The Twins Effect

Vampire Disaster... komm oooooonnn !!!

Reeve (Ekin Cheng) et Machine (Josie Ho - bon en fait c’est Lila son prénom dans le film mais personne ne le sait) sont des chasseurs/tueurs de vampires, plutôt doués. D’ailleurs Reeve détient le record d’assassinats de suceurs de sang, ce qui lui vaut l’admiration sans bornes de ses partenaires. Bref et pour couper court, lors d’une de leurs sorties nocturnes, Trucmuche (Josie Ho) est fatalement blessée et meurt dans les bras du valeureux combattant de démons.

La même nuit, non loin de là, près d’un cimetière local et pluvieux, Kazaf (Edison) et son serviteur Prada (Anthony Wong, et ça ne s’invente pas) prennent possession d’une église, pour la transformer en loft "viable" pour un vampire digne du rang de Kazaf. En effet, ce dernier est l’ultime rescapé d’une famille royale de vampires, décimée par le méchant monsieur aux dents longues du début. Vampire plus évolué que le commun des immortels, Kazaf ne tue pas, ne suce pas le sang. Lui il préfère boire le liquide rouge dans des bouteilles estampillées "Chat-o-positif".

Attention !! Rappel historique à la Hong-Kong.

Vous savez que les vampires ne peuvent se balader au grand jour de crainte de terminer en cendres. Et bien figurez-vous qu’il existe un livre, longuement convoité pendant des siècles et qui porte le doux nom de "Day in Night". ce fabuleux trésor littéraire recèle le pouvoir de rendre invulnérable aux rayons du soleil le vampire qui parvient à l’ouvrir. Mais pour y parvenir, le vampire en soif de puissance, doit se procurer l’essence vitale de chaque membre de la famille royale... de vampires.

Sachant cela, le jeune prince et son fidèle Prada (décidément quel nom !!) se terrent dans leur chapelle de miséricorde, en puisant dans leur réserve de grands crus et de délicieux millésimes. C’est alors qu’un jour Kazaf croise le regard d’Helen, une jeune femme dégingandée, volubile, et très, très, très extravertie. Sous le charme, il ne lui faut pas plus de quelques minutes pour être conquis, par une aussi singulière personne. Quel joli tableau mes enfants !!

Mais - car il y a un mais et pas piqué des hannetons celui-ci - Helen n’est autre que la jeune sœur de Reeve, le célèbre tueur de vampire. Ah les scénarii made in Nimportenawak, on ne s’en lasse jamais. Finalement beaucoup de questions vont demander des réponses. D’abord quel avenir pour le couple Kazaf/Helen ? Reeve tiendra-t-il toutes ses promesses ? Qu’adviendra-t-il du monde, si le plus maléfique des vampires possède le pouvoir de prendre des coups de soleil, après des siècles de pâleur ? Quelle fut la quantité de drogue absorbée par les scénaristes et surtout où se la procurer ? Pourquoi Donnie Yen n’est-il pas crédité en tant que réalisateur au générique de Blade 2 ? Ekin Cheng a-t-il des rajouts capillaires ou est-ce tout simplement une mèche de ouf ? Et enfin dernière et sans doute la plus importante des questions jamais posées en ce monde : Qu’est-ce que je vais foutre de mon DVD ??

Equation Universelle : Scénario pauvre + Aucune direction d’acteurs + Effets visuels comme palliatif au néant artistique + Dante Lam = Ratage cinématographique plein d’endives mortes vivantes.

Autant vous le dire sans plus attendre, sans composer de larges phrases pleines de superlatifs ou de qualificatifs de toutes sortes ; le temps n’est plus aux longues tirades choquantes qui durent et durent des lignes entières, des paragraphes entiers. Ce n’est plus l’heure de l’esbroufe syntaxique, de la surenchère de vocabulaire, du trop plein d’informations débiles, de racontars personnels et donc par définition inutiles, de blagues digne d’un Guy Montagné en grande forme, du genre : "Comment appelle-t-on un lapin sourd ??..."

