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	<title>Cin&#233;mas d'Asie et d'ailleurs : Sancho does Asia</title>
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		<title>Pen-ek Ratanaruang</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Kizushii</dc:creator>

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		<dc:subject>Tha&#239;lande</dc:subject>
		<dc:subject>Rencontres</dc:subject>
		<dc:subject>Festival du film asiatique de Deauville 2008</dc:subject>

		<description>&quot;L'&#234;tre humain est maudit car c'est un animal social.&quot;

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&lt;a href="http://www.sancho-asia.com/spip.php?mot45" rel="tag"&gt;Festival du film asiatique de Deauville 2008&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img src=&quot;IMG/arton1787.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;60&quot; height=&quot;60&quot; onmouseover=&quot;this.src='IMG/artoff1787.jpg'&quot; onmouseout=&quot;this.src='http://www.sancho-asia.com/IMG/arton1787.jpg'&quot; class=&quot;spip_logos&quot; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;C'&#233;tait un plaisir de rencontrer pour la deuxi&#232;me fois le r&#233;alisateur tha&#239;landais Pen-ek Ratanaruang, toujours aussi affable. D'autant plus que la d&#233;ception caus&#233;e par Vagues invisibles a &#233;t&#233; effac&#233;e par son nouveau film &lt;a href=&quot;http://www.sancho-asia.com/spip.php?article1775&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;Ploy&lt;/a&gt;. Nous l'avons interrog&#233; sur les relations humaines, l'amour, les femmes... Bref sur la vie selon Pen-ek.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_6757 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:203px;' &gt;
&lt;img src='http://www.sancho-asia.com/local/cache-vignettes/L203xH280/PenekDeauv082-3d34d.jpg' width='203' height='280' alt=&quot;&quot; style='height:280px;width:203px;' class='' /&gt;&lt;/span&gt; Sancho : &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;D'o&#249; vous est venue l'id&#233;e de l'histoire de Ploy ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Pen-ek Ratanaruang&lt;/strong&gt; : J'ai calqu&#233; l'histoire du couple de restaurateurs tha&#239;landais qui revient des Etats-Unis pour des fun&#233;railles sur celle de membres de ma famille. Il y a quelques ann&#233;es, je les ai rencontr&#233;s dans des circonstances analogues et ils m'ont expliqu&#233; qu'ils avaient d&#251; louer une chambre d'h&#244;tel &#224; Bangkok car ils ne poss&#232;dent plus de pied-&#224;-terre en Tha&#239;lande. Cela m'a amus&#233; qu'ils doivent louer une chambre d'h&#244;tel dans leur propre pays. Ils n'avaient cependant pas de probl&#232;mes de couple.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;J'ai voulu traiter le th&#232;me des relations de couple car c'est un sujet sur lequel je discute souvent avec mes amis. La plupart sont mari&#233;s et ils semblent partager les m&#234;mes probl&#232;mes. Ils m'envient parce que je suis c&#233;libataire et me disent que j'ai de la chance d'&#234;tre libre. Moi je les envie d'&#234;tre mari&#233;s &#233;tant donn&#233; que j'aimerais bien &#234;tre avec quelqu'un. Et je me pose beaucoup de questions &#224; ce sujet : un mariage peut-il &#234;tre heureux ? J'ai donc d&#233;cid&#233; d'&#233;crire un sc&#233;nario &#224; ce sujet.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Pensez-vous, comme le dit le mari, qu'il existe une date de p&#233;remption pour l'amour ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Tout &#224; fait. (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;rires&lt;/i&gt;) C'est la nature humaine. Mais ensuite, chaque couple g&#232;re cette situation &#224; sa fa&#231;on. Parfois, si vous &#234;tes vraiment chanceux, vous pouvez atteindre un niveau sup&#233;rieur de relation amoureuse. Je ne veux donc pas dire que les couples vont obligatoirement se tuer ou se s&#233;parer , mais beaucoup de gens le font. L'&#234;tre humain est maudit car c'est un animal social. Il a besoin d'avoir des relations avec les autres, un ami ou quelqu'un dont vous tomberez amoureux. Mais en m&#234;me temps, il n'est pas non plus fait pour vivre avec quelqu'un 24 heures sur 24 pendant 50 ans. L'&#234;tre humain est tiraill&#233; par cette contradiction.