Saint Seiya Tenkai-hen Joso Overture

« Dakishimeta kokoro no kosumo... » Pegasus Fantasy.

Le Sanctuaire d’Athéna, les 12 maisons du Zodiaque, tout n’est qu’amas de ruines. Seiya, Ikki, Shun, Hyoga et Shiryu sont parvenus, au prix de mille dangers à faire éclater leur cosmos respectifs pour défaire les chevaliers noirs et leur maître, le ténébreux et divin Hadès.

En effet, une fois de plus la réincarnation de la Déesse Athéna sur Terre, la princesse Saori Kido, a trouvé le moyen de jumeler le kidnapping et une énième menace de mort, tout ceci étant largement prémédité par le Dieu des Enfers. Et une nouvelle fois, une fois encore Seiya a atteint le 6ème sens -état d’invincibilité chez les chevaliers de bronze et principal facteur de défaite chez leurs adversaires- et sauvé la situation. Mais voilà, lors de l’affrontement final dans le palais d’Hadès, la plupart des chevaliers d’Athéna ont un peu trop flirté avec la mort, pour protéger la Déesse de la Terre. Ainsi la caste la plus basse des défenseurs de la planète, les chevaliers de bronze, sont réduits à l’état de légumes. Seiya, pour ne nommer que lui, a perdu ses cinq sens et reste prostré dans un mutisme végétatif.

Un lac paisible, à la tombée du jour. Seiya est dans un fauteuil roulant et semble perdu dans les limbes de la souffrance silencieuse. Pour une fois c’est Saori qui veille sur lui, comme une mère veillerait sur son enfant malade... posément, elle lui couvre les jambes d’une couverture... elle le regarde d’une compassion magnifique. Tout à coup, des éclairs lumineux frappent le malheureux chevalier handicapé. Le pauvre Seiya ne doit ce qu’il lui reste de vie qu’à l’intervention étincelante de la bienfaitrice de la Terre.

C’est alors que deux chevaliers à l’armure aveuglante font leur apparition. Ils se nomment Icarus et Odysseus et sont la garde personnelle de la Déesse Artémis, qui à son tour fait son entrée en compagnie d’une lumière lunaire aussi apaisante qu’agressive. Sans hésitation aucune, Artémis proclame l’exécution immédiate de Seiya, pour avoir défier les Dieux et offensé ces mêmes divinités en se prenant pour leur égal, puisqu’il les a affrontées (Poséidon, Abel, Hadès) et surtout défaits, ce qui reste une blessure dans l’orgueil divin. Bref, l’infidèle doit périr car les habitants de l’Olympe ne sauraient tolérer un tel affront, et cette volonté d’égaler les Dieux ne peut rester impunie et doit être tranchée à la racine.

Mais le dessein d’Artémis est beaucoup plus grand. Sous ses faux airs de revancharde, la Déesse de la Lune a lancé cette croisade meurtrière, dans le but de châtier aussi bien les chevaliers d’Athéna fautifs, que l’humanité toute entière, ce qui constitue son intention ultime. Très vite, le sang divin d’Athéna ne fait qu’un tour et la Princesse Saori s’oppose à nouveau à la volonté de ses pairs : l’humanité ne peut disparaître car elle participe à l’équilibre du monde... il ne peut en être autrement.

Aussi, Athéna passe un compromis : elle abandonne ses droits sur la Terre si Artémis rend leurs vies à ses chevaliers et leur permet ainsi de connaître l’existence de simples mortels. Artémis accepte et prend le sceptre d’Athéna. Cette dernière se rend au sanctuaire pour plaider la cause des hommes auprès des Dieux éternels, quitte à répondre seule des actes offensants de ses chevaliers. Artémis et Athéna, escortées des deux chevaliers, disparaissent, laissant seul Seiya sur le point d’émerger de son coma éthylique.