LAPIN !!!!!!

Je vous l’avais dit que c’était inutile... Je disais donc, stop au bavardage intempestif, aux interminables discours qui n’en finissent pas, aux propos intolérants dans lesquels y’a pas de tolérance, aux caisses de tomates cassées, aux pingouins édentés, on était tous amoureux d’elle on se sentait pousser des ailes. De toute façon Charles Bronson et Michel Constantin meurent et aucun de leurs films n’est diffusé (si un mois plus tard en fait !!). Guy Lux meurt et le soir même, je dis bien le soir même une émission lui est dédiée. Car c’est à toi qu’appartient la Puissance et la Gloire pour des siècles et des siècles quoi qu’en dise Herbert Léonard. Car en fait ce que j’essaye de vous démontrer depuis tout à l’heure c’est qu’en mettant tout ce qui me passe par la tête, par écrit, cela ne donne pas un article ou bien un scénario ; tout comme mettre en images tout ce qui vous passe par la tête ne donne pas un film. Pour résumer, si ces quelques lignes vous ont ennuyé au plus haut point, vous ne pouvez même pas imaginer à quel point vous allez vous faire chier devant The Twins Effect (bah voilà, je m’étais pourtant bien jurer de ne pas sombrer dans la fange que constitue la vulgarité).

Et pourtant cela commençait bien. Un chti générique tout sympa bercé par des sons qui ne sont pas sans rappeler le formidable jeu sur NES, le très grand Castlevania, dont la suite Simon’s Quest n’arriva pas à la cheville du premier opus. Dans la foulée, une scène d’ouverture quasiment parfaite, tant la fougue du chorégraphe Donnie Yen y est palpable. Quasiment car un raccourci narratif gâche de façon abominable, la scène débutant le film. Les deux chasseurs combattent avec hargne le vampire, mais Josie meurt des suites de ses blessures, et là une phrase tombée de nulle part : "Reeve fait la promesse de ne jamais plus tomber amoureux de ses partenaires !!". Non mais on est où là, faut arrêter de nous prendre pour des débiles congénitaux. Règle d’or pour écrire un scénario : montrer plutôt que de dire ce qui se passe ou pire de faire dire, comme c’est le cas ici. Le comble c’est qu’après cette catastrophe, on sombre dans le puits de l’ennui pendant 85 minutes et sur un film d’1h40 c’est un tour de force !!

En fait, il n’y a guère que l’apparition de Jackie Chan et Karen Mok en jeunes mariés pour faire ouvrir un œil, mais bien vite la léthargie nous gagne à nouveau. Pourtant ce genre de caméo devrait suffire à nous maintenir éveillés ; enfin en tout cas avant ça marchait chez moi. Même ça, même ça, il n’y a plus de charme, c’est fade, c’est fade, fade !!

Anthony Wong qui à l’image du Capitaine Flam est comme qui dirait notre dernier espoir ; et bien même lui ne peut désembourber le film. En plus il s’appelle Prada ?!?! Pourquoi pas Gap ou H&M !! Les vampires sont tous occidentaux (normal Vlad, les Carpates, les mâles caucasiens) et habillés en Gavroche relooké par un Jean-Paul Gaultier bourré.

