Zero Woman

Avec Zero Woman, zéro suspense : le niveau du film serait-il dans le titre ?...

...Bon o.k. j’exagère peut-être un peu. Il faut savoir qu’on se trouve ici en plein dans le direct to video érotico-action culte, d’où une certaine volonté de nous présenter un produit cheap, au choix sur-joué ou sous-joué, dont la qualité scénaristique se trouve au raz des culottes... pardon, des pâquerettes ! Jugez plutôt...

Trois petits malfrats dérobent une valise pensant qu’elle est remplie de millions... malheureusement pour eux, ils s’aperçoivent qu’elle ne contient en fait que des titres boursiers (qui malgré tout valent énormément). Les Yakuza qui sont à leur recherche, enlèvent alors la sœur de l’un des voyous... Pendant ce temps, Rei, agent dans la très secrète Section 0 de la police japonaise, est envoyée en mission afin de récupérer les fameux titres, ainsi que l’otage aux mains des vilains yakuza...

Vous l’aurez compris, l’intrigue de Zero Woman n’est qu’un prétexte pour nous abreuver d’images chocs à la sexualité débordante. Le meurtre est vécu par notre héroïne comme un acte sexuel, à la limite de l’orgasme ; à partir de là, tout est permis ! Torture au crochet de boucher et malaxages de seins éhontés ne sont rien comparés à un magnifique "retirage" de balle au cutter dans la cuisse de la charmante Rei, évidemment consciente à ce moment précis ; elle souffre mais elle en a vu d’autres ! Dans cette œuvre mémorable, les yakuza sont des pleutres, les flics des pourris et les petites culottes mouillées... La mise en scène, signée Daisuke Gotô (qui en est aussi le scénariste... un grand homme !) est parfois digne de n’importe quel Hollywood Night de bas étage, mais peut-être également capable de lorgner du côté des plus grands, tel le duel final faisant énormément penser à celui réalisé trois ans plutôt par un certain Ringo Lam dans le très grand Full Contact. Quelques bonnes idées viennent également ponctuer ce film, comme par exemple ce pneu dans lequel est coincé un bidon d’essence qui vient s’arrêter aux pieds des bad guys... je ne vous raconte pas la suite mais vous la devinerez aisément. Ajoutez à ce bijou une musique omniprésente combinant les plus beaux riffs des Musclés à la musique des spectacles du Crazy Horse, et vous comprendrez que nappes de synthés et boîte à rythme ne font pas toujours bon ménage !...

Bref, Zero Woman avec ses allures de sous-produit video est un must pour tous les fans de cinéma bis... Les autres n’y trouveront peut-être pas leur compte, mais le voir ne peut pas faire de mal. Du bon Z comme on l’aime ! Miam !

Kuro | 11.07.2001 | Japon

DVD
NTSC - Zone 1
Tokyo Shock
Format : 4/3 - 1:1:85
Images : Oh la ! "Magnifiques" ! un transfert digne d’une VHS !!
Son : Stéréo. Pas de problème. (Doublé anglais ou version originale japonaise)
Sous-Titres : Anglais.
Bon alors le "hic" vient du fait que Tokyo Shock a certainement raté la décennie qui vient de s’écouler, car hormis le transfert dégueu indigne d’un DVD, lors du visionnage en VOST, le 1:85 est décalé, à savoir une grosse bande en bas de l’écran avec les sous-titres incrustés dessus... vous me direz "on ne perd pas d’image" ; soit, mais à l’heure du DVD des sous-titres optionnels eussent été les bienvenus...

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