Martial Angels

Clarence Ford (ou Clarence Fok, c’est selon) est un réalisateur que j’ai toujours trouvé plutôt sympathique. Sans véritable personnalité, c’est vrai, mais il restera toujours dans mes annales personnelles (ainsi que dans celles d’un bon nombre d’ "asiaticophiles", je pense) comme l’homme qui m’a fait découvrir Chingmy Yau dans Naked Killer. Accessoirement, il a aussi signé le désormais classique The Iceman Cometh (aka Time Warriors, qui est même sorti en DVD zone 2 en France) et le mauvais mais sympa Her Name is Cat avec Michael SDU Wong. Tout ça pour dire que le genre des femmes fatales (qui a une définition bien différente à Hong Kong et aux USA...) passe obligatoirement par un ou deux éléments de la filmographie du bonhomme. Martial Angels est de ceux-là ; maintenant reste à savoir si le film vaut le coup d’être vu ou pas...

Parce que quand même, quelque part, Martial Angels est un film abusé - il n’y a pas d’autres mots. Une histoire débile, une pléthore de jolies jeunes femmes qui manient aussi bien les armes à feu que leurs pieds et leurs poings, des dialogues qui tournent principalement autour du cul, du sexe, et puis aussi du cul, des rôles bien tristes pour Shu Qi et Julian Cheung, un personnage hallucinant d’obsédé joué par Terence Yin... Difficile de ne pas tomber dans le très mauvais, mais quelque part, je serais tenté de dire que nous sommes ici dans le cas de figure du "tellement mauvais que c’est bon !". Allez comprendre...

Cat (Shu Qi) dirige une espère de troupe de voleuses d’élite, toutes plus ou moins top models. Au cours d’une soirée où elles tentent de voler un collier au prix hallucinant, Cat fait la connaissance de Zi-Yang (Julian Cheung), un voleur beau gosse et prétentieux. Là, ni une ni deux, Clarence Ford pique d’abord la scène de l’aquarium puis celle de la piscine du Roméo + Juliette de Baz Luhrman (une certaine touche de magie en moins), et les deux tourtereaus de tomber amoureux illico presto. S’en suit un générique pathétique à la James Bond avec toutes les jeunes filles du film qui émergent d’une piscine, et on fait un bond de deux ans dans le futur. Cat et Zi-Yang se sont séparés, et Cat, qui aspire à une vie normale et paisible, est désormais secrétaire dans une boîte de sécurité informatique. Mais voilà, toutes ses amies ressurgissent du jour au lendemain, et Zi-Yang est kidnappé par des méchants Russes qui ne parlent ni vraiment anglais, ni vraiment chinois, comme d’habitude dans les films HK. Cat va alors être obligée de se remettre au travail pour sauver celui qui fut un jour son amant, et qu’elle ne parvient toujours pas à oublier...

Voilà un scénario bien ficelé qui permet d’introduire des explosions, des combats, des décolletés, des bribes de morales hallucinantes... Il faut voir Terence Yin, supposé incarner un spécialiste des explosifs (sa participation au casse phare du film se limite pourtant à fournir une paire de gants magiques à Spider, la fille la plus mignonne du lot), se masturber derrière une vitre de prison, ou même violer discrètement Spider pendant le casse sus-cité ! D’ailleurs, celle-ci ne lui en voudra pas, et finira même par tomber plus ou moins amoureuse de lui ! Il n’y a qu’à HK que des choses comme ça arrivent, je vous assure !

Mal filmé, mal monté, mal écrit et malheureusement mal interprété (heureusement que Julian Cheung et Shu Qi ont déjà eu l’occasion de nous prouver leurs véritables talents respectifs), Martial Angels se regarde avec les yeux écarquillés et le cerveau complètement éteint, mais il se regarde aussi avec le sourire, et ce n’est déjà pas si mal, non ?

Akatomy | 22.07.2001 | Hong Kong

Ahlalala les DVDs Delatamac, quelle classe !
Un beau film présenté au format, dans une copie non-anamorphique du plus mauvais effet : comment peut-il y avoir autant de traces sur la pellicule d’un film aussi jeune ??? Le mystère HK ! Le son est quant à lui en mono (!!!), et les sous-titres (optionnels) anglais sont très approximatifs... Bah, il y a aussi la bande annonce, qui reprend principalement le générique du film... Du beau boulot, y’a pas de doute ! Comment ça le film ne le mérite pas, non plus ???

Hong Kong | 2001 | Un film de Clarence Ford (Clarence Fok Yiu-Leung) | Avec Julian Cheung, Hsu Chi (Shu Qi), Kelly Lin, Teresa Mak, Sophie Ngan, Sandra Ng, Terence Yin
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