Ekin Cheng, quand à lui, s’enlise tranquillement en jouant avec sa mèche. Dommage, moi qui depuis Running Out of Time 2 en avait fait un héros de ma jeunesse. Ainsi en cette année 2003, célébrons le retour d’Ekin "The Man, The Myth, The Mèche" Cheng. Mais attendez le pire reste à venir, puisque je ne vous ai pas encore parlé des rôles titres !! Avant cela, espérons qu’Edison Chen embrase la carrière de joueur de pétanque, sa véritable passion, tout en conservant son métier de maréchal ferrant, vu qu’il joue déjà comme une enclume. J’ai même pas envie de vous dire qu’il apparaît dans DoA 2 : Birds de Takashi Miike. Il faut avouer que le pauvre réussit la prouesse de conserver le regard vide, voire mort, durant la totalité du film. Quoiqu’un regard mort pour jouer un vampire, on est en plein dedans. Bon allez je fais un dernier effort pour que vous puissiez mettre un visage sur Edison Chen. C’est lui qui incarne Andy Lau jeune dans Infernal Affairs ; rôle qu’il reprend cette année pour la prequel que l’on a intelligemment nommée Infernal Affairs 2, sortie sur les écrans HK le 1er octobre. En attendant le troisième opus prévu pour très bientôt, c’est à vérifier mais je crois qu’il y a une scène où Anthony Wong darde plus que Leon Lai ; l’enquête est ouverte !!

Oh puis tiens la seule chose que j’ai à dire sur Charlene et Gillian (asiatiquement connu sous le sobriquet des Twins, aucun lien ce sont des filles uniques chacune de leur côté !!) et plus particulièrement sur celle qui interprète Helen, c’est que la coupe au bol façon Calimero c’est bon quand t’as 8 ans.

Alors bien sûr il y aura sans doute du monde pour apprécier ce film, même au sein de Sancho je pense, chacun son opinion, moi j’ai préféré Underworld, c’est pour vous dire.

En définitive au bout des 100 minutes passées devant The Twins Effect, on est convaincu d’avoir vu un film fourre-tout dont des pans entiers du scénario ne sont pas approfondis ; on aurait bien voulu savoir un peu plus de choses sur cette organisation chargée d’éliminer la gente vampirique ; pourquoi ne pas écrire une scène entre Reeve et Kazaf, le tueur de vampire et le vampire ayant ravit le cœur de sa sœur ??

En fait et je terminerais par cela, il n’y a qu’un seul mot pour résumer The Twins Effect et ce mot c’est pénible. The Twins Effect est un film pénible !!

Takeuchi | 18.10.2003 | Hong Kong

VCD Universe (pas vu).

Deux éditions en DVD (toutes les deux doubles et toutes zones) présentant strictement la même chose.

DVD édité par Universe dans un coffret représentant le livre Day in Night, bien entendu inrangeable. L’édition est accompagnée de 4 photos (les 4 héros, Ekin, Gillian et les deux héroïnes). Les deux DVDs sont l’un sur l’autre (??!!) et sont séparés par un vulgaire bout de mousse taillé sur le format de la galette argentée. Ah j’allais oublié il y a une réplique miniature de l’épée utilisée par les chasseurs de vampires à l’intérieur du coffret. Attendez car au moment où je vous parle je retire les DVDs, l’armature en plastique noir et oh surprise... c’est un bout de papier cartonné roulé et collé sous le plastique qui permet aux DVDs de tenir. Alors là Universe a fait les choses en grand !! Un bout de papier qui a déformé le dos du coffret.

Le pressage anamorphique est sublime, les images sont magnifiques et le 5.1 ronflant et proportionné à souhait. Le film est aussi présenté en DTS. Les sous-titres présents sont anglais et chinois.

Suppléments du 2éme DVD :
- Making-of
- Gallerie de photos
- Infos sur les acteurs
- Bandes annonces.

aka Chin gei bin | Hong Kong | 2003 | Un film de Dante Lam Chiu Yin | Chorégraphies de Donnie Yen | Avec Ekin Cheng Yee-Kin, Anthony Wong Chau-Sang, Charlene Choi Cheuk-Yin, Gillian Chung Yan-Tung, Edison Chen Koon-Hei, Josie Ho Chiu Yee, Jackie Chan, Karen Mok Man-Wai, Mickey Hardt, Ricardo Mamood
Désir meurtrier
Mon deuxième frère
The Tenants Downstairs
Headshot
Désirs volés
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