Prière pour un tueur

Shô must go on... enfin presque !

Après le génialement débile Ninja 3, la domination et son crossover dément Ninja versus l’exorciste, poursuivons aujourd’hui notre cycle « ninja » devenu pour l’occassion « ninja au pays de l’Oncle Saù durant les glorieuses eighties » avec le nom moins fameux, terrible, surprenant Prière pour un tueur. Jugez plutôt...

Akira, sa femme et ses deux enfants décident de quitter le Japon pour ouvrir un restaurant aux Etats-Unis. Quelle idée je vous jure !!! Surtout que le magasin qu’ils viennent d’acheter sert de lieu d’échange entre des policiers ripoux et la mafia locale. Justement, l’un de ces ripoux décide de garder un précieux collier destiné à un mafiosi. Mécontent de s’être fait voler, le parrain envoie Limehouse, son homme de main, récupérer son bien. En homme consciencieux qu’il est, Limehouse torture tout d’abord l’ancien propriétaire du magasin, avant de s’en prendre aux enfants puis à la femme d’Akira. Grossière erreur de sa part, car sous son apparence d’honnête père de famille, Akira est en faite un redoutable assassin ninja...

A la vision de ce Prière pour un tueur, il faut se rendre à l’évidence : les producteurs américains sont des génies. Pas facile en effet de transposer un personnage issu de la culture japonaise dans la cinématographie américain, sans que le mangeur de pop corn moyen ne se sente trop dépaysé, et surtout que cela ne paraisse trop ridicule à l’écran. Je rassure tout de suite nos lecteurs, point ici de rencontre avec des cowboys, Mickey ou encore des tortues (avouez elle était facile celle là... ok je sors), mais un astucieux prétexte pour ressasser encore et encore l’un des thèmes en vogue du cinéma américain des années 70/80 : l’auto-défense.

En résulte un scénario d’une rare finesse (c’est-à-dire plus proche du Justicer de New York que d’Un justicier dans la ville premier du nom, pour les connaisseurs) où les principes du film de vigilante sont suivis à la virgule prêt. Pêle-mêle on retrouve donc des méchants vraiment très méchants (on va y revenir), des gentils vraiment trop gentils, une police complètement dépassée, des actes ignomes, et donc logiquement le quart d’heure de vengeance obligatoire.

Autant dire qu’on est loin du film de ninja, voire du film d’arts martiaux traditionnel. Notre ami Shô Kosugi en est presque réduit à faire de la figuration et se fait voler la vedette sans peine par le bad guy du film (par ailleurs scénariste du film, tiens tiens). Véritable attraction principale pendant une grande partie du métrage, le personnage de Limehouse est (osons le dire) l’une des plus belles « ordures » vues sur un écran. Fracassage de crâne, bourre pif suivi d’un coup de portière porté sur un enfant, écrasement d’une femme et de son fils, et fin du fin ouverture de ses propres veines afin d’entrer incognito dans l’hôpital où est gardée l’une de ses victimes, indéniablement le personnage de Limehouse confirme sans mal l’adage d’Hitchcock qui veut que plus un méchant est réussi, meilleur est le film (que serait Resident Evil : Apocalypse sans le Nemesis ??? Un bon film peut être ! Pas taper Akatomy, je rigole).

Et notre ami Shô dans tout ça ??? Et bien il faut pratiquement attendre la dernière demie-heure du métrage pour que Gordon Hessler (attention concours : on lui doit le plus grand téléfilm de l’histoire de la télévision, quel est-il ??? Réponse à la fin de cette article) se rappelle enfin que Shô joue un ninja dans cette histoire. Passée la chanson funky « Back to the shadow » (un must, si quelqu’un possède l’album, je suis preneur, contactez Akatomy merci) la baston peut enfin débutée en douceur, avec intrusion du ninja chez les mafieux et son lot de coups de sabre, shurikens et écran de fumée, on poursuit avec sauts accrobatiques au-dessus des voitures pour finir en apothéose avec un long affrontement brutal et sanglant avec moults coups dans la tronche, déboitage de bras, et couteau retourné dans la chair. Un must que les amateurs d’action apprécieront à sa juste valeur.

Au fait, il s’agissait du mythique Kiss contre les fantômes.

PS : Les photos illustrant cet article proviennent du site "The Ninja Dojo" (http://www.ninjadojo.com).

Torrente Wong | 14.03.2005 | Hors-Asie

Prière pour un tueur n’existe pas en DVD (qui a dit ouf ?).

aka Pray for death | USA | 1985 | Un film de Gordon Hessler | Avec Shô Kosugi, James Booth, Donna Kei Benz, Norman Burton, Kane Kosugi, Shane Kosugi
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