He is My Enemy, Partner & Father-in-Law

Stallone et Bruce Lee dans le même film ?!! Bah oui, à Hong Kong forcément !...

...sauf que ’Stallone’ n’est autre que Nick Cheung, et ’Bruce Lee’, Danny Lee... oui, oui, oui... Stallone donc, est un petit truand à deux balles vivant toujours chez sa mère - une joueuse invétérée - qui ferait à peu près n’importe quoi pour avoir l’air important aux yeux des triades locales. Bruce Lee, surnommé ’Y2K’, est un flic de la vieille garde, intransigeant et besogneux, séparé de sa femme et de sa fille toutes deux exilées au Canada... Un vilain tueur est recherché par la police. L’inspecteur Y2K va alors concocter un plan ; il va se servir de Stallone comme appât, en faisant diffuser son portrait à travers la presse, prétextant qu’il est l’unique témoin capable de reconnaître le tueur...

Il est des films comme ça, pour lesquels on se dit en voyant l’affiche : "Ouh là ! ça va être mortel !" avec un certain cynisme dans la voix. Et puis finalement, arrive le jour où vous le voyez... Bon, je ne vais pas vous mentir, sous ce titre à rallonge ne se cache pas le film du siècle, mais ça vous l’aurez certainement compris par vous-même ! Non, simplement un des ces petits films hautement sympathiques, dont seuls certains réalisateurs de l’ex-colonie britannique ont le secret. Servi par un duo alléchant, puisque composé du sympathique Nick Cheung (Raped by an Angel 4, Runaway) et de l’incommensurable, que dis-je, le dieu de la pose, le roi de la pipe [1] : Danny Lee (City on Fire, The Killer), He is my Enemy... est une production Wong Jing, qui d’ailleurs n’hésite pas à se faire un peu d’auto-promo au détour d’une séquence (étonnant de sa part !), réalisée par Aman Chang à qui l’on doit le cultissime Tricky King (1998) ou encore My Name is Nobody, Mr. Wai-Go, et j’en passe.

Le scénario n’est qu’un prétexte pour que nos deux "compères malgré eux" se retrouvent ensemble et nous fassent rire... ce qui n’est pas toujours le cas, sourire étant le verbe plus adapté (hormis lors de quelques moments drôles). Nick Cheung cabotine un peu, mais c’est ce qui le rend si sympa, et Danny Lee est égal à lui-même, c’est à dire décontracté à mort, même lorsque ressurgissent ses troubles conjugaux, matérialisés par l’arrivée de sa femme. L’enquête policière est un peu relayée au second plan, ce qui à la limite n’est pas plus mal, et nous permet de suivre agréablement la vie de ce couple forcé, hors du commun il faut bien le dire ! Alors finalement, He is my Enemy..., s’il se perd parfois dans les méandres d’un script pas toujours à la hauteur, a au moins le mérite d’être un pur divertissement, presque digne des 80’s, qui donne carte blanche à ses acteurs principaux, même si un brin de folie eut été le bienvenu. En deux adjectifs : agréable mais oubliable...

Kuro | 23.10.2001 | Hong Kong

DVD | Mei-Ah | NTSC | All Zone | Format : 1:1:85 (légèrement recadré) - 4/3 | Images : Mei-Ah, dans un sens tout est dit ; pellicule tachée, compression souvent hésitante, et la rémanence d’une image en arrière plan pendant la quasi-totalité du film... dommage ! | Son : Un 5.1 bien pauvre, très axé sur l’avant et mettant les paroles en retrait... | Versions sonores : V.O cantonaise ou doublée en mandarin | Sous-Titres : Anglais, Chinois, Chinois simplifié et Thaï. | Suppléments : Trailer du film, - petit e- liste cast & staff, synopsis, et le trailer du film Last Ghost Standing.

Existe également en VCD (Mei-Ah) ; au format, au choix en Cantonais ou Mandarin, sous-titré Anglais + Chinois.

[1Cf. The Untold Sory III de Herman Yau Lai-To.

Hong Kong | 1999 | Un film de Aman Chang | Avec Nick Cheung Kar-Fai, Danny Lee Sau-Yin, Helena Law Lan, Cheung Shui-Chit, Lui Yau-Wai, Chan Sze-Wing, Joe Lee Yiu-Ming
Désirs volés
The Bodyguard
Antiporno
Dernier train pour Busan
Hôtel Singapura
Les Garçons de Fengkuei
Hasami otoko
The Island
A Perfect Match
Rikidozan
Nobody Knows
Tell Me Something
Tatsumi
La proie
A Fighter’s Blues
Kangokujoi
Cow
Cow
Kick The Moon
Love Talk
Plastic Tree
Meatball Machine
Slang
Barmak Akram
Eye for an Eye
Toshiki Sato
Kill
The Medallion
Let the Wind Blow
In Hell
The Overture