Gun Crazy Episode 2 : Beyond the Law

Yuki Jôjima (Rei Kikukawa) exerce le métier difficile d’avocate. Après une affaire d’aggression au cours de laquelle elle n’a pas réussi à défendre la victime, son collègue et elle se voient confiés la lourde tâche d’incriminer un yakuza notoire. Ils auraient pu y parvenir si les preuves dont usait Yuki pour l’accusation n’avaient été forgées de toutes pièces par son collègue...
Comme il se doit, celui-ci se fait assassiner par le gangster, sous les yeux terrorisés de la jeune femme. Alors que Yuki s’apprête à rejoindre le défunt dans l’autre monde, un tueur fraîchement sorti de prison abat le yakuza et ses hommes, laissant Yuki seule au milieu d’un bain de sang. Pour couronner le tout, son patron la renvoie du cabinet au sein duquel elle exerce, lui faisant porter la responsabilité du maquillage de preuves.
Frustrée à l’extrême, trahie par un système judiciaire qui se retourne contre les innocents mais laisse courir les coupables en liberté, Yuki décide de retrouver Takita, l’assassin qui lui a sauvé la mise. Elle convainc ce dernier de lui apprendre son métier, afin de faire justice elle-même - au grand dam de ses amis, qui voient d’un mauvais oeil que Yuki se transforme en tueuse, troquant son tailleur contre une mini-jupe, des bottes et un imperméable en cuir. Mais une fois que l’on est passé de l’autre côté de la loi, est-il seulement envisageable de faire marche-arrière ?

Deuxième épisode de la série Gun Crazy, Beyond the Law s’inscrit moins clairement que son illustre prédécesseur dans l’hommage aux westerns-spaghetti. Si l’on devait toutefois trouver des éléments de comparaison, on pourrait dire qu’il s’agit d’un Outlaw Josey Wales (Josey Wales Hors-la-loi), matiné sur sa fin d’un quelque chose de Unforgiven (Impitoyable)...
Beyond the Law se divise en quatre parties relativement équilibrées. Tout d’abord l’introduction, qui nous présente la "chute" de Yuki, de sa première affaire ratée à son licenciement, en passant par son court séjour derrière les barreaux. Plutôt quelconque, cette introduction trouve son intérêt dans le contre-pied instauré par la seconde partie - quant à elle consacrée à l’ "apprentissage" de Yuki, et à ses premières exécutions. En l’espace d’une demi-heure, la très mignonne Rei Kikukawa passe ainsi de la jeune fille proprette et souriante à la tueuse impitoyable, aidée en cela par le personnage très caricatural de Takita - qui fréquente d’ailleurs des criminels non moins caricaturaux. On remarquera d’ailleurs que, comme dans le premier épisode, les moins-que-rien exécutés par Yuki et Takita comptent en leurs rangs un certain nombre d’américains...
Si cette première moitié du film est très sympathique, elle est loin d’être aussi enthousiasmante que son homologue de A Woman from Nowhere. Nous sommes simplement en présence d’un female with guns en accéléré, visant à raconter un cycle de violence en l’espace d’une heure pour ne pas laisser de place à d’éventuels temps morts.

C’est donc au cours de ses troisième et quatrième parties que Beyond the Law gagne ses galons de polar brutal. Yuki est confrontée à la réalité de sa nouvelle profession, et à la violence impartiale que celle-ci entraîne. Ne pouvant se résoudre à exécuter une femme et sa petite fille, Yuki se retrouve donc à la fois en marge de la loi et de sa nouvelle famille. Résolue à reprendre une vie normale, Yuki apprendra malheureusement très violemment qu’il est impossible de ne pas choisir son camp quand on a essayé les deux... et nous offrira un final excellent sous forme de gunfight dans un entrepôt désaffecté (un lieu décidemment très apprécié d’Atsushi Muroga), véritable duel compris.

Ce second Gun Crazy est donc nettement moins jouissif que le premier. On retrouve néanmoins ce même soin apporté à une production "concentrée", un personnage féminin charismatique et très fort, et une quantité non négligeable de douilles éjectées. Si les scènes d’actions sont moins impressionnantes que dans A Woman from Nowhere, le final compte quand même une "cabriole" qui mène le spectateur à se lever pour applaudir. En plus, entre la vingt-septième et la vingt-neuvième minute du film, on a le droit à une apparition éclair de Kaori Shimamura - l’une des plus belles idoles/"v-actrices" japonaises actuelles - dans le rôle d’une marchande d’armes. C’est peu, mais c’est déjà beaucoup !

Au final, si j’ai préféré A Woman from Nowhere à ce Beyond the Law, je trouve tout de même appréciable qu’Atsushi Muroga s’essaye à différentes histoires à chaque fois, plutôt que de se contenter de décliner la même structure avec un minois différent. On attend désormais le troisième opus, annoncé à la fin du générique à la manière des aventures de James Bond. Vivement l’été 2003 !

Akatomy | 11.01.2003 | Japon

Comme pour le premier opus, ce second Gun Crazy a bénéficié d’une édition de luxe en DVD (Japon - Zone 2 - NTSC - Pioneer) : transfert impeccable, bande-son 5.1 ou DTS très puissante, et plus d’une heure et demie de suppléments. Quand je vous dis que c’est un projet soigné ! Par contre, toujours pas de sous-titres...

aka Gun Crazy Episode 2 : Uragiri no Banka | Japon | 2002 | Un film de Atsushi Muroga | Avec Rei Kikukawa, Toshiya Nagasawa, Kaori Shimamura, Michihiro Yamanishi, Osamu Shimizu, Shuri Takahashi
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