Mister Dynamite
aka Armour of God | Hong Kong | 1987 | Un film de Jackie Chan et Eric Tsang Chi-Wai | Avec Jackie Chan, Alan Tam Wing-Lun, Rosamund Kwan Chi-Lam, Lola Forner, Ken Boyle, John Ladalski
Mister Dynamite

Once upon a time in the west.

Rabiboché avec Jackie Chan depuis The Shinjuku incident, enfin un film digne du bonhomme, j’ai revu récemment l’une de ses réussites de la fin des années 80. Lorsqu’il est sorti en salles à l’époque, ma connaissance du cinéma de Hong Kong se résumait à ses films et à ceux de Bruce Lee. Notre maigre pitance était simplement constituée du Jackie Chan de l’été. Encore étions-nous contents de les voir traverser le périphérique pour atteindre les rives de la Penfeld [1]. Je n’ai jamais été un grand fan des Indiana Jones, dont mon grand frère m’avait pourtant dit le plus grand bien. J’ai cette préférence perverse pour sa version hongkongaise menée par Jackie.

Ancien membre d’un groupe de pop music, Jackie s’est reconverti dans la chasse au trésor. Il vient juste de vendre une épée aux enchères, quand il est contacté par un ancien membre du groupe, qui était également son meilleur ami. Lorelei, la femme qu’ils se disputaient, raison pour laquelle Jackie a changé de métier, a été kidnappée. Les ravisseurs demandent comme rançon, trois pièces de l’Armure de Dieu, dont la fameuse épée. Jackie et Alan se mettent d’accord avec le possesseur de ces pièces pour les lui emprunter en lui promettant l’armure complète. Mais ils vont devoir emmener la fille de ce riche collectionneur avec eux pour la remise de la rançon.

L’intérêt de Mister Dynamite réside principalement dans les scènes d’ouverture et de fin, où les talents de cascadeur et de funambule de Jackie Chan se déploient dans toute leur splendeur. Je ne me souviens plus combien de fois, j’ai pu regarder la première scène où il tente d’échapper à la tribu à laquelle il a volé l’épée. Cette scène a contribué à forger sa légende car un saut d’une haute muraille faillit envoyer notre intrépide hongkongais ad patres. La branche qui devait freiner sa chute n’a pas résisté à l’assaut. Les cascades sont non seulement incroyables, mais elles sont aussi mises en valeur par un montage au cordeau. L’action est filmée sans coupe frénétique et la coupe, quand elle intervient, tombe juste au moment idéal. Un exemple d’efficacité. J’ai toujours trouvé le montage hongkongais de cette époque d’une efficacité redoutable et difficilement surpassable.

Le combat entre Jackie et quatre Amazones qui clôt le film est d’une intensité remarquable, aidée par un léger accéléré. Les quatre demoiselles de l’apocalypse, juchées sur leurs hauts talons, pilonnent Jackie avec un rythme endiablé, ne lui laissant pratiquement pas le temps de respirer tant leurs attaques se succèdent rapidement. Un combat qui est de la vraie dynamite.

Dans l’intervalle, le spectateur se distraira avec une poursuite en voiture réalisée avec l’aide de notre Rémy Julienne national et l’humour cantonnais du duo, Jackie Chan - Alan Tam. Ce comique me laisse souvent un peu froid, mais les scènes de Mister Dynamite sont d’une bonne tenue, s’il est possible de qualifier ainsi cet humour.

Kizushii, le 1er.11.2010 | Hong Kong

Le DVD de Mister Dynamite doit être disponible dans pratiquement tous les pays du monde.

[1] La rivière qui coupe Brest en deux, avec d’un côté Recouvrance et de l’autre Brest "même".

Signé Kizushii - du même auteur...
Friday Night Lights
Himalaya
Le Pouvoir de la province de Kangwon
Island Etude
Wong Kar Wai, première partie
Eros : The Hand
Be With Me
Zhang Yang
Hou Hsiao Hsien
Nuits d’ivresse printanière
La Vallée de P’ia
Gangster VIP
Articles récents
City Under Siege City Under Siege
aka Blast - Assassin : City Under Siege - 全城戒備 | Hong Kong | 2008 | Un film de Benny Chan Muk-Sing (...)
Freak Show ! City Under Siege démarre au crépuscule de la Seconde guerre mondiale, alors que l’armée japonaise, dans le secret d’un laboratoire souterrain en Malaisie, échoue une nouvelle fois à viabiliser la transformation de ses prisonniers en soldats surhumains, monstres boursouflés et griffus, à l’aide d’un gaz violacé. Quelques explosions (...)
The Violent Kind The Violent Kind
USA | 2010 | Un film des Butcher Brothers (Mitchell Altieri et Phil Flores) | Avec Cory Knauf, (...)
Au cours de sa séquence prégénérique, The Violent Kind s’efforce de porter son nom. Montage visant à nous faire comprendre la nature de bikers des protagonistes, en parallèle d’une partie de jambes en l’air à la dure (mais vêtue, allez comprendre), mademoiselle cognant son homme au visage au moment de l’orgasme, qui débouche sur le tabassage gratuit de (...)
Tokyo Species Tokyo Species
aka TOKYOスピーシーズ | Japon | 2011 | Un film de Nozomu Kasagi | Avec Maria Ozawa, Marika Minami, Namiko (...)
Dans la lumière bleutée d’une aube de v-cinema, une jeune femme enjambe le parapet d’un pont, et se laisse tomber dans la rivière en contrebas. Suicide accompli pour feu Michiko, qui revient pourtant à la vie après que quelque chose – un parasite très certainement, nous en croisons beaucoup dans les pages de Sancho en ce moment (cf. Alien vs Ninja et (...)
First Squad : Le Moment de vérité First Squad : Le Moment de vérité
aka First Squad : The Moment of Truth -ファーストスクワッド - Пе́рвый отря́д | Japon / Russie | 2009 | Un film (...)
1942. Sur le front de l’Est de la Seconde guerre mondiale, une jeune fille, Nadya, 14 ans, escortée telle une bête de foire, s’amuse à étaler ses dons paranormaux, entre télépathie et prescience, pour un bataillon russe, quand un bombardement met fin à la parenthèse divertissante. Amnésique, recueillie par un ermite, Nadya est conduite auprès du général (...)
A redécouvrir...
Takashi Nishimura
Kaojikara
Blood and Bones
Journal érotique d’une secretaire
Les Intrus
Kinatay
@sanchodoesasia