« Je vis pour toi, si je dois mourir pour toi, je l’accepterai » Seiya

Dès son réveil, Seiya ne ressent plus l’énergie bienfaisante et douce d’Athéna, celle-là même qui convainquit Siegfried, chevalier d’Asgaard, que la cause des protecteurs d’Athéna était la bonne et la seule juste. Ainsi c’est clopin-clopant que le jeune homme se dirige vers le sanctuaire en Grèce. Mais après la dernière bataille contre les envoyés d’Hadès, ce sanctuaire antique tombe en désuétude et n’est plus que la proie des eaux. C’est alors qu’atteignant péniblement le sommet du sanctuaire, Seiya tombe sur Shaina, qui aidée des chevaliers de la Licorne et de l’Hydre, le somme de déguerpir au plus vite. Mais le Grand Tribunal est sur le point de rendre son verdict...

...le jugement des Dieux est sans appel : pour avoir osé affronter les divinités de l’Antiquité, les hommes doivent périr pour qu’un ordre nouveau soit instauré. Un ordre divin dont les seules entités tolérées seront les Dieux, seuls aptes à mériter la vie. Athéna ne peut se résigner, et une fois de plus, elle est prête à se sacrifier en donnant chacune des gouttes de son sang pour permettre un mince et infime sursis à l’Homme.

De son côté, Seiya se voit contraint par la force de quitter le sanctuaire qui est désormais aux mains d’Artémis. Les Chevaliers de Bronze d’Athéna n’ont plus lieu d’être, ils doivent partir ou mourir... ce qu’il adviendra de toute manière...

« Les Dieux sont les vrais serviteurs des humains ; ils doivent les servir pour qu’ils soient à leur tour servis » Seiya

Légers rappels antiques : [1]

Apollon (Phoebus) et Artémis sont les enfants illégitimes de Létho et de Zeus. Poursuivi par les sortilèges de la jalouse Héra (femme de Zeus), Létho ne dut son salut qu’à l’intervention de Poséidon, et c’est sur une île créée par ce dernier, qu’elle se réfugie pour donner vie aux superbes jumeaux Apollon et Artémis. Finalement reconnus par les divinités de l’Olympe comme fils et fille de leur Dieu suprême, Apollon devint le Dieu du Soleil et sa sœur Déesse de la Lune.

Pour avoir supprimé les assassins de son fils Esculape, Apollon se vit chasser de l’Olympe et devint sur Terre un berger. Ici bas, Apollon apprit à ses collègues mortels les secrets d’une vie calme et synonyme de douceur. Joueur talentueux de flûte, et inventeur du luth, la joie qu’il communique à ses congénères terriens est sans pareil. A l’origine de la couronne de lauriers qui saluera la gloire éternelle et la victoire chez les romains, Apollon fut rappelé en Olympe par son père, il reçut les honneurs du Mont entier lorsqu’il présenta ses Muses. Noble et gracieux Apollon n’hésitera jamais à frapper de son courroux ceux qui l’ont offensé.

Artémis (Diane ou Phoebé) ne tarde pas à faire preuve de sa soif d’indépendance et bien vite étend sa divinité aux rivières, lacs et montagnes... puis à la Lune. En sa qualité de sœur jumelle, elle reste très attachée à Apollon et accepte bien souvent de divertir les Dieux aux côtés de ses Muses. Pourtant impitoyable, Artémis a su reconnaître en la personne d’Endymion, un mortel condamné à dormir pendant 30 ans, son égal, et voulut en devenir l’épouse... mais les lois célestes durent en décider autrement, et la triste Artémis s’en retourna à ses parties de chasse et à sa magnifique occupation de Déesse de la Lune.

Athéna est une enfant illégitime de Zeus et de Métis. Sa nymphe de mère plaisait énormément au Dieu des Dieux, et la légende raconte qu’il l’avala pour la garder à jamais en lui. Mais voilà, pris de violents maux de têtes, Zeus chargea Héphaïstos (Dieu du Feu et forgeron émérite) de le frapper au sommet du crâne pour le soulager... et de cette plaie béante naquit Athéna.

