Khushi

C’est trop le KHUSHI (’bonheur’) !!

Je ne vais pas me prendre la tête pour vous faire un résumé du film, la jaquette du DVD s’en sort très bien toute seule. Je vais donc me borner à vous traduire tout ça (je parle hindi couramment :-).

"C’est l’histoire de la folle jeunesse d’aujourd’hui, qui est notre avenir (un peu comme Génération 90 avec Winona Rider ?). Un garçon et une file s’aiment, mais ils n’arrivent pas à se l’avouer à cause de leur ego surdimensionné.
Karan (Fardeen Khan) est né à Calcuta tandis que Khushi (Kareena Kapoor) est née à Chamoli, un village de la région de Gadhwal. Malgré la distance qui les sépare, ils sont destinés à s’unir. Comment vont-ils se rencontrer ? On peut dire que c’est un miracle. Karan veut poursuivre ses études au Canada, mais à cause d’un accident, son père (Naveen Nischol) le force à continuer ses études à l’université de Mumbay. Le père de Khushi (Amrish Puri), quant à lui, croit que l’éducation de sa fille est suffisante, qu’elle devrait rester à la maison et épouser un jeune qu’il considère digne de devenir son beau-fils. Mais le destin s’en mêle et le mariage n’a pas lieu. Khushi ira donc à l’université de Mumbay. À l’université, Karan a un ami nommé Vicky et Khushi a une amie nommée Priya. Alors que Vicky est orphelin, Priya est la fille d’un gangster local. Vicky et Priya s’aiment, mais leur amour semble maudit. Karan et Khushi décident d’aider les deux amoureux à s’unir. C’est l’occasion pour eux de se rapprocher l’un de l’autre. Mais ils n’arrêtent pas de se disputer pour de petits détails. Ce sont ces disputes qui démarrent et renforcent leur amour. Ils ne le comprennent qu’au moment où ils vont être séparés. Chacun fait donc des efforts désespérés pour retrouver l’autre.
Vont-ils réussir ? Est ce que Karan et Khushi vont s’unir ? Les réponses à ces questions se trouvent dans le film
Khushi !"

C’est donc une belle histoire de destins croisés dans la lignée de Robert Altman, P.T. Anderson ou Claude Lelouch...
Enfin... Pas vraiment... C’est quand même Bollywood ! Cette histoire de destin, c’est surtout un prétexte d’une demi-heure pour nous raconter une histoire d’amour qui dure deux heures et quart. On est très loin de Magnolia et de Short Cuts. Mais bon, c’était bien essayé.

Khushi rentre plus dans la catégorie teenage-movie qu’autre chose. Et dans cette branche peu prolixe en chefs-d’œuvre, il ne sort pas vraiment la tête du peloton. C’est gentil, il y a de bons moments, il y a même des séquences terribles, mais l’impression globale est plutôt moyenne.
Cette impression est due au rythme mal maîtrisé du film et à la réalisation inégale. C’est bien dommage, car il y avait sûrement moyen de faire mieux avec le même scénario. D’ailleurs, vu qu’à Bollywood on est champion de la variation sur le même thème, ça devrait arriver bientôt (ou c’est déjà arrivé, je ne m’y connais pas encore assez).

Mais oublions un instant les défauts et concentrons nous sur les qualités. Il faut absolument que je vous parle des deux séquences chef-d’œuvrissimes du film : le spectacle de fin d’année et la séquence des jumeaux.

Le spectacle de fin d’année "Tere Bina..." : Ben oui, on est à Bollywood, alors forcément, quand des jeunes sont à l’université, ils ont un spectacle de fin d’année avec chants et danses (comme au CM2). Et quand le prof de danse n’est autre que Johnny Lever, on aurait tort de se priver. Ça donne des moments comiques (Johnny Lever en travestie, Johnny Lever fait l’aveugle, Johnny Lever qui pelote les filles, etc.) et surtout, ça donne une séquence musicale de ouf en plein milieu du film.
Alors que la réalisation était plutôt inexistante jusque-là, S. J. Suryah se déchaîne. C’est à se demander si c’est bien le même réalisateur... Ou alors, il était spécialisé dans les clips musicaux avant ce film... Je ne sais pas. Toujours est-il que c’est la fête aux yeux : un décor dantesque, des chorégraphies travaillées, des changements de costumes dans tous les sens, des mouvements de caméras de la mort qui tue et une grosse pub pour PEPSI en plein milieu !
C’est le KHUSHI !

La séquence des jumeaux "Hai re hai re..." : Autre séquence musicale qui sort du lot, la séquence des jumeaux est un petit bijou. Elle se situe quand Karan et Khushi se rendent compte qu’ils sont fait l’un pour l’autre. Ce qui ne veut pas dire qu’ils vont se l’avouer l’un à l’autre (ce serait trop simple). Ils sont tranquillement en train de chanter dans une décapotable (ça arrive souvent à Bollywood) quand ils décident de prendre un couple de babos en stop. Et ces babos, ce sont Fardeen Khan et Kareena Kapoor ! Ils chantent eux aussi et puis comme ils sont contents d’avoir été pris en stop, ils se roulent un gros cône ! C’est alors qu’une patrouille de flics en moto arrête la voiture. Et devinez qui sont ces deux motards ? Fardeen Khan et Kareena Kapoor, encore eux ! Bon à partir de là, ça devient définitivement du n’importe quoi, puisque Karan et Khushi croisent leurs jumeaux rappeurs noirs, leurs jumeaux teenagers, leurs jumeaux cow-boys, leurs jumeaux paysans, punks, occidentaux et même bébés... Bref, une séquence inoubliable.
C’est encore le KHUSHI !

Vous l’aurez compris, Khushi n’est pas un film. C’est une compilation de clips vidéos (plutôt sympas) avec, en bonus, une histoire qui fait transition (plutôt décevante).

Pour en terminer, vous pouvez vous passer de ce film. Par contre, la bande-annonce du film qui reprend de bon gros passages des meilleures séquences est indispensable !

Terry Tsurugi | 4.07.2003 | Inde

DVD | Eros International | 166 min - 2,35:1 - DD5.1 - NTSC All zone - Hindi - Sous-titre anglais - Chapitrage - Accès aux chansons - Bandes-annonces DVD

Le site officiel : http://khushithefilm.com/

aka Khushi : Live, laugh, love... | Inde | 2001 | Un film de S. J. Suryah | Avec Fardeen Khan, Kareena Kapoor, Amrish Puri, Johnny Lever, Naveen Nischol, Beena, Sharad Saxena
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