Pyaar Diwana Hota Hai

Aah Baaah Baba Ba Baaah !

Allez, je vais vous raconter ma vie passionnante...

Tout a commencé lors de mes vacances à l’Île Maurice avec ma femme (ben, ouais... je ne me refuse rien). Il se faisait tard dans notre immmmmense bungalow avec piscine privative quand nous avons décidé de regarder un peu la télévision locale pour nous détendre. Nous avons zappé allègrement et notre choix s’est arrêté sur la chaîne indienne (51% de la population de l’Île est d’origine indienne). Chouette, un film qui démarre ! Nous nous installons donc confortablement en prévision des 3 heures de métrage habituels à ce genre de divertissement...

Sunder (Govinda) est un artiste peintre qui va tenter sa chance en ville. Ca commence assez mal car il ne décroche qu’un job de peintre de panneaux publicitaire, et les trois amis chez qui il est hébergé se moquent de ses manières de campagnard. C’est alors que Payal (Rani Mukherjee) entre dans sa vie. Par un amusant concours de circonstances, chacun croit que l’autre est muet lors de leur première rencontre. Elle est belle et riche. Il est talentueux et pauvre. Ils vont s’aimer, c’est sûr... D’ailleurs, ils commencent a se fréquenter régulièrement. Mais cette histoire d’amour débute sous le signe du mensonge. Sunder continue à se faire passer pour muet pour pouvoir approcher sa belle malgré leur différence de classe. Quant à Payal, elle cherche la compagnie de Sunder car il est muet et que son prof de danse traditionnelle lui a conseillé d’en étudier les expressions. A force de se voir régulièrement en tête à tête, Payal et Sunder tombent amoureux l’un de l’autre (je m’en doutais...). Mais leur relation se complique car, par peur de perdre l’autre, aucun d’eux n’ose avouer les mensonges qui les ont rapprochés.

Sunder avouera-t-il à Payal qu’il n’est pas muet ? Leur amour naissant y survivra-t-il ?

Autant de questions qui resteront sans réponses puisque, ma femme et moi, nous nous sommes endormis à ce moment-là... C’est-à-dire à la moitié du film.

Jusqu’ici, c’est sans surprise mais plutôt agréable. L’histoire est propice aux rebondissements en tout genre et Govinda danse comme un ouf quand il est amoureux (il faut le voir descendre les escaliers, danser à reculons et se rouler dans l’herbe !). Mention spéciale pour la fantastique chanson dans laquelle Payal essaie d’appendre à parler à Sunder. Elle chante et, lui, il répète en faisant des "Aah Baaah Baba Ba Baaah !" C’est tout simplement mortel !

Et c’est tout ? Et bien non, ce n’est pas tout. Par un heureux hasard, dès le lendemain, je trouvais le DVD du film dans un magasin de Port Louis, la capitale de l’île (un peu de géographie ne fait pas de mal de temps en temps). Puis, nous sommes rentrés de vacances et j’ai oublié ce DVD dans un coin pendant près d’un an.

Et puis, récemment, j’ai eu envie de voir la fin de cette charmante comédie romantique de 148 minutes qui me rappelait mes dernières vacances.

Et puis, et puis, 70 minutes se passent et je me retrouve au moment où je m’étais assoupi.

Et alors ?

Jusqu’ici tout va bien. C’est bien le film sympathique dont je me souvenais. Mais plus le film avance, moins c’est drôle. Plus ça va et plus j’angoisse à l’idée que Sunder et Payal ne puissent pas trouver le bonheur ensemble.

Et comment ça se termine ?

J’y ai cru jusqu’au bout. J’ai fais tout ce que j’ai pu (en général quand je conseille les acteurs qui parlent dans ma télé, ils m’écoutent...). Et bien, rien n’y a fait. Ni l’amour. Ni le temps. Ni mes injonctions... Ça se termine mal... Snif... C’était une fausse comédie ! On m’a trompé sur la marchandise !!

Comme souvent dans les films indiens, il y a plusieurs films en un. Dans ce cas précis, ça commence comme une comédie, ça se prolonge en romance et ça se termine en drame ! Moi qui voulais passer une soirée à me marrer, ça m’a bien calmé.

Alors, au final, que vaut Pyaar Diwana Hota Hai ?

Objectivement : ni la réalisation, ni le jeu des acteurs, ni le scénario, ni les chansons ne sont exceptionnels. C’est un film sympathique, mais sa vision n’est pas indispensable aux cinéphiles les plus exigeants.

Subjectivement : j’ai pris un pied monstrueux à voir ce film (surtout en 2 fois avec 1 an d’écart). Govinda est "chef d’œuvre" et la chanson du muet mérite un oscar !

Tout ça pour vous dire que si ce film est inoubliable pour moi, il y a de grandes chances qu’il ne vous fasse pas grand effet.

PS : Méfiez-vous des films indiens, ils sont souvent prévisibles mais pas toujours. Restez vigilants !

Terry Tsurugi | 4.07.2003 | Inde

DVD | Eros International | 148 min - 1.85 :1 - DD5.1 et 2.0 - NTSC All zone - Hindi - Sous-titre anglais approximatifs - Chapitrage - Accès aux chansons.

Inde | 2002 | Un film de Kirti Kumar | Avec Govinda, Rani Mukherjee, Apoorva Agnihotri, Om Puri, Johnny Lever, Deepak Tijori, Laxmikant Berde, Kishore Bhanushali
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