Whiteout

Yuji Oda fait partie de ses stars endivesques asiatiques au même titre que Ekin Cheng ou Aaron Kwok à Hong-Kong, et qui habitent le coeur des filles de nos jours. Mannequin, chanteur, et surtout poseur en toutes circonstances, Oda est un "tarento" : une personnalité TV. Il démarre en 1987 dans la série Boom Boom Boom. Puis dans les années 90 il enchaîne deux dramas Okane ga nai (Got no money) et Mahiru No Tsuki (Midday Moon). Mais c’est en 1997 qu’il assied définitivement sa carrière (tout comme Jean Lefevre) avec la série Odoru Daisôsasen (Bayside Shakedown) et le film homonyme tiré du drama.

Nanako Mastushima est le pendant féminin de Oda. Elle a commencé sa carrière dans la pub en devenant l’Asahi Girl puis elle s’est tournée vers les séries télés et notamment la série du matin de la NHK Himawari (Sunflower). Puis elle tient le triple rôle dans la série Hyakunen no Monogatari (100 ans d’histoire) et joue dans la série Ring. Mariée aujourd’hui à une autre endive du nom de Takashi Sorimachi, elle va bien et a deux chiens.

Koichi Sato est le type même de l’acteur nippon mortellement chef-d’œuvre. Il méritera donc qu’un dossier lui soit entièrement consacré. Pour information il a joué dans l’excellentissime Mishima de Paul Schrader, il reprend le rôle de Tetsuya Nakadai dans le Pavillon D’or d’Ichikawa. Il joue également dans Tokarev et Inugami (le dernier Harada - voir article sur SdA). Et il est surtout le premier rôle de Gonin de Takashi Ishii. Que dire de ce film si ce n’est qu’il passe vendredi soir à l’Etrange Festival dans la grande salle et qu’il faut absolument le voir.

Tiré d’un best-seller et blockbuster de l’année au Japon, Whiteout est sans conteste un film d’action, d’action lente mais d’action tout de même.

L’action se situe en pleine montagne, dans un barrage de retenue d’eau alimentant toute la région de Tokyo. Oda est ce qu’on pourrait appeler un caïd de la maintenance. Et c’est lors d’une de ses spectaculaires réparations au chalumeau, suspendu dans le vide, qu’il est chargé de retrouver deux hommes perdus dans la tempête de neige. Flanqué de tout son attirail de trappeur et de son collègue et meilleur ami, il s’engouffre sans hésiter dans la tempête. Obligés de traîner dans la neige les promeneurs inconscients, les sauveteurs sont très vite à bout de forces. Oda décide de laisser derrière lui son ami de toujours et les deux types, et d’aller chercher plus de renforts. Mais les secours arrivent trop tard et le pote d’Oda est mort. Culpabilisant à fond, il ne veut pas affronter la fiancée (Nanako Matsushima) de son ami et reste à son poste, tandis que le corps de ce dernier est rapatrié en ville. Morte de chagrin, Nanako veut des explications et se rend sur le barrage qui essuye des bourrasques de neige de plus en plus puissantes.

La situation devient encore plus catastrophique quand des terroristes prennent en otage l’équipe de maintenance. Dirigés par Koichi Sato, en fauteuil roulant s’il vous plaît (eh oui madame !!), les affreux menacent de tout faire sauter s’ils ne reçoivent pas 5 Milliards de Yen (ce qui fait beaucoup de DVD japonais). A noter que si tout sautait, cela provoquerait un immense raz de marée glacé. Mais heureusement pour nous et pour les gentils, Oda était en vadrouille quelque part dans les montagnes et en sa qualité d’ingénieur en maintenance va pouvoir s’occuper de tout cela.

Le probléme avec Whiteout c’est qu’il s’agit d’un "petit remake" de Die Hard. Au niveau du scénario d’une part. Un type qui n’a rien à foutre là et qui affronte des terroristes méchants et sans scrupules ; dans un lieu clos et sans moyen de communiquer avec la police (pendant un certain temps tout du moins). Le John MacLane nippon éliminant un à un les méchants avant d’affronter le Alan Rickman local : Koichi Sato. Les coïncidences ne s’arrêtant pas là puisque tout comme Willis, Yuiji Oda vient d’une série télé (avec l’alcool en moins).

Outre cela, Whiteout est un film sans surprise et très classique. Il faut reconnaître que l’on ne voit pas passer les 2 heures 05 de film. Le voir ou ne pas le voir est sensiblement la même chose : parce qu’il s’agit d’un produit calibré pour le box-office nippon. Bon mais ce n’est pas catatrophique. C’est tout de même mieux qu’une grosse machine américaine. Les effets-spéciaux et pyrotechniques sont bien mieux maîtrisés que dans les Michael Bay et même si le jeu des deux acteurs principaux reste endivesque, chaque apparition de Koichi Sato doit être courronnée d’un tonnerre d’applaudissements.

Takeuchi | 29.08.2001 | Japon

Le DVD japonais est de très bonne qualité et existe en deux versions. L’une simple et l’autre double avec des making-of, interviews, trailers et TV spots, commentaires audio, scènes coupées et storyboard. Malheureusement il n’est sous-titré qu’en japonais (ouinnn). Le film est présenté en 5.1.

Il existe aussi une version hong-kongaise éditée chez Ocean Shores (ouille) mais sous-titrée en anglais.

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