Ring 0 : Birthday

Ring 0 : Birthday... Conclusion prologue d’une trilogie cinématographique, ou comment taire le cauchemar nippon dans une subtile boucle narrative.

Alors que les deux premiers opus s’inscrivaient dans un registre de terreur, Ring 0 : Birthday se place davantage dans une logique de narration dont le but est d’amener le spectateur à connaître le pourquoi du comment de la vengeance de Sadako ; il nous ouvre ainsi les dernières pages de son journal intimement mental, enfermé dans son crâne, enfermé dans son puits, et n’oublie pas de nous faire frissonner au passage, franchise oblige.

Pour les retardataires du site, voici un dernier point sur la saga de Ring : quatre romans, quatre films, mais une correspondance légèrement tordue... Ring, best-seller écrit par Koji Suzuki (fraîchement traduit en français chez Pocket d’ailleurs...), adapté au cinéma sous le nom de Ring par Hideo Nakata en 1998. Rasen, deuxième roman de la série (re-fraîchement traduit...), également écrit par Koji Suzuki et adapté au cinéma par Jouji Iida à la même date que Ring. Ring 2, écrit par le scénariste Hiroshi Takahashi et réalisé par Hideo Nakata en 1999, suite à l’insatisfaction du film tiré de Rasen. Loop, troisième roman de la série, toujours du même auteur, reste inadapté au cinéma. Enfin Birthday, recueil de nouvelles de Koji Suzuki, renferme en ses pages Lemonheart, dont est tiré Ring 0 : Birthday, réalisé en 2000 par Norio Tsuruta, et qui est un prologue de Ring.

Là où Ring 2 nous laissait perplexe dans les longs méandres chevelus de son scénario, Ring 0 : Birthday prend le temps de développer les troubles psychologiques qui hantent Sadako, alors jeune étudiante discrète, membre d’une troupe de théâtre à Tokyo. L’histoire se base une fois de plus sur une enquête, celle de la journaliste Miyaji Akiko, qui tente de retrouver la fille de la médium Shizuko Yamamura : Sadako Yamamura. Ses investigations la mèneront à Tokyo où des meurtres inexpliqués se produisent dans l’entourage de Sadako. Et lors d’une représentation, en passant une bande magnétique enregistrée pendant la fameuse séance de télépathie de Shizuko, elle réveillera les sombres perturbations jumelles de Sadako...

La peur de Ring était basée sur le crescendo et celle de Ring 2 sur l’expectative de croiser Sadako au détour d’un plan ; dans Ring 0 : Birthday, elle n’est pas le sujet du film, mais en reste le complément. Une petite porte, des craquements osseux, une silhouette dans un grenier sont autant d’éléments qui continueront à alimenter vos cauchemars ; scène finale garantie pour les amateurs.

Il n’était pas évident de reprendre le flambeau après le tandem exceptionnel Nakata/Kawaï, mais Norio Tsuruta s’en est très bien sorti en se détachant du ton choisi par ses prédécesseurs. Là où le film perd en efficacité de frissons, il gagne en qualité cinématographique, et certaines séquences sont magnifiques : la transition vers le générique de début à travers l’œil de Sadako, pièce essentielle des précédents films, constitue une introduction réussie. La scène finale où Sadako se rapproche de la maison à son allure calme est particulièrement fluide alors que ses déplacements se font essentiellement par apparitions, et le dernier plan, en plongée, où le puits se referme sur ses cris, laisse une ultime empreinte sur nos neurones contaminés.

J-Me | 25.06.2002 | Japon

Disponible, entre autres, en DVD zone 2 UK chez Tartan (seule version sous-titrée)...

aka Ringu 0 : Baasudei | Japon | 2000 | Un film de Norio Tsuruta | Avec Yukie Nakama, Kumiko Aso, Daisuke Ban, Chinami Furuya, Masami Hashimoto, Kazue Kadokae, Masako, Ryûji Mizukami, Kaoru Okunuki, Gô Shimada
Solo, Solitude
Désir meurtrier
Mon deuxième frère
The Tenants Downstairs
Headshot
Désirs volés
I Wish I Knew
Love Exposure
Gonin Saga
Guerre des Gangs à Okinawa
Dilwale Dulhania Le Jayenge
Kureyon Shinchan - Hendârando no Daibôken
Mad Detective
Maison Ikkoku
Les 7 samouraïs
Taiga no Itteki
TV Show – La Mort en direct
Running Out of Time
I don’t want to sleep alone
Pistol Opera
Coed Fever
The Final Storm
Dark Forest
Family Ties
Les Disciples de Shaolin
The Rapeman
L’armée oubliée de l’empereur
Daimajin
Girara
Real