La jeune déesse subit les bienfaits génétiques de ses divins ancêtres. Elle représente la somme de la force, de la sagesse, de la prudence, de dispense de la justice. Douée de ses doigts, on lui doit la protection des arts, l’invention de l’écriture et de la peinture. Capricieuse et orgueilleuse comme il se doit, elle fit d’Arachnée, couturière de talent et donc rivale d’Athéna, la victime malheureuse d’un esprit revanchard déplacé, puisqu’elle la transforma en araignée pour avoir réalisé un ouvrage plus magnifique que le sien.

Loin d’être la dernière à chercher la guerre, les querelles qu’elle entretient avec son oncle Poséidon devinrent légendaires. Elle fut choisit à sa place pour baptiser la ville d’Athènes et changea Méduse, alors moitié de Poséidon, en démon au regard pétrifiant pour s’être adonnée à la fornication en son temple.

Athéna renferme en elle ,comme pour la plupart de ses pairs, une dualité. Ainsi Athéna (ou Minerve) est aussi la déesse de la Guerre, sa divine personne est le plus souvent représentée en compagnie d’objets tels qu’un casque, un bouclier et une lance.

« Comment ai-je pu te demander autant de sacrifices ? » Athéna
« Tu n'as pas besoin de me le demander » Seiya

Comme vous le voyez, le caractère de Dieu est souvent complexe, dual, voire fourbe - le Dieu des infidélités, Zeus en reste le preuve immortelle. Il est clair que de par leur éternité les Dieux se devaient d’être calmes et réfléchis, et sans pitié avec les offenseurs qui blasphémaient ou se vantaient d’une quelconque égalité. Les destins tragiques des mortels n’ayant pas écouté la volonté divine en sont les preuves « tangibles » : Orphée et Eurydice, Sisyphe, Œdipe, Prométhée...

En se rapportant aux témoignages légendaires qui ont traversé les âges, Athéna en ressort plus belliqueuse que sa demi-sœur Artémis et bien moins compassionnelle que son demi-frère Apollon. Ce qui peut paraître paradoxal c’est que, toujours selon ces mêmes histoires, Athéna possède une expérience assez minimaliste de la vie sur Terre, puisqu’elle ne passa guère de temps en compagnie de l’humanité, en comparaison de ses illustres parents. Par contre en ce qui concerne le Dieu du Jour et la Déesse de la Nuit, riches des années d’exils pour Apollon et de préservation de la Nature pour Artémis, c’est une toute autre histoire, puisqu’ils ont une véritable relation avec les hommes, et leur fonction au sein de l’Olympe leur confère un statut méritoire plus que tout autre Dieu. Aussi Athéna en défenseuse de l’humanité a toujours été un choix des plus bizarres de la part de Masami Kurumada... ou peut être était-ce le plus judicieux des choix ? Après tout l’Histoire Mondiale est jonchée de guerres en tout genre, et le cœur de toutes les aventures des Bronzes Saints n’est-il lui aussi sclérosé par des combats incessants et justifiés ?

Alors vous me direz, si les Dieux sont si cruels pourquoi les humains les ont-ils sollicités et priés depuis des millénaires ? Quelles sont donc les relations précises entre les divinités du Mont Olympe et les mortels ? En fait je crois que Seiya a la/les réponses, mais je lui donnerais la parole un peu plus tard.

Ultime aboutissement des aventures des 5 Chevaliers de Bronze les plus célèbres de la planète animation, ce Tenkai-hen restera dans les mémoires comme une tentative d’insufflation d’une nouvelle vie, un nouvel élan dans la longue carrière belliqueuse des protecteurs de la planète bleue. Cinquième film des aventures de Seiya et de ses amis adolescents en mal de but dans leur vie respective, Tenkai-hen est en réalité le prologue du dernier combat que devront livrer les Bronze Saints : la Guerre de l’Olympe. Sorte de grosse introduction d’1h30, Tenkai-hen tente de satisfaire aussi bien les détracteurs de Saint Seiya que les fans qui réclamaient l’adaptation de la dernière partie du manga (Hadès) et un nouveau long-métrage réalisé avec les progrès techniques que l’animation connaît de nos jours. Quelques épisodes d’Hadès plus tard, quelle ne fut pas la stupeur des fans d’apprendre que la suite de la série est mise en suspens, car les responsables de cette même série s’attellent maintenant à la confection d’une œuvre quasi opératique spécialement conçue pour le grand écran : nouveaux personnages, nouveaux décors hallucinants, nouvelles partitions et et et peut-être nouvelles situations.

