Kannibal

Décidemment, il y a des périodes comme ça. Notez-bien, j’ai un peu provoqué l’enchaînement et ne suis pas complètement innocent. Tout d’abord Evil Never Sleeps (voir article) puis ce Kannibal qui a le mérite de réunir Linnea Quigley et Eileen Daly.... Comment ça, ces noms ne vous disent rien ? Si vous êtes fans de zombies, alors cette chère Linnea doit faire partie de vos premiers emois, aperçue en punkette morte-vivante dans l’excellentissime Return of the Living Dead de Dan O’Bannon. Eileen Daly, quant à elle, est en passe de s’imposer comme une icône de la débauche cinématographique moderne : déjà symbole de la société Salvation / Redemption, vous la connaissez peut-être par le biais de Razor Blade Smile (Razor Blade tout court dans nos contrées), et sans doute moins pour ses prestations - soit limitées soit uniquement "charnelles" - dans Sacred Flesh, Pervirella, Cradle of Fear (sympathique film starring Cradle of Filth, pour les clips desquels Eileen s’est déjà allègrement dénudée par le passé), ou encore Witchcraft X. Dionnet dit d’elle qu’elle pourrait être la nouvelle Barbara Steele. Il est vrai que la grande dame british en a tous les atouts ; elle reste malheureusement trop peu présente sur grand écran, ou même dans la petite lucarne. Mais je me perds en considérations de fan fétichiste, comme souvent. Revenons au film de Ridley Scott - euh, excusez-moi de Richard Driscoll...

Et oui, Richard Driscoll aurait sans doute bien aimé être Ridley Scott ! Sinon, pourquoi pomper aussi honteusement cet immense chef-d’oeuvre d’exploitation moderne qu’est Hannibal (mille fois plus intéressant que Le Silence des agneaux - il faudra que je revienne là-dessus un jour, d’ailleurs) ? De Florence à Londres, Kannibal suit donc le périple d’un certain Quinn, médecin légiste dont la femme (enceinte, siouplait) à été assassinée par la Mafia Russe, et qui compte bien assouvir sa vengeance - avec un penchant pour la chair fraîche. Ses cibles ? Tous les membres de la famille Thereshkova, autrefois dirigée par la mère mais aujourd’hui sous le contrôle de sa fille Georgina (Linnea Quigley). Celle-ci est une obsédée notoire, productrice de films pornos, qui collectionne les poils pubiens de ses partenaires sexuelles - la plupart terminant éventrées. Une mafieuse doublée d’une serial-killeuse ? C’est bien possible. Toujours est-il que sa famille diminue à vitesse grand V, et qu’il y a de fortes chances pour que ses jours soient comptés - sur les doigts d’une main. Car il est malin, notre ami Quinn... et il a super la dalle ! (désolé...)

Une histoire pas franchement originale qui reprend beaucoup d’éléments au film de Ridley Scott, donc. Jusqu’aux diners humains avec chianti, et même quelques dialogues empruntés ! Linnea Quigley a pris un sacré coup de vieux - même déguisée en Charlotte Portier de Nuit Rampling, casquette SS comprise - et ne remplacera pas Julianne Moore (et puis pourquoi ne quitte-t-elle pas ses lunettes avant...? Non, ça je vous en laisse la surprise). Eileen Daly par contre... Et bien Eileen se contente de remplir le rôle que la production lui a attribué : secrétaire de Georgina, elle se contente de gémir, de dévoiler ses seins ou d’offrir des gâteries aux tueurs employés par sa maîtresse. Ca lui va toujours aussi bien, finalement...

La réalisation est assez mauvaise, et pourtant on ne s’ennuit pas beaucoup dans Kannibal : pas mal de gore, trop de musique classique, des enchainements immondes et surtout de la peau dénudée dés que c’est possible. Et même si ça ne l’est pas d’ailleurs, peu importe : lors de la première apparition du personnage d’Eileen Daly à l’écran, cette dernière accompagne Geogina dans les couloirs de sa société de production pornographique pour lui réciter son emploi du temps quand, sans prévenir, Georgina la plaque contre un mur en lui demandant brutalement : "Tu veux que je te baise, hein ?". Et Eileen de se retrouver les seins à l’air, comme expliqué plus tôt. La fin justifierait-elle réellement les moyens ?

Ah, les dialogues, toujours les dialogues ! Les doubleurs ont fait un très gros travail sur ce film. J’ai relevé ici quelques perles pour terminer l’article. J’en aurais bien mis plus, mais on va finir par avoir des problèmes de censure, c’est certain !

Déclaration de Quinn à l'une de ses victimes, juste avant de lui arracher un morceau:
"Tu as faim Burke? Non? Parce que moi oui, et je tuerais pour manger un morceau de porc!"

Dialogue entre le cousin de Georgina et une prostituée (dans une église):
-Prostituée: "Salut toi! T'as pas envie de me clouer à la croix comme Jésus Christ?"
-Cousin: "Non, ma chatte. Je vais te cruficier là, par terre. Tout contre l'autel." (C'est mon préféré.)

Pas mal, non ? M’enfin... Kannibal est donc une bonne daube décadente, assez vulgaire il faut bien l’avouer, tournée en vidéo avec pas mal de prétentions (pas toutes remplies, notamment la prestation de Anthony Hop... - euh Steven Craine) et peu de moyens. Mais ce n’est pas du temps perdu, puisque nous y avons au moins retrouvé, quelques instants, Eileen Daly en grande(s) forme(s) !!!

Akatomy | 21.08.2002 | Hors-Asie

Kannibal est disponible en DVD zone 2 UK avec plein de bonus. Mais je suis certain que, comme moi, vous choisirez l’édition bien crade éditée pour moins de 15 Euros chez nous par Imatim Diffusion - 4/3, uniquement en VF, et sans bonus !

UK | 2001 | Un film de Richard Driscoll | Avec Steven Craine, Linnea Quigley, Lucien Morgan, Vass Anderson, Eileen Daly
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