Prisoner Maria the Movie

Bon, on va résumer pour ceux qui n’auraient pas lu l’article sur ce film magnifique qu’est Prisoner Maria 2... Maria a été arrêtée pour le meurtre d’un dealer de drogue qui avait exécuté son mari. Condamnée à perpétuité (et oui, on ne rigole pas avec le meurtre au Japon, c’est une chose trop rare pour la laisser passer !), elle se voit proposer un marché qu’elle n’est pas réellement en mesure de refuser : elle suit un entraînement de folie pour devenir un assassin hors-pair, et elle nettoie le linge trop sale pour le grand public en échange de remises de peines (plutôt légères), et aussi de quelques minutes avec son fils (en fin, avec... comprendre qu’elle a le droit de le voir de loin, histoire de bien remuer le couteau dans la plaie). Bon, on oublie tous le fait que, comme c’est une tueuse de première classe, elle pourrait s’échapper à chaque opération au lieu de retourner en prison, mais Maria est comme ça ; elle n’a pas que le physique généreux...

Je dis ça, moi, ce n’est pas par machisme réducteur ou quoique ce soit s’en rapprochant, c’est juste qu’il faut bien admettre que, dans son passage au cinéma (les deux premiers épisodes étant des films destinés au marché de la vidéo), Maria ne gagne qu’une seule chose : d’être interprétée par la plutôt très jolie Noriko Aota (qui tient même un petit rôle dans Dead or Alive 2, c’est dire si on l’apprécie !). Pour le reste, on perd un peu au change...
L’histoire, en gros, est proche de celle des autres épisodes : le fils d’une figure politique haut-placée tue des jeunes femmes à coups de couteaux plutôt brutaux (bien gores, d’ailleurs : un point pour le film), et donc Maria doit l’éliminer discrètement. Mais la police est, elle aussi, sur le coup... (-suspense-)

En gros, en décuplant la taille de l’écran, on divise par autant le côté exploitation pure de la série : finis les viols incessants, les meurtres par plaisir (ici, le criminel est en fait la victime d’un lavage de cerveau...), les mises à mort extrèmes, le sacrifice de Maria devant les supplices de ses amies... et puis surtout le beau côté Jess Franco/prison de femmes ! Ici, Noriko Aota ne "couche" qu’une seule fois, et c’est presque par amour, le comble ("Vous m’avez déjà sauvé la vie deux fois, cette fois je ne vais pas vous laisser partir avec un simple merci " - quand je vous dis que la demoiselle est généreuse !) !!! Par contre, on n’a pas le droit à plus d’explosions (sauf que cette fois elle est en pré-générique), mais à plus de baston, et à une interprétation un peu (j’ai dit un peu, hein, ne vous emportez pas) plus solide... A voir si on gagne vraiment au change !
A choisir entre un film d’action sympa et un film d’exploitation honteux, moi, c’est tout vu... Maintenant, chacun se regarde dans le miroir qui lui plaît !

Akatomy | 11.07.2001 | Japon

Le film est dispo en zone 1 chez Media Blasters au format non-anamorphique, en doublé et en sous-titré anglais, dans une copie qui ne vaut pas grand chose, pour ne pas dire rien. Ou alors, il faut se diriger vers le DVD japonais, non sous-titré... C’est qu’une collection non dépareillée, avec les DVDs japonais des deux premiers épisodes vidéo, c’est plus joli, quand même... A vous de voir, une fois de plus !

Japon | 1995 | Un film de Shuji Kataoka | Avec Noriko Aota, Koji Shimizu, Tetsuo Kurata
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