The Big Slaughter Club 3 & 4

Eh oui, ils ont osé continuer ! C’est ainsi que la fameuse série The Big Slaughter Club (très représentative du style KSS, la maison de production de cette série, contrairement au récent Flic de Masahiro Kobayashi) initiée par le réalisateur Hitoshi Ishikawa qui a réalisé les trois quarts de ses épisodes, se retrouve forte de quatre opus après The Big Slaughter Club et The Big Slaughter Club Returns. Quatre épisodes marqués par la présence de l’acteur Kenichi Endou qui, par ailleurs interprète, un rôle assez similaire dans une autre série de films, Stop The Bitch Campaign. Car The Big Slaughter Club, c’est Kenichi Endou. Sans lui, point de série, pas de films. Il est la quintessence même de la série, comme Riki Takeuchi l’est à Kaoru-chan.

Les deux nouveaux épisodes (Growing et Last Massacre) reprennent plus ou moins le modèle des épisodes précédents ; on s’en serait un peu douté, trop d’originalité pourrait faire fuir le spectateur. A savoir un groupe de lycéennes (les actrices qui les interprètent sont interchangeables, je ne m’étendrai donc pas sur ce point, les films étant plus ou moins des tremplins à leurs carrières) se retrouvent confronté à Takuzo (Kenichi Endou), le salaryman qui refuse de mourir. Ce dernier est d’un naturel plutôt gentil et cherche surtout à se faire des amis lorsqu’il sort de ses périodes d’hibernation. Dans les deux épisodes, il devient l’ami d’une adolescente et va tenter de lui venir en aide. Malheureusement, ses méthodes quelque peu extrêmes font qu’il finit par s’aliéner son amie, et le film vire à la confrontation violente, l’amie n’ayant de cesse de vouloir se débarrasser de son encombrant chaperon.

Avant de continuer, petit synopsis des deux épisodes.

Growing : Une des lycéennes a avorté dans l’urgence et, accompagnée de ses amies, va enterrer le fœtus près d’une maison isolée (la fameuse maison de tous les films). Mais sur place, elles réveillent Takuzo qui passe donc l’intervalle entre deux films dans une sorte d’état comateux. Ce dernier se lie d’amitié avec l’une des filles et décide de l’aider. Malheureusement, son aide consiste principalement à trucider les gêneurs, comme le père du bébé avorté. Et bientôt, c’est de lui que les filles veulent se débarrasser...

Last Massacre : En passe de se faire violer par des ados dopés aux champignons magiques sous le regard passif de plusieurs lycéennes, une ex-amie de l’une de ces dernières est sauvée par Takuzo, éveillé de son sommeil par l’agitation dans la maison qui lui sert de tanière. C’est en fait la seconde fois que Takuzo aide l’adolescente, comme cette dernière ne tarde pas à s’en rappeler. Il lui était venu en aide alors qu’elle n’était encore qu’une petite fille. Mais une fois encore, les méthodes sans nuances de Takuzo vont pousser sa jeune amie à tenter de se débarrasser de lui...

Même si les deux épisodes ne sont pas réalisés par le même homme, bien malin est celui qui pourra faire une quelconque différence, sur le fond ou la forme, entre chacun de ces deux films. Extrêmement similaires, ils mélangent humour noir, zombies (c’est dans l’air du temps), effets de caméra à gogo, passages expérimentaux, violence et performance en roue libre de Kenichi Endou. Une recette déjà largement éprouvée dans les films précédents.

Evidemment, il y a quelques différences, et ma préférence va surtout au second, Last Massacre, plus excessif et pour Takuzo en croisé anti-drogue et massacreur de jeunes insolents. Car si Takuzo est violent, il n’est pas méchant, bien au contraire (il ne faut pas trop le chercher tout de même, il est un peu lunatique sur les bords). Il est d’ailleurs systématiquement la victime (au figuré comme au sens propre), et son principal défaut est d’avoir recours à des méthodes punitives expéditives pour arriver à ses fins. Surtout lorsqu’il se sert de sa fameuse main (voire des deux) dotée d’une vie propre et déjà aperçue dans les épisodes précédents, qui est une arme redoutable, en plus du fait que Takuzo refuse obstinément de mourir, un sérieux avantage sur ses opposants.

Mais cela ne veut pas dire que Growing ne vaille pas le détour. Rien que pour sa lycéenne en uniforme armée d’une tronçonneuse, c’est plutôt plaisant et le film reste bien déjanté. D’ailleurs, les deux épisodes ne se conçoivent pas vraiment l’un sans l’autre. Même si les histoires ne sont pas reliées explicitement, il semble que les deux films soient le résultat d’un furieux remix (un brainstorming ?), chacun partageant des scènes avec l’autre.

Last Massacre offre néanmoins un final en véritable apothéose, une conclusion grandiose à cette série (mais est-ce véritablement la fin ?) qui, sans prétendre à autre chose que du divertissement assez bas de gamme destiné au marché de la vidéo, parvient à offrir à la fois un peu d’originalité et d’humour noir (bien que par certains aspects, les films peuvent se révéler agaçants). Deux denrées souvent trop rares dans ce genre de productions.

Merci qui ? Merci Kenichi Endou.

Zeni | 26.05.2005 | Japon
aka Shuudan Satsujin Kurabu 3 & 4 | Growing | Un film de Youhei Tani | Japon | 2004 | Avec Kenichi Endou, Minako Komukai, Nana Yanagisawa, Kana Ishikawa, Satoshi Matsuda | Last Massacre aka Saigo no Satsuriku | Un film de Hitoshi Ishikawa | Avec Kenichi Endou, Sayaka Yoshino, Aimi Nakamura, Erika Asakura, Seira Ogura, Kouhei Takeda
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