Sunshine Cops

Bon, d’accord, je veux bien l’admettre, la seule raison pour laquelle je me suis décidé à acquérir Sunshine Cops, c’est parce que je cherchais à savoir si Angelica Lee (l’incroyable héroïne de Betelnut Beauty ; comme beaucoup chanteuse de son état premier, mais en mieux) n’avait pas joué dans d’autres films. Et je sais que la plupart d’entre vous auraient été rebutés rien qu’en découvrant le titre de ce film qui sent bon la vague Gen X-Cops. Mais si je vous disais que ce petit film d’action est bien meilleur que la superproduction estampillée Jackie Chan, me croiriez-vous ? Et bien voyez par vous-même...

H2O (O pour les intimes) et Sammy font connaissance par accident : le second poursuit le premier - qu’il semble croire être un voyou - jusqu’en haut d’un immeuble, où il découvre en fait qu’il s’agit, tout comme lui mais le look en moins, d’un flic (de seize ans, soit, mais un flic quand même). En fait, O avait repéré une jeune fille sur le point de se suicider, et utilise pour tenter de l’en empêcher, une méthode aussi inorthodoxe au sein des forces de l’ordre que son apparence. Sammy, lui, se la joue plutôt "by the book". D’entrée de jeu, donc, on pense à une espèce de version prépubère du duo Riggs/Murtaugh de Lethal Weapon - et on n’a pas complètement tort. Générique.
Nos deux amis, comme quelques autres des meilleurs éléments de la police de l’ex-colonie, sont convoqués à un examen de passage qui doit déboucher sur la sélection de deux officiers pour une mission très spéciale. La première épreuve déroute la plupart des heureux élus, et pour cause, puisqu’il s’agit d’une épreuve... de danse ! La seconde, par contre, place chaque homme face à un agresseur pour le moins agressif qui doit être immobilisé en moins d’une minute. Autant dire que, Hong Kong style oblige, l’épreuve ressemble plus à un entraînement de la Légion qu’à Fort Boyard...
Vous vous en doutez désormais, Sammy et O s’en tirent avec les honneurs, et ont le malheur de devenir les Sunshine Cops : devant la baisse de popularité de la Police HK, les élus ont décidé de mettre en place un star-system version uniforme. Il leur faut donc de jeunes officiers type surfeur, beau et cools mais aussi efficaces, pour attirer les jeunes vers une carrière dans les forces de l’ordre... Le succès est immédiat, mais l’affaire ne va pas tarder à virer au scandale médiatique, et nos deux amis vont se retrouver, comme il se doit, en suspension. Mais ils n’y peuvent rien, eux, s’ils souffrent du syndrome John McClane - à savoir "wrong place, wrong time"...

Sous ses aspect de comédie d’action "endivesque", comme dirait ce cher Takeuchi, Sunshine Cops parvient tout de même, l’air de ne pas y toucher, à dresser un parallèle intéressant entre le star-system cantonnais et certaines manoeuvres politiques. Mais son intérêt réside aussi dans une réalisation efficace, en dépit de quelques débordements clippés au début, et surtout dans les scènes d’actions qui interviennent de façon plus que régulière tout au long des 85 minutes du film. En effet, contrairement à son modèle Gen X-Cops, Sunshine Cops abandonne le côté djeuns et frimeur quand il s’agit de donner dans la castagne : la pose, c’est avant ou après, mais pendant, nos deux héros sont bien trop occupés à se la donner sévère. Et les combats sont tous, au final, d’un très bon niveau (surtout par rapport à la majorité de ce que l’on voit aujourd’hui dans les productions HK) ; même si on peut regretter que la séquence finale, qui oppose Sammy et O à un terroriste presque sorti de nulle part, soit très en deça de tous les autres affrontements musclés du film.

Quoiqu’il en soit, on ressort de Sunshine Cops gentiment heureux et diverti, ce qui était, je crois bien, l’unique objectif fixé par la production... Et Angelica Lee dans tout ça ? Elle ne joue qu’un petit rôle d’adolescente décérébrée (Kity), mais n’allez par pour autant croire que ça l’empêche d’être jolie, hein...

Akatomy | 10.09.2001 | Hong Kong

DVD disponible chez Universe avec, pour une fois, une compression relativement bonne, si on excepte quelques défauts dans le master utilisé. En stéréo uniquement, avec des sous-titres anglais, et quelques bandes-annonces...

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