Certes les « codes » de Saint Seiya sont respectés. Shun ne doit son salut qu’à l’intervention de son frère Ikki, les chevaliers qui doivent irrémédiablement mordre la poussière pour parvenir à vaincre finalement leurs adversaires, Seiya qui reste seul debout pour le combat final. Mais ce qui reste sans précédent dans l’histoire de Saint Seiya en ce qui concerne ce Tenkai-hen, c’est tout simplement sa mise en scène.

Nous sommes à des années lumières des combats titanesques interminables et qui se déroulaient, la plupart du temps, en parallèle. Ici les affrontements restent minimalistes et même inachevés, en ce qui concerne Andromède et Phoenix ; peu ou pas montré pour ce qui est de Hyoga et Shiryu ; et pitoyable pour Seiya puisqu’il est incapable de se défendre. Aussi au lieu d’être les témoins de sempiternelles rixes se déroulant par étapes rigoureusement identiques pour tous les chevaliers- on se jauge, on est terrassé, on se révèle au 6ème sens, on bat son adversaire censé être imbattable - on se retrouve face à un formidable contre-pied, puisqu’au lieu de se battre comme des chiffonniers, les chevaliers se parlent, comme si l’incompréhension des actes de chacun annihilait toute forme de violence, un peu à la manière d’un Duel to the Death. Le japonais et le chinois souhaitent avoir une autre raison que la différence d’origine ou de cultures pour se battre. En fait, tant que leurs écoles respectives les pousseront au combat, les deux guerriers ne lèveront pas le moindre doigt. Ils s’affronteront car c’est dans leur nature belliqueuse et dans un esprit de compétition poussé à l’extrême, comme peut en témoigner la brutalité du combat final dans le chef d’œuvre de Ching Siu Tung.

D’autre part il est certain que les braves défenseurs des femmes et des enfants ne sont aucunement, physiquement et même psychiquement, en état de se battre. Il tiennent à peine sur leurs jambes, y compris le plus âgé et le plus puissant de tous les chevaliers que la Terre ait jamais connu, le bien nommé : Ikki.

De plus, chacun des Bronze Saint se rend au Sanctuaire sans savoir la raison de la disparition d’Athéna, sans connaître leur ennemi, sans même savoir s’ils en ont un. Ils se rendent au Sanctuaire, lieu de tant de souffrances passées, comme les zombies de Romero revenaient au Centre Commercial par habitude, par instinct. Mais alors pourquoi le Sanctuaire ? Est-ce parce que c’est à cet endroit exact que tout a commencé (Ayor s’enfuyant avec le bébé Athéna) ? Est-ce car ce lieu représente l’accès direct à l’Olympe, royaume des Dieux ? Ou est-ce, tout simplement, car tout ce qui a débuté à un endroit précis doit s’achever dans ce même endroit ?

Tenkai-hen c’est aussi la fin de 15 ans de silence cinématographique, qui met le doigt sur un penchant quasi inné chez l’Homme : le besoin d’idolâtrer. En effet de tous temps et sur tous les continents, les hommes se sont sentis obligés de se réduire d’eux-mêmes en « esclavage », ou en orgie divinatoires. Ainsi, les Romains adoraient une foultitude de Dieux ; la quasi totalité des Dieux antiques à vrai dire. Les illustres hommes d’état tel que Jules César avaient choisi, le plus normalement du monde, d’ajouter une lointaine parenté divine dans leur arbre généalogique. L’Empereur de Rome devenait ainsi le descendant de Vénus (Aphrodite). De même les Egyptiens choisissaient leurs propres aïeuls. Cléopâtre, pour ne citer qu’elle avait pour ascendance Isis... pardon Cléopâtre était Isis... est Isis. D’ailleurs en Haute et Basse Egypte, les Dieux étaient classés selon leur importance et le nombre de fidèles et ce n’est qu’à l’avènement du Pharaon Amon Râ, que l’Egypte devint quasi monothéiste. Bref plus largement, tous les peuples ont eu ce besoin, et qu’ils soient antiques, barbares ou semi-civilisés, tous ces peuples ont consciemment été les esclaves de leurs croyances. Mais la Vérité est tout autre.

