Robotrix

Quoi de tel qu’un revisionnage d’un classique du CAT III pour bien commencer un week-end ?
Dans le genre, Robotrix symbolise à la perfection ce que les fans de films décalés aimaient tant dans le cinéma hong-kongais du début des années 90 ; et pour cause, Robotrix se présentant comme un gloubi-boulga magistral mélant Robocop, Terminator et les films de "femme fatale / chicks with guns" à la HK - le tout saupoudré d’une large dose de violence et de sexe. Le peuple oserait-il en demander plus pour être heureux ?

Au début du film, le fils d’un Sheik arabe en visite à Hong-Kong se fait kidnapper alors qu’il est censé être sous la protection de Selina (Ayoyama Chikako) - cette dernière se prenant une balle en pleine poitrine dans l’exercice de ses fonctions, à laquelle elle ne survivra malheureusement pas.
Sans transition, on enchaîne sur une soirée privée au cours de laquelle nous avons droit à une démonstration des avancées internationales de la robotique. Ce sont tout d’abord deux robots, américain et allemand, qui s’affrontent sous les yeux ravis des acheteurs potentiels. Mais l’un d’eux devient berserk... Intervient alors un robot aux formes très féminines qui vient très facilement à bout de la machine américaine.

Le héros cybernétique de la soirée à été programmé par le Docteur Sara (Hui Hiu-Tan) et son assistante Ann (Amy Yip). Les deux femmes héritent logiquement d’un contrat avec le Sheik pour réaliser sa "Légion de robots". Malheureusement, l’enthousiasme du bon monsieur est rabaissé par la nouvelle du kidnapping de son fils... Le malfaiteur se nomme Yamamoto, un scientifique japonais éconduit par le Sheik dans son projet de légion. Yamamoto semble bien décider à faire changer d’avis le milliardaire...
Pour ce faire, il transmet ses pensées dans le corps d’un robot surpuissant, capable de venir à bour de l’humanité (soit-disant !). Sara n’a alors d’autre solution que de ramener Selina à la vie pour faire face au nouveau Yamamoto, les robots doués de pensées humaines étant de très loin les plus puissants - même s’ils sont aussi très difficiles à contrôler. Selina sera assistée dans sa poursuite du monstre - désormais transformé en assassin de prostituées - par Ann, elle-même un robot...

Entre Roboforce (I Love Maria) et Robotrix, mon coeur hésite... Roboforce est super cheap, mais il a aussi beaucoup plus de prétentions que le film de Jamie Luk - ce qui le rend par ailleurs très attachant. Ici par contre, les prétentions sont réduites au strict minimum - à savoir divertir de façon racoleuse... du CAT III, quoi !

Premier atout de Robotrix pour remplir cet objectif aussi simpliste que louable, ses deux actrices principales...
Plus besoin de présenter Amy Yip (Erotic Ghost Story, Sex and Zen), véritable supervixen du cinéma HK bis. Face à elle, la japonaise Aoyama Chikako, que l’on a pu voir dans des films aussi variés que la série des Rapeman, La Brassiere, ou même Tabou ! Toutes deux se dévoilent allégrement pour se livrer un concours de "Busty Queen" en règle... La palme revient tout de même à Amy qui, si elle est plus pudique (à la Chingmy Yau, ne donnant jamais au spectateur ce qu’il veut), remporte le prix de l’excuse la plus originale pour introduire une scène de sexe dans un film d’action : afin de traquer notre criminel, Ann décide de se faire passer pour une prostituée - ce qui lui permet par ailleurs de découvrir toutes les joies du plaisir sexuel !

Du combat de robots qui ouvre le film (même Albert Pyun n’aurait pas voulu de cyborgs aussi cheapos !) aux séquences pompées dans Terminator, en passant par toutes les violences féminines gratuites traditionnelles au CAT III (viols, jets du haut d’un immeuble...), Robotrix accumule un joyeu n’importe quoi, fait de petits tout - et surtout de grands rien ! Notre méchant est même capable d’arracher des têtes avec une valise en osier !!!
Un authentique classique camp, comme on n’en voit malheureusement plus beaucoup... Alors s’il te plaît Amy, reprend du service !!!

Akatomy | 25.08.2002 | Hong Kong, Category III

Le DVD HK Megastar de Robotrix est malheureusement épuisé...

Hong Kong | 1991 | Un film de Jamie Luk Kim Ming | Avec Amy Yip Chi-Mei, David Ng Dai-Wai, Aoyama Chikako, Hui Hiu-Tan, Billy Chow Bei-Lei, Ken Goodman
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