compris qu’elle ne convenait pas au rôle. Mais le véritable point commun entre ces deux films pourtant bien distincts, c’est tout simplement de figurer parmi les articles de Sancho ; nos lecteurs assidus l’avaient bien évidemment deviné.

Bref, Danger Diabolik, bien qu’en marge de la filmographie de Mario Bava, est un divertissement toujours aussi efficace que je vous encourage à faire découvrir illico presto à vos amis lors d’une soirée DVD, car vous passerez un bon moment de cinéma et ça changera des locations mainstream de VIDEO FUTUR.

Présenté dans le cadre d’un hommage à John Phillip Law lors de la onzième édition de l’Etrange Festival, Danger Diabolik est disponible en VHS aux USA.

aka Danger : Diabolik - Danger : Diabolik ! - Diabolik | France / Italie | 1968 | Un film de Mario Bava | Avec John Phillip Law, Marisa Mell, Michel Piccoli, Adolfo Celi, Claudio Gora, Mario Donen, Renzo Palmer, Caterina Boratto, Lucia Modugno, Annie Gorassini, Carlo Croccolo, Lidia Biondi, Andrea Bosic, Federico Boido, Tiberio Mitri
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