Ninja 3, la domination

C’est après avoir écris mon dernier article (voir The Hunted, un peu de pub ça fait jamais de mal) que je me suis rendu compte que nos amis les ninjas n’avaient que très rarement été à l’honneur sur Sancho. Etant donné que nous sommes en début d’année et que c’est l’heure des bonnes résolutions, je me propose donc tout au long de l’année qui vient, de redonner une place de choix à nos mystérieux guerriers masqués. C’est donc avec joie que je démarre ce qu’il faut bien appeler un cycle « ninja » avec Ninja 3, la domination, film qui a bercé mon adolescence, puisque j’ai eu l’énorme « privilége » de le voir en salle à sa sortie (et en plus j’avais adoré).

Par un beau matin ensoleilé, un mystérieux ninja (tout de vert vétu !!!) s’attaque sans raison (mais vraiment aucune) à des joueurs de golf. Poursuivi par la police, le ninja fait un véritable massacre parmi les forces de l’ordre avant de finir par succomber sous leurs balles. Toutefois avant de mourir, le ninja a le temps de transferer son esprit dans le corps de Christie une jeune éléctricienne (et accessoirement prof d’aérobic, détail qui a son importance). Par son intermédiaire, l’esprit du ninja diabolique va alors se venger de ceux qui l’ont exécutés...

Ninja 3, la domination part d’une idée simple et originale à laquelle il fallait penser, comme nous l’explique cette phrase tirée de la jaquette « Mélant intelligemment, les arts martiaux et le fantastique, ce film est dans la tradition de l’Exorciste et de Poltergeist ». Avouez, ça fait en vie non...??? Si vous avez répondu oui, c’est que vous êtes dignes de Menahem Golan et Yoran Globus, plus connus pour être les créateur de la célébre firme Cannon (plein de Chuck Norris, mais aussi les American Ninja, tiens tiens...) qui eux n’ont pas hésité une seconde à produire le film et à en confier la réalisation à Sam Firstemberg (réalisateur des American Ninja, tiens tiens...), pour un résultat à l’écran particulièrement mémorable.

Bon autant être franc, le mélange des genres n’est pas si intelligent que ça, on peut même dire que le scénario est absolument débile mais tellement drôle que ce serait bête de faire la fine bouche. Les scènes d’action sont correctement filmées (à quelques faux raccords près) et nous montrent un ninja (habillé en vert je le rappelle, donc qui passe totalement inaperçu) spécialiste du carnage à grande échelle. Peu importe que les flics soient à motos, en voiture, en hélico (et qu’ils possédent des matraques détruisant des pierres tombales), notre ninja liquide tous le monde avec un arsenal impressionnant (sabre, shuriken, flèches, dard, sans oublier l’écran de fumée) et posséde même des pouvoirs magiques (il fait la toupie pour s’enfoncer dans le sol et provoquer un tremblement de terre, balèze !!!). Il faut dire aussi que les flics l’ont bien mérité. Déjà que ce sont des accros aux armes à feu qui tirent sans sommation, ensuite certains sortent du commissariat avec deux prostituées sous les bras avant d’aller s’envoyer en l’air dans le premier jacuzzi du coin, et pour finir l’un d’eux se permet même de dire au copain de l’héroine « Baise la un coup pour moi ». Sympa la police.

Heureusement on sent Sam Firstemberg nettement plus à l’aise avec la partie fantastique. Ca commence très fort avec un sabre maudit dont la lame s’allume comme un lampion, et qui virvolte dans les airs grâce à quelques cables. On continue avec des meubles qui se déplacent, rigolent comme des gremlins et d’où s’échappent de la fumée (Takeuchi ne voit qu’une seule explication : l’héroine vit sur une bouche d’égout) et parfois même des rayons lasers (normal l’héroine possède une borne d’arcade !!!!!), sans oublier enfin le placard qui déclenche des tempêtes de vent dans l’appartement. Vraiment flippant. Mais pourtant sans aucune mesure avec l’horreur de le séquence de l’exorcisme chinois. Avec ses éclairages verts, ses crachats de fumée, son héroine qui tournoie sur elle-même, sa peau blafarde et sa voix d’outre tombe, Sam Firstemberg est sans aucun doute le réalisateur américain qui a le mieux compris l’univers de la ghost comedy made in HK.

De toute façon, dans Ninja 3, l’héroine n’est sous la domination que d’un seul élément : les années 80. Passons rapidement sur la musique ultra datée qui rappelle les pires moments de Rick Astley et Jason Donovan réunis (vous imaginez l’horreur), pour nous arrêter sur la séquence du film qui voit l’héroine affronter les éléménts surnaturels qui se déchaînent dans son appartement, en entamant quelques pas... d’aérobic (je vous avais dit que cette élément avait son importance). Damned aérobic, fléau d’une génération.

Un chef d’œuvre du bis des années 80, recommandé à tous ceux qui ont connu cette époque bénie.

PS : Les photos illustrant cet article proviennent du site "The Ninja Dojo" (http://www.ninjadojo.com).

Torrente Wong | 5.01.2005 | Hors-Asie

Malheureusement Ninja 3, la domination n’existe pas encore en DVD (sniff).

aka Ninja 3 : the Domination | USA | 1984 | Un film de Sam Firstemberg | Avec Sho Kosugi, Lucinda Dickey, Jordan Bennet, David Chung
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