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Dans vos trois derniers films, vos personnages semblent partag&#233;s entre deux situations. Est-ce un reflet de votre vie ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Du point de vue physique, c'est &#233;vident. Je vis souvent dans des endroits bizarres quand je me d&#233;place dans les festivals pour pr&#233;senter mes films dans des pays diff&#233;rents. M&#234;me c'est &#233;galement le cas mentalement. Je suis tha&#239;landais et je fais des films tha&#239;s, mais l'industrie du cin&#233;ma de mon pays m'accuse de faire des films pour les spectateurs &#233;trangers et les festivals. Dans mon propre pays, je suis &#233;galement un peu un &#233;tranger. D'une certaine fa&#231;on, je suis un extraterrestre et mes films le sont un peu aussi.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_6761 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:133px;' &gt;
&lt;img src='http://www.sancho-asia.com/local/cache-vignettes/L133xH200_IMG_5843-8d068.jpg' width='133' height='200' alt=&quot;&quot; style='height:200px;width:133px;' class='' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Est-ce en raison de ces critiques que vous avez d&#233;cid&#233; de faire un film avec une &#233;quipe enti&#232;rement tha&#239;landaise, apr&#232;s avoir r&#233;alis&#233; vos deux films pr&#233;c&#233;dents avec une &#233;quipe en partie internationale ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Non, je n'ai rien &#224; faire de ces critiques. Mais les deux derniers films m'ont &#233;puis&#233; physiquement. Ils &#233;taient plus gros que ceux que j'avais l'habitude de faire et j'ai d&#251; beaucoup voyager. Vous avez une star japonaise dont l'emploi du temps est tr&#232;s charg&#233;, une star cor&#233;enne qui peut seulement vous accorder cinq jours... &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Last Life in the Universe&lt;/strong&gt; et &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Invisible Waves&lt;/strong&gt; m'ont permis d'acqu&#233;rir de l'exp&#233;rience et la confiance pour continuer de faire ce type de films.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;J'ai donc d&#233;cid&#233; de revenir &#224; la maison et de faire un film &#171; d'&#233;tudiant &#187; en vingt jours de tournage dans des chambres d'h&#244;tel avec une &#233;quipe tha&#239;landaise. Il semble ne pas se passer grand chose dans &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Ploy&lt;/strong&gt;, mais le d&#233;fi &#233;tait de le rendre quand m&#234;me int&#233;ressant avec ces ressources limit&#233;es. Je voulais faire un film de fa&#231;on plus p&#233;p&#232;re, mais cela n'a pas &#233;t&#233; le cas.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Plusieurs acteurs du films sont des non-professionnels. Pourquoi ce choix ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est une d&#233;cision que nous avons prise lors du casting. Nous les avons trouv&#233;s plus int&#233;ressants. Si j'avais choisi des acteurs professionnels, le film aurait &#233;t&#233; compl&#232;tement diff&#233;rent. La situation pour les acteurs en Tha&#239;lande est diff&#233;rente qu'aux Etats-Unis ou en France. Pour survivre, ils ne peuvent pas se contenter de tourner des films. Ils travaillent donc beaucoup pour la t&#233;l&#233;vision et vous savez comment est le jeu des acteurs &#224; la t&#233;l&#233;vision : ils doivent surjouer. Seule une poign&#233;e d'entres eux peuvent s'adapter et &#234;tre plus subtils. Ces bons acteurs sont donc dans tous les films et vous ne voulez pas les utiliser car les spectateurs les ont associ&#233;s &#224; des r&#244;les particuliers. Les acteurs non-professionnels sont plus innocents et plus honn&#234;tes. Le mauvais c&#244;t&#233; de la chose, c'est qu'ils ont plus peur de la cam&#233;ra et deviennent tr&#232;s nerveux. C'est &#224; moi de leur faire d&#233;passer ce stade. Avant le tournage, nous avons travaill&#233; dans des ateliers, bu des verres ensemble... Mais je les ai aussi m&#233;lang&#233;s avec des acteurs professionnels, comme la femme par exemple.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_6764 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:175px;' &gt;