« Trouvez-moi le Messie... Si c’est un homme, amenez le moi enchaîné, Si c’est un mythe, amenez le moi dans une bouteille » Sethi, Grand Pharaon et père adoptif de Moïse

La servitude divine selon Seiya, est radicalement opposée à toutes les certitudes, tous les courants de pensée qui ont fait autorité depuis des siècles. Il est établi que le destin de l’homme est immanquablement lié à celui des Dieux. De ce fait, pendant longtemps les Dieux ont cru tenir la crédulité des hommes dans le creux de leurs mains. Ils avaient persuadé les mortels de les adorer, de les honorer par des sacrifices (une pensée pour le fils d’Abraham) et ces derniers obtempéraient, guidés par l’allégeance et la peur d’être foudroyé par Zeus ou d’être victimes de la cruauté d’autres Dieux...

En fait il y a plusieurs ramifications à tout cela. Prenons la Chrétienté, puisque c’est l’une des plus ferventes religions présente sur les 5 continents. Les paraboles et les récits des 12 apôtres furent réunis en un volume, et d’après ces textes des hommes ont extrapolé telles ou telles paroles du Christ pour fonder de fantastiques et universelles bases d’une religion, qualifiée d’énième secte par les incrédules. Alors finalement, dans les textes écrits par la main de l’homme, on apprend que Dieu a crée l’homme (passons sur le fait qu’il le créa à son image), mais l’homme créa bien vite le mythe et tout s’enchaîna à une vitesse furieuse, jusqu’au point où aujourd’hui toute controverse est violemment réprimandée (certes de moins en moins mais cela persiste de nos jours). Mais ce qui dérange le plus c’est l’affreux paradoxe qui en découle, tout en y résultant.

En définitive, qui a besoin de qui dans cet imbroglio ? Est-ce les Dieux qui ont besoin des hommes pour exister de par l’idolâtrie dont ils sont à la fois responsables et destinataires ? Ou bien est-ce l’homme, recherchant la protection divine et/ou l’appartenance à une secte religieuse pour ne pas penser à soi en tant qu’individu, qui a fabriqué en son âme une coquille vide qu’il remplit de ses croyances profondes, parfois incontrôlables ? Et dans tout cela qui manipule l’autre, qui se sert de l’autre, qui asservit l’autre, l’Homme, le Dieu, le Mortel, l’Entité éternelle ?

Seiya préfère voir sa destinée comme un échange avec les Dieux, plutôt qu’un affront ou pire, une offense. Seiya ne pense pas devoir servir les Dieux... il croit sincèrement que les Dieux doivent servir les hommes, ce doit être un échange et non pas une allégeance... Car l’homme se doit d’être juste et bon en toutes occasions, et si les Dieux ont crées les Hommes à leurs images, ils doivent être eux aussi justes et bon, malgré leur toute puissance. Car il vaudra toujours mieux la paix que la guerre... et cette Ouverture de Saint Seiya en est l’illustration parfaite. Alors Monsieur Kurumada faites pas la tête trop longtemps, c’est quand même pas mal ce dernier petit film, et sans doute bien plus intéressant qu’Iris et Lucifer réunis.

Allez, pour le plaisir deux chtites chansons rien que pour vous.... les paroles sont écrites dans notre alphabet et en romaji. Le tout était interprété par un jeune groupe totalement hype et masculin, les bien nommés Make up.

