Rose Rose I Love You

Kar-Fai se travestie, Kenny imite Jet Li ; au cinéma de Jacky moi je dis oui !...

Micky, un dangereux cambrioleur de renom, un tantinet psychopathe, s’échappe de prison, où il avait été incarcéré pour le vol de l’étoile Malaysienne, une pierre d’une valeur inestimable... le hic, c’est qu’il ne l’a pas ! Il soupçonne la Rose Noire de lui avoir volée. Il décide alors de renouer contact avec Pearl, sa maîtresse... L’inspecteur Lui-Kei est assigné à l’affaire avec son compère-ennemi de toujours, Sing-Boh. Nos deux "supers flics" décident de se la jouer undercover afin de mettre le grappin sur Micky. Ils s’installent - pas sans mal - respectivement chez Pearl et dans l’appartement voisin...

Aahhhh !!!... dans notre série "remontons dans le temps du cinéma HK", plus connue sous le nom de "les films que nous avons vu avant Sancho" (av. Sancho), voici Rose Rose I Love You, une comédie policière non sensique datant de 93...

Entering -8 before Sancho...

Quelle bonheur en effet de se replonger dans des films qui nous ont fait aimer tout un cinéma, sans parler de ses stars et leurs facéties imprimées pour l’éternité (ah... oui... peut-être pas à Hong Kong ! hum !) sur pellicules... Pseudo suite de 92 Legendary La Rose Noire (Chan Sin-Ji /1992), nous nous trouvons ici en présence d’un film assez étrange. En fait, plus qu’étrange, je devrais dire joyeusement bordélique et sans queue ni tête... mais dites moi, c’est plutôt alléchant non ?!

Bon alors par où commencer ?... le casting ? trop facile ! De Leung Kar-Fai (Gunmen, Ashes of Time, Jiang Hu - The Triad Zone) à Simon Yam (Dr. Lamb, Full Contact, Fulltime Killer) en passant par Veronica Yip (Dong Cheng Xi Jiu, 1941 Hong Kong on Fire), Lau Kar-Ling (Days of Being Wild, Forbidden City Cop) ou le génial Kenny Bee (Shang Hai Blues, The Chinese Feast), il y aurait tellement à dire que... non, non, vraiment, je ne vois pas l’intérêt de vous en parler... et puis est-ce que ça vaut réellement le coup de vous raconter que Kar-Fai y est plus cartoonesque que jamais, qu’il se travestie en femme comme personne, et qu’il redonne ses lettres de noblesse au sur-jeu ?!.. .non... mais alors quoi ?!... Hmmmmm... laissez moi réfléchir deux secondes...

Entrons directement (ah bah tiens il serait temps !) dans le vif du sujet ! Rose Rose I Love You s’est à peu près fait descendre par toute la presse spécialisée, et ce à travers le monde... du boulot pour Sancho me direz vous ? Soit ! Figurez vous que ce soir je me rends compte d’une chose ; il est plus simple de casser un film, que de le critiquer positivement... cela doit être pour ça alors !... bah oui, parce qu’au premier abord, ce type de produit est plus ou moins indéfendable (oh j’aimerai lire une critique des Cahiers "Visitor Q" du Cinéma, ou même de Première - ou de n’importe quel autre magazine français d’ailleurs -, sur Rose Rose I Love You !) pour tout bon cinéphile... C’est sûr, à côté d’un Victor Sjöström ou, au hasard, de Der Müde Tod (Les Trois Lumières /1921 - il faut le voir celui-ci !) de Fritz Lang, le film de Jacky Pang peut paraître quelque peu... comment dire ?... faiblard... Et oui, mais il faut de tout pour faire un monde ! Sans ça, pas d’Arnold et Willy ! Non seulement ça, mais tous les jours seraient comme dimanche, silencieux et gris, comme le dit Morrissey...

...bref, ce pseudo-article d’une pseudo-suite d’un pseudo-film, va se transformer en un brûlot dévastateur, critiquant l’étroitesse d’esprit d’une élite composée de critiques et d’un public uni-visionneur ! Revendiquons le droit d’aimer n’importe quoi ! Youpi !!!!... bon j’ai plus envie que ça se transforme en un "brûlot dévastateur, critiquant l’étroitesse d’esprit d’une élite composée de critiques et d’un public uni-visionneur"...j’ai la flemme en fait ! et puis franchement, on s’en fiche non ?!...

Que puis-je vous dire ? Vous êtes sur Sancho, le site qui prône le bonheur sous toutes ses formes, mais avant tout cinématographique... alors allez vous étonner après, qu’un film comme Rose Rose I Love You nous plaise !

Pour conclure, je dirais que si vous mangez à tous les repas la même chose depuis votre naissance, ce film n’est pas fait pour vous, quant aux autres... c’est l’ bonheur assuré !!!

Kuro | 22.01.2003 | Hong Kong

VCD | Universe | Au format [1:85], avec deux pistes mono (V.O. cantonaise, ou Version doublée en mandarin), comporte des sous-titres chinois et anglais incrustés sur la pellicule.

Laserdisc (épuisé) | Universe | NTSC | Même spécificités techniques que le VCD.

aka Mooi Gwai Mooi Gwai Ngo Oi Lei | Hong-Kong | 1993 | Un film de Jacky Pang Yi-Wah | Avec Tony Leung Kar-Fai, Veronica Yip Yuk-Hing, Kenny Bee (Chung Jan-To), Carina Lau Kar-Ling, Simon Yam Tat-Wah, Charine Chan Kar-Ling, Bowie Lam Bo-Yi, Guk Fung, Lo Hung
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