&lt;img src='http://www.sancho-asia.com/local/cache-vignettes/L175xH250_LP1-322d6.jpg' width='175' height='250' alt=&quot;&quot; style='height:250px;width:175px;' class='' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;A ce sujet, comment se sont d&#233;roul&#233;es vos retrouvailles avec Lalita Panyopas ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Elle n'avait plus jou&#233; depuis mon film &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.sancho-asia.com/spip.php?article208&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;6ixtynin9&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; en 1999. Ensuite, elle s'est mari&#233;e, a eu deux enfants et est partie en Angleterre. Maintenant elle est revenue en Tha&#239;lande, ses enfants ont grandi et elle dispose de plus de temps libre. Un ami m'a appris qu'elle cherchait un r&#244;le. Je l'ai appel&#233;e et elle a imm&#233;diatement donn&#233; son accord.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Qu'aimez-vous en elle ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;A l'&#233;poque de &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;6ixtynin9&lt;/strong&gt;, elle &#233;tait une superstar en Tha&#239;lande. Maintenant, elle n'a pas jou&#233; pendant plusieurs ann&#233;es et a perdu son assurance d'actrice. Elle est devenue une &#233;pouse, une m&#232;re et son mariage a s&#251;rement connu son lot de probl&#232;mes. Je me suis dit que ce serait int&#233;ressant de voir comment elle allait interpr&#233;ter son personnage. Une fois qu'elle a accept&#233; le r&#244;le, j'ai modifi&#233; le sc&#233;nario pour faire de la femme une ancienne actrice afin qu'elle lui ressemble.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Quels sont vos projets ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je suis en train d'&#233;crire un sc&#233;nario mais il est encore un peu t&#244;t pour en parler. Ce devrait &#234;tre un film plus fantastique avec des esprits.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Comment vous voyez vous &#233;voluer dans le futur ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;J'ai toujours dit avoir seulement neuf films en moi, il m'en reste donc encore trois &#224; r&#233;aliser. Ensuite, je pourrais &#233;crire des bandes dessin&#233;es, faire du jardinage... Quoi que je fasse dans le futur, je continuerai &#224; faire du &#171; cin&#233;ma &#187;, mais d'une fa&#231;on diff&#233;rente, sans cam&#233;ra. Je continuerai &#224; questionner les choses.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_6759 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://www.sancho-asia.com/local/cache-vignettes/L400xH267_PER1-dc1bd.jpg' width='400' height='267' alt=&quot;&quot; style='height:267px;width:400px;' class='' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;Interview et traduction : Kizushii et Kaelu San.
&lt;br /&gt;Photos de Pen-ek Ratanaruang : Kizushii.
&lt;br /&gt;Remerciements &#224; C&#233;line Petit.&lt;/div&gt;
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		<title>Aditya Assarat </title>
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		<dc:subject>Tha&#239;lande</dc:subject>
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		<description>&quot;J'aime le contraste entre une vieille ville et une histoire d'amour.&quot;