Pegasus Fantasy

Dakishimeta kokoro no kosumo
Atsuku moyase kiseki wo okose
Kizutsuita mama ja inai to
Chikaiatta haruka na ginga

Pegasus Fantasy
sou sa yume dake wa
Dare mo ubaenai kokoro no tsubasa da kara

Saint Seiya shounen wa minna
Saint Seiya ashita no yousha
Saint Seiya Pegasus no youni
Saint Seiya ima koso habatake

Dokomademo kagayaku sora ni
Omae dake no seiza wo mezase
Sono hi made makerarenai sa
Inochi kakete idonda batoru

Pegasus Fantasy
sou sa yume dake wa
Dare mo ubaenai kokoro no tsubasa da kara

Saint Seiya shounen wa minna
Saint Seiya ashita no yousha
Saint Seiya Pegasus no youni
Saint Seiya ima koso habatake
Soldier Dream

Sora takaku kakageyou
Michi o terasu inochi no kirameki
Unmei ni hikareru
Sore wa seiza no shinwa sa Soldier Dream

Toki hanatte yo moeru kosumo
Shoori o idaku asu no tame ni
Saint Seiya
Mezasu kiboo no iro wa
Kedakai hodo utsukushii
Saint Seiya
Tsubasa wa ten wo kakeru
Erabareta moushigo no you ni

Kegare naki hitomi wa
Kurai yami o tsuranuku ryuusei
Yuujou no akashi wa
Onaji roman wo motomeru Soldier Dream

Tachi tomaruna wakaki yuusha
Mirai o habamu mono wa nai sa
Saint Seiya
Ooroka na Pegasasu yo
Jyoonetsu hodo uruwashii
Saint Seiya
Yuuki chikara shinjitsu
Maiagare michibiki no mama ni

Takeuchi | 20.02.2005 | Japon

Sites officiels :
- http://www.ilgrandetempio.net : un site de fans avec des infos au jour le jour. Attention c’est en italien.
- http://www.toei-anim.co.jp/ova/seiya/ : site officiel japonais avec des infos sur tout ce qui concerne le film.

Tenkai-hen n’est sorti officiellement qu’en DVD japonais. La Toei nous a offert une édition un peu just. Lisez plutôt, un surround de base et une absence de sous-titres anglais navrante. Ah technologie moderne quand tu nous tiens !! Pourtant le commerce est assez simple, messieurs les responsables des ventes de la Toei, si vous sous-titriez un peu plus vos DVDs, vous en vendriez certainement plus. En fait c’est tout bête plus de ventes, plus de bénéfices. Si toi y en a proposer un DVD joli et incontournable de par son interactivité impeccable, toi y en a vendre beaucoup à l’étranger !! Par contre si toi y en a pas faire ça, toi y en a laisser le champ libre aux éditeurs peu scrupuleux qui n’hésiteront pas, eux, à en mettre des sous-titres. J’espère qu’eux y en a comprendre. Allez vive 2004, pardon 2005.

[1] Informations tirées et adaptées d’après Contes et Légendes Mythologiques d’Emile Genest.

aka Saint Seiya Tenkai-hen Overture - Saint Seiya The Heaven Chapter Overture - Saint Seiya Le Monde Céleste Prologue | Japon | 2004 | D’après Masami Kurumada | Ecrit par Akira Yamatoya et Michiko Yokote | Un film de Shigeyasu Yamauchi | Avec les voix de Torû Furuya (Pegasus Seiya), Hirotaka Suzuoki (Draco Shiryû), Kôichi Hashimoto (Cygnus Hyôga), Hideyuki Hori (Phoenix Ikki), Ryô Horikawa (Andromeda Shun), Keiko Han (Saori Kido/Athena), Hikaru Midorikawa (Tôma/Ikaros), Hiroki Takahashi (Odysseus), Toshiyuki Morikawa (Theseus), Yurika Hino (Artémis), Kazuhiro Yamaji (Apollon), Yuriko Yamamoto (Marin), Mami Koyama (Shaina), Hideo Ishikawa (Unicorn Jabu), Masaya Onosaka (Hydra Ichi)
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