The Calamari Wrestler

C’est avec une certaine impatience que j’attendais ce film, moi qui suis certes avant tout un amateur de pieuvre (ou poulpe), mais qui ne rechigne pas à de la seiche grillée ou en tempura.

Alors que Taguchi vient d’être sacré champion de catch, le Catcheur Calamar (ou Encornet) fait une soudaine irruption sur le ring, et lui dérobe sa ceinture de champion avant de lui mettre une raclée. L’arrivée de ce catcheur céphalopode n’est pas sans rappeler des souvenirs à certains et notamment à Miyuko, petite amie de Taguchi, qui voit en lui la réincarnation en calamar de son ex-petit ami décédé, lui aussi catcheur, Iwata. De plus, les instances du catch n’apprécient guère ce nouveau venu qui refuse de perdre quand on lui demande...

The Calamari Wrestler aurait pu être, sans nul doute, un excellent film de Takao Nakano. Au moins avec lui, peut-être aurait-on pu voir ce que donne une nuit d’amour entre une femme et un calamar. Mais je m’égare, The Calamari Wrestler est avant tout une comédie romantique grand public très banale, qui malheureusement se repose trop sur la simple présence d’un catcheur calamar (un véritable calamar, il ne s’agit pas d’un déguisement en dépit des apparences), justement.

L’ensemble des plaisanteries, et ne parlons pas du scénario très linéaire, sont très prévisibles. Tout repose sur les problèmes liés à l’interaction entre un calamar et les êtres humains, et surtout sur le fait que ce calamar agit et pense exactement comme un être humain (on sait ainsi que les calamars rêvent aussi de femmes nues). Les autres plaisanteries restent assez basiques comme une petite parodie de Rocky, la présence de vrais catcheurs ou encore de nombreuses blagues sur la nourriture (au Japon, le calamar est un met assez courant tout comme la pieuvre).

Quant aux effets spéciaux, ils nous ramènent à Takao Nakano tellement ils sont « cheap ». Les scènes de foules reprises d’autres films ou les déguisements en latex ne dépayseront pas les amateurs de catfight et autres perversités débiles du maître. Ce choix ajoute un certain charme à l’ensemble, qui toutefois donne parfois l’impression d’avoir été un peu bâclé.

The Calamari Wrestler se laisse cependant regarder bien volontiers, surtout pour ses scènes de combats quand interviennent une pieuvre puis un Boxeur shako (squilla en anglais, sorte d’écrevisse-mante religieuse). Mais il ne faut pas vouloir s’attendre ni à beaucoup d’humour ni à de l’originalité. Le film en soit est très formaté dans le genre divertissement tout public (notamment avec son côté La Belle et la Bête romantique et son absence de véritable méchant) et comme le catch, il suit un certain nombre de règles qui lui assure un succès relatif dans son créneau, mais qui reste cependant du divertissement assez bas de gamme et vite oublié.

Le film aurait certainement gagné à aller plus avant dans la direction de la franche comédie, plutôt que de penser que mettre une écharpe ou encore faire téléphoner un calamar humanoïde suffisent à faire un film. Egalement, des acteurs un peu moins fades (Osamu Nishimura dans le rôle titre est un véritable catcheur, ceci explique cela) auraient sans nul doute ajouté un peu de piment à ce calamar catcheur. Peut-être que Minoru Kawasaki, qui a réalisé plusieurs vidéos pour TMC (les Machiko Sensei, plutôt pour adultes donc), n’a pas voulu trop oser, de peur d’effrayer une certaine frange du public. Dommage. (La chanson du film est plutôt sympa tout de même !)

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