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 <content:encoded>&lt;img src=&quot;IMG/arton1788.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;60&quot; height=&quot;60&quot; onmouseover=&quot;this.src='IMG/artoff1788.jpg'&quot; onmouseout=&quot;this.src='http://www.sancho-asia.com/IMG/arton1788.jpg'&quot; class=&quot;spip_logos&quot; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.sancho-asia.com/spip.php?article1769&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;Wonderful Town&lt;/a&gt; d'Aditya Assarat sort sur les &#233;crans fran&#231;ais le 5 mai. Ce premier film du r&#233;alisateur tha&#239;landais s'est fait remarquer dans les festivals (Pusan, Rotterdam, Deauville) comme cela avait d&#233;j&#224; &#233;t&#233; le cas de ses courts m&#233;trages. Comme son compatriote &lt;a href=&quot;http://www.sancho-asia.com/spip.php?article1787&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;Pen-ek Ratanaruang&lt;/a&gt;, le r&#233;alisateur tha&#239;landais a fait ses &#233;tudes aux Etats-Unis avant de revenir travailler dans son pays natal. Aditya Assarat a &#233;voqu&#233; avec Sancho son parcours de jeune cin&#233;aste et la gen&#232;se du film.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_6765 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:200px;' &gt;
&lt;img src='http://www.sancho-asia.com/local/cache-vignettes/L200xH300_AA1-0510c.jpg' width='200' height='300' alt=&quot;&quot; style='height:300px;width:200px;' class='' /&gt;&lt;/span&gt; Sancho : &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Qu'est ce qui vous a pouss&#233; &#224; vouloir devenir r&#233;alisateur ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Aditya Assarat&lt;/strong&gt; : J'ai &#233;tudi&#233; le cin&#233;ma &#224; l'universit&#233; de Californie du sud. Mais c'est au cours de mes &#233;tudes &#224; l'universit&#233; de New York que j'ai commenc&#233; &#224; regarder beaucoup de films et d&#233;cid&#233; de devenir metteur en sc&#232;ne. Un de mes films pr&#233;f&#233;r&#233;s est &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Yi Yi&lt;/strong&gt; d'Edward Yang. Je voudrais &#234;tre capable de r&#233;aliser un film comme celui-l&#224;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Vous avez travaill&#233; &#224; Hollywood avec la r&#233;alisatrice d'origine indienne Mira Nair pendant un an. Que vous a apport&#233; cette exp&#233;rience ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;A cette &#233;poque, j'&#233;tais d&#233;j&#224; un professionnel du cin&#233;ma. J'avais r&#233;alis&#233; des courts-m&#233;trages et des vid&#233;os et savais quel type de films je souhaitais faire. Vous savez, r&#233;aliser un film, une grosse ou une petite production, au final le r&#233;alisateur se retrouve avec une cam&#233;ra et parle &#224; ses acteurs.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;J'ai &#233;t&#233; plus int&#233;ress&#233; par le fonctionnement d'une importante production. Faire un film &#224; Hollywood, comme dans le cas de Mira Nair, revient &#224; faire des affaires, le c&#244;t&#233; artistique dispara&#238;t pratiquement. Elle est entour&#233;e d'agents, de managers.... Je ne dis pas qu'elle n'est pas une artiste. J'ai d&#233;couvert comment elle g&#233;rait cet aspect du m&#233;tier et comment en tant que productrice, elle devait trouver le temps d'&#234;tre une artiste.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Quelle est la gen&#232;se de &lt;a href=&quot;http://www.sancho-asia.com/spip.php?article1769&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;Wonderful Town&lt;/a&gt; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;J'en ai eu l'id&#233;e lors d'un s&#233;jour dans une ville du sud de la Tha&#239;lande, Takua Pa. Il y r&#233;gnait une atmosph&#232;re particuli&#232;re et, en tant que r&#233;alisateur, j'ai toujours &#233;t&#233; int&#233;ress&#233; par les lieux et les atmosph&#232;res. Cette ville est tr&#232;s vieille et triste, il n'y restait pratiquement plus que les gens &#226;g&#233;s et les enfants. Les jeunes &#233;taient partis &#224; la ville pour trouver du travail. Comme l'amour est un sentiment juv&#233;nile, j'ai pens&#233; qu'elle conviendrait bien comme cadre &#224; une histoire d'amour. J'aime ce contraste entre une vieille ville et une histoire d'amour.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_6767 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:190px;' &gt;
&lt;img src='http://www.sancho-asia.com/local/cache-vignettes/L190xH250/aff_wonderful-town-7a7d0.jpg' width='190' height='250' alt=&quot;&quot; style='height:250px;width:190px;' class='' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Mon sentiment &#224; l'issue de la projection est qu'il s'agit d'un film de fant&#244;mes sans fant&#244;mes...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Oui, un film de fant&#244;mes diff&#233;rent. Dans &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.sancho-asia.com/spip.php?article1769&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;Wonderful Town&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, la m&#233;moire du tsunami joue le r&#244;le du fant&#244;me. C'est quelque chose de fort qui appartient &#224; la fois au pass&#233; et au pr&#233;sent comme un fant&#244;me. Les habitants ressentent constamment sa pr&#233;sence, mais ne l'aper&#231;oivent jamais.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Est-ce pour cette raison que vous donnez peu d'indications sur le pass&#233; malheureux des personnages ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je ne voulais pas faire un film sur le tsunami. Lorsqu'il s'est produit j'&#233;tais &#224; Bangkok et j'ai vu les images &#224; la t&#233;l&#233;vision. J'ai simplement voulu faire un film dans cette ville. Avec la femme et l'homme, elle est le troisi&#232;me personnage principal du film. De la m&#234;me fa&#231;on que vous devez &#233;voquer le pass&#233; du couple, vous devez aussi parler de celui de la ville. Il &#233;tait impossible de faire un film sur Takua Pa sans faire r&#233;f&#233;rence au tsunami.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Lorsque vous avez &#233;crit le sc&#233;nario, vous saviez d&#233;j&#224; comment vous alliez le filmer ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Chaque film a son rythme propre et je pense qu'un film de ce genre doit adopter un rythme lent. La vie se d&#233;roule lentement dans la ville, et il faut du temps pour que des personnes tombent amoureuses. Et en qualit&#233; de spectateur, j'appr&#233;cie les films qui prennent leur temps.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_6771 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:200px;' &gt;
&lt;img src='http://www.sancho-asia.com/local/cache-vignettes/L200xH150_assarat_2-12655.jpg' width='200' height='150' alt=&quot;&quot; style='height:150px;width:200px;' class='' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Vous avez proc&#233;d&#233; &#224; beaucoup de changements au cours du tournage ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est mon premier film et j'ai fait des erreurs. Parfois, vous &#233;crivez une sc&#232;ne et sur le tournage ou au montage, vous vous apercevez qu'elle ne fonctionne pas. Mon premier montage ne me plaisait pas et j'ai fait des coupes, mais le film est devenu trop court. J'ai donc d&#251; retourner des sc&#232;nes. Mais j'ai beaucoup appris : devenir metteur en sc&#232;ne consiste &#224; s'adapter aux al&#233;as du tournage.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; Quelle est la principale difficult&#233; dans la r&#233;alisation d'un long-m&#233;trage par rapport &#224; un court-m&#233;trage ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est tr&#232;s fatigant et vous demande beaucoup d'&#233;nergie. Un court-m&#233;trage ne demande que trois, quatre ou cinq jours de travail. Un long-m&#233;trage n&#233;cessite 25 ou 30 jours et vous devez beaucoup r&#233;fl&#233;chir. En tant que r&#233;alisateur, vous subissez une pression importante. Et m&#234;me si vous &#234;tes tr&#232;s fatigu&#233; parce que vous ne dormez que quatre ou cinq heures par nuit, vous ne pouvez pas interrompre le tournage pendant une journ&#233;e car l'argent file.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Quels conseils donneriez vous &#224; quelqu'un qui veut r&#233;aliser son premier film ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je lui conseillerai de faire un film &#224; petit budget avec un nombre restreint de lieux de tournage et de personnages. Il faut aussi mettre en sc&#232;ne un sujet qui vous motive r&#233;ellement. Le fait que ce projet vous tient &#224; c&#339;ur vous permet de tenir lors des moments difficiles.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_6772 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:200px;' &gt;
&lt;img src='http://www.sancho-asia.com/local/cache-vignettes/L200xH113_assarat_3-3b69f.jpg' width='200' height='113' alt=&quot;&quot; style='height:113px;width:200px;' class='' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Pourquoi avez-vous choisi d'utiliser des acteurs non professionnels ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En raison de notre petit budget et parce qu'il s'agit d'un film sur des gens normaux. Ce n'est pas un film commercial produit &#224; l'aide d'une importante soci&#233;t&#233; de cin&#233;ma qui aurait souhait&#233; des actrices ou acteurs c&#233;l&#232;bres. Si mon prochain film est financ&#233; par une soci&#233;t&#233; de premier plan, je ferais peut &#234;tre appel &#224; des acteurs plus connus. Mais sur une petite production, il y a tant de probl&#232;mes que la pr&#233;sence d'acteurs c&#233;l&#232;bres en provoquerait d'autres. Ils co&#251;tent chers, leur agenda est charg&#233;... Les acteurs sont des gens pay&#233;s pour jouer, mais cela ne veut pas dire qu'ils sont bons. Quand vous r&#233;alisez votre premier film, rendez vous la vie la plus simple possible : travaillez avec vos amis, utilisez des acteurs non professionnels... Le plus important est de parvenir &#224; r&#233;aliser votre objectif artistique et cela n'a rien &#224; voir avec la pr&#233;sence d'acteurs de premier plan.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Pourquoi, &#233;tant donn&#233; la fin du film, la ville est quand m&#234;me &#171; formidable &#187; ?&lt;/strong&gt; (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;attention, spoiler !&lt;/i&gt;)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Quand j'ai &#233;crit le sc&#233;nario, l'histoire finissait d&#233;j&#224; ainsi. J'ai toujours voulu faire une trag&#233;die. M&#234;me si les jeunes tuent l'homme, ils ne le connaissent pas vraiment et ne le d&#233;testent pas. Ils commettent un acte de violence sans savoir pourquoi, juste parce qu'ils sont jeunes, stupides et d&#233;sorient&#233;s. Ils n'ont ni r&#234;ve, ni travail. Ils sont si pleins de col&#232;re qu'ils doivent trouver quelque chose pour se d&#233;fouler. Je ne pense qu'il s'agit d'un ph&#233;nom&#232;ne universel. Et le tsunami qui a touch&#233; cette ville n'a fait que renforcer cette frustration en raison des nombreuses personnes qui sont mortes. G&#233;n&#233;ralement, suite au d&#233;c&#232;s de quelqu'un, vous cherchez un bouc &#233;missaire. Or dans ce cas, on ne peut jeter le bl&#226;me sur personne car il s'agit d'une catastrophe naturelle. L'homme est arriv&#233; en ville, ils ont alors trouv&#233; quelqu'un &#224; accuser. Apr&#232;s ses &quot;fun&#233;railles&quot;, je pense que la ville va pouvoir repartir de l'avant.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_6766 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://www.sancho-asia.com/local/cache-vignettes/L400xH267_AA2-96655.jpg' width='400' height='267' alt=&quot;&quot; style='height:267px;width:400px;' class='' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;Remerciements &#224; Matilde Incerti et Audrey Tazi&#232;re.
&lt;br /&gt;Photos d'Aditya Assarat : Kizushii.&lt;/div&gt;
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	<item>
		<title>Onechanbara : The Movie</title>
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		<dc:creator>Dimitri Ianni</dc:creator>

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		<description>Sorti ce week-end au Japon, je ne r&#233;siste pas au plaisir de savourer cette nouvelle, devant une affiche qui si elle tient ses promesses, saura combler de coupables plaisirs. Onechanbara : The Movie (&#12362;&#22985;&#12481;&#12515;&#12531;&#12496;&#12521; THE MOVIE) est l'adaptation d'une s&#233;rie de jeux vid&#233;os, The On&#275; Chanbara, d&#233;velopp&#233;e par Tamsoft. R&#233;alis&#233; par Y&#244;hei Fukuda on y trouve au casting : Otoguro Eri, Hashimoto Manami, Waki Tomohiro, Nakamura Chise. &lt;br /&gt;Le sc&#233;nario tourne (...)


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sorti ce week-end au Japon, je ne r&#233;siste pas au plaisir de savourer cette nouvelle, devant une affiche qui si elle tient ses promesses, saura combler de coupables plaisirs. &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Onechanbara : The Movie&lt;/strong&gt; (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;&#12362;&#22985;&#12481;&#12515;&#12531;&#12496;&#12521; THE MOVIE&lt;/i&gt;) est l'adaptation d'une s&#233;rie de jeux vid&#233;os, The On&#275; Chanbara, d&#233;velopp&#233;e par Tamsoft. R&#233;alis&#233; par &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Y&#244;hei Fukuda&lt;/strong&gt; on y trouve au casting : Otoguro Eri, Hashimoto Manami, Waki Tomohiro, Nakamura Chise.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le sc&#233;nario tourne autour d'une ville infest&#233;e de zombies cr&#233;&#233;s par un scientifique. Pour la d&#233;fendre... le jeune Katsuji dont la s&#339;ur a &#233;t&#233; tu&#233;e, la jeune Reiko arm&#233;e d'un fusil et qui a perdu sa fille, et la plus forte de tous, Aya, v&#234;tue d'un bikini, coiff&#233;e d'un Stetson, et affubl&#233;e d'un boa en plumes d'autruches ; sans oublier le katana de rigueur, ni la s&#339;urette Aya, en jeune &#233;tudiante p&#233;trie de rancune. En trois mots&#8230; &#231;a va saigner !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_6754 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://www.sancho-asia.com/local/cache-vignettes/L380xH537/onechanbara10000000-53c81.jpg' width='380' height='537' alt=&quot;&quot; style='height:537px;width:380px;' class='' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.sancho-asia.com/local/cache-vignettes/L8xH11_puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; &lt;a href=&quot;http://www.onechanbara-movie.com&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;site du film (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;en japonais&lt;/i&gt;)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>United Red Army</title>
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		<dc:date>2008-04-25T05:13:46Z</dc:date>
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		<dc:creator>Dimitri Ianni</dc:creator>

<category domain="http://www.sancho-asia.com/spip.php?rubrique1">Articles</category>

		<dc:subject>Japon</dc:subject>

		<description>aka &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;The Red Army&lt;/strong&gt; - &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;United Red Army&lt;/strong&gt; - &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;The Path to Asama Mountain Lodge&lt;/strong&gt; - &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Jitsuroku reng&#244; sekigun : Asama sans&#244; e no michi&lt;/strong&gt; - &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;&#23455;&#37682;&#12539;&#36899;&#21512;&#36196;&#36557; &#12354;&#12373;&#12414;&#23665;&#33624;&#12408;&#12398;&#36947;&#31243;&lt;/strong&gt; | Japon | 2007 | Un film de Koji Wakamatsu | Avec Go Jibiki, Akie Namiki, Maki Sakai, Arata, Maria Abe, Anri Ban, Kenji Date, Yuki Fujii, Len Hisa, Megumi Ichinose, Keigo Kasuya, Junpei Kawa, Etsuko Kizen, Chie K&#244;zu, Genji Kuroi, Sentaro Kusakabe, Makoto Miyahara, Akiko Monou, Hideo Nakaizumi, Nao Okabe, Erika Okuda, Kaoru Okunuki, Nobumitsu &#212;nishi, Shima Onishi, Tak Sakaguchi, Yugo Saso, Yasuko Tajima, Hassei Takano, Nobuya Tamaichi, Soran Tamoto, Kazuki Tsujimoto, Takaki Uda, Naoki Yamamoto, Yoshio Harada

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&lt;a href="http://www.sancho-asia.com/spip.php?mot1" rel="tag"&gt;Japon&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img src=&quot;IMG/arton1783.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;60&quot; height=&quot;60&quot; onmouseover=&quot;this.src='IMG/artoff1783.jpg'&quot; onmouseout=&quot;this.src='http://www.sancho-asia.com/IMG/arton1783.jpg'&quot; class=&quot;spip_logos&quot; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_6732 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:200px;' &gt;
&lt;img src='http://www.sancho-asia.com/local/cache-vignettes/L200xH284_420px-Jitsuroku_rengosekigun_flyer-ba0e2.jpg' width='200' height='284' alt=&quot;&quot; style='height:284px;width:200px;' class='' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Le pleur raval&#233; s'envole au cr&#233;puscule.&lt;br&gt;
Le rayonnement du soleil est aussi tr&#232;s triste.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;M&#234;me le bruit du vent ...&lt;br&gt; transperce un c&#339;ur de pierre.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Parfait pour une joue br&#251;lante,&lt;br&gt; un lit d'asphalte glac&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je n'ai pas besoin d'une aiguille en argent&lt;br&gt; pour rapi&#233;cer un drapeau effiloch&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je limerai mes ongles dans l'obscurit&#233;.&lt;br&gt;
Notre champ de bataille est ici.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Un front silencieux.&lt;br&gt; Un sanglot s'envole au cr&#233;puscule&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;dans les rues, &#224; l'aube,&lt;br&gt; A la r&#233;ussite de notre transaction !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Des feuilles flottent dans le vent.&lt;br&gt; Je lance une petite flamme&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;vers le sang cramoisi clair&lt;br&gt;
dans n'importe quel champ vide.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Br&#251;lez le cr&#233;puscule !&lt;br&gt;
Br&#251;lez les rues au cr&#233;puscule !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ceci est un incendie. &#212; flamme, ici ...&lt;br&gt;
Ici est notre champ de bataille.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ceci est un incendie. &#212; flamme, ici ...&lt;br&gt;
&#212; flamme, ici est notre champ de bataille.&lt;/i&gt; [&lt;a href=&quot;http://www.sancho-asia.com/#nb3-1&quot; name=&quot;nh3-1&quot; id=&quot;nh3-1&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[1] Ici est le front silencieux est une chanson &#233;crite par Masao Adachi et (...)' &gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Les Ann&#233;es Rouges ou un cin&#233;aste aux prises avec le r&#233;el.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_6743 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:200px;' &gt;
&lt;img src='http://www.sancho-asia.com/local/cache-vignettes/L200xH132_asaa001-7c539.jpg' width='200' height='132' alt=&quot;&quot; style='height:132px;width:200px;' class='' /&gt;&lt;/span&gt;Plus qu'aucun autre, le cin&#233;ma de Koji Wakamatsu, se trouve intimement li&#233; aux soubresauts politiques et sociaux qui ont agit&#233; le Japon de 1960 au d&#233;but des ann&#233;es 70. Grand parrain du &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;pinku eiga&lt;/i&gt; politique, le cin&#233;aste a depuis la fin des ann&#233;es 70 quitt&#233; la confidentialit&#233; d'un genre qui l'a longtemps marginalis&#233; au sein de l'industrie cin&#233;matographique locale. L'importance de sa contribution &#224; l'histoire du cin&#233;ma japonais, toujours sous-estim&#233;e, est en passe d'&#234;tre reconnue &#224; sa juste valeur : celle d'un pionnier s'&#233;tant jou&#233; des contraintes d'un genre, doubl&#233; d'un auteur qui n'a eu de cesse de conjuguer engagement artistique et politique, sans compromis.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Apr&#232;s &#234;tre revenu tout r&#233;cemment &#224; un cin&#233;ma r&#233;solument anti-commercial avec le touchant &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.sancho-asia.com/spip.php?article1727&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;Cycling Chronicles&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;2004&lt;/i&gt;), introspection du d&#233;sespoir d'une jeunesse incomprise, &#224; travers son film le plus abstrait ; le cin&#233;aste &#226;g&#233; aujourd'hui de soixante-douze ans semble toujours anim&#233; d'un engagement inalt&#233;rable. N'ayant pas h&#233;sit&#233; &#224; s'endetter lourdement pour la r&#233;alisation de son dernier projet, film fleuve de plus de trois heures, sans compter la destruction de sa propre maison secondaire pour les besoins du tournage. Wakamatsu revient donc avec &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;United Red Army&lt;/strong&gt; sur douze ann&#233;es de luttes radicales &#233;tudiantes, ayant &#233;branl&#233; le pouvoir politique du pays de 1960 &#224; 1972. Il embo&#238;te ainsi le pas &#224; son compagnon d'arme et fid&#232;le sc&#233;nariste, Masao Adachi venant de signer son grand retour derri&#232;re la cam&#233;ra apr&#232;s trois d&#233;cennies d'absence, livrant un regard r&#233;trospectif sur trente-cinq ans d'activisme, avec le controvers&#233; et provocant &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Y&#251;heisha - terorisuto&lt;/strong&gt; (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;2007&lt;/i&gt;), r&#233;cit de l'emprisonnement de Kozo Okamoto [&lt;a href=&quot;http://www.sancho-asia.com/#nb3-2&quot; name=&quot;nh3-2&quot; id=&quot;nh3-2&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[2] Membre de l&amp;#39;Arm&#233;e Rouge Japonaise et seul survivant des trois (...)' &gt;2&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_6738 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:200px;' &gt;
&lt;img src='http://www.sancho-asia.com/local/cache-vignettes/L200xH150_ura0002-fa6c6.jpg' width='200' height='150' alt=&quot;&quot; style='height:150px;width:200px;' class='' /&gt;&lt;/span&gt;Les violents bouleversements qui ont secou&#233; l'Europe soixante-huitarde des Brigades rouges des ann&#233