Redline

In your face.

Dans un futur lointain, les voitures des citoyens lambda volent grâce à des moteurs anti-gravité. Mais les voitures collées au bitume exercent encore leur pouvoir d’attraction : elles sont utilisées dans des compétitions. TJ est l’un de ces accrocs engagés dans ces épreuves. Crâne surmonté d’une énorme banane, il est surnommé le gentil car ses voitures ne sont équipées d’arme comme celles de ses concurrents. TJ est associé à un mécano, Frisbee, qui truque ses courses pour rembourser l’argent emprunté à la mafia. Malgré son échec à la Yellowline, il est qualifié pour la course la plus célèbre, la Redline. Mais les organisateurs ont décidé de la faire sur Robotworld, ce à quoi s’opposent les maîtres des lieux, une caste de guerriers fascisants. Si la course s’annonce dangereuse, TJ a le plaisir de revoir Crab Sonoshee, la ravissante pilote de course aux yeux et cheveux verts.

Mélangeant film de course, histoire de gangsters, d’amour et j’en passe,Redline est un film très fun et généreux. Ce qui constitue à la fois sa force et sa faiblesse. Lors de la dernière partie du film, la course de voiture se transforme pratiquement en guerre interstellaire et fait passer le film au bord de la sortie de route. Le film est ponctué de scènes à l’humour manga, c’est-à-dire ras des pâquerettes. Redline s’élève au-dessus de ce statut. Non pas que le réalisateur ait voulu le dépasser. Il y a des compensations pour la gente masculine comme les quelques scènes un peu sexy avec les femmes participant à la course.

Cette course où tous les coups sont permis, à laquelle participent des coureurs plus farfelus les uns que les autres, rappellera Les Fous du volant aux plus anciens. Mais la ressemblance s’arrête-là, l’animation selon Hannah-Barbara faisant figure de préhistoire.

Si avec Speed Racer, les frères Wachovski s’étaient affranchis des lois de la pesanteur cinématographique à l’œuvre dans un film "traditionnel" grâce aux avancées dans les effets spéciaux, l’animation possède encore un tour d’avance : la possibilité de faire ce qu’elle veut avec les personnages. Dans Redline, Takeshi Koike déforme exagérément personnages et bolides pour communiquer au spectateur l’impact physique de l’accélération. La première accélération de JP à l’aide du nitrogène est à cet égard impressionnante.

Les dix premières minutes du film, pendant lesquelles la première course se déroule, valent à elles seules la vision de Redline. Sur un fond de musique techno tonitruante, le réalisateur se permet toutes les audaces. Entre les déformations, les couleurs clinquantes, les angles de vue improbables, la course pète de dynamisme. Redline touche même plusieurs fois à la perfection pendant une poignée de secondes. Moments de plénitude où le spectateur est littéralement transporté par les images.

Projeté à l’occasion de L’étrange festival 2011 dans la grande salle du Forum des images (Paris), le public - qui n’était cependant là par hasard - n’a pas caché son plaisir à l’issue de la projection.

Redline a été projeté à l’occasion de la 17ème édition de L’Etrange festival (2011). Il sera disponible en France en DVD et Blu-ray à partir du 19 octobre chez Kaze.

Japon | 2010 | Un film de Takeshi Koike | Avec les voix de Takuya Kimura, Yû Aoi, Tadanobu Asano, Akemi, Kanji Tsuda, Kenta Miyake, Kenyû Horiuchi, Kôji Ishii, Takeshi Aono, Tatsuya Gashûin, Unshô Ishizuka, Yoshinori Okada, Yoshiyuki Morishita, Yûichi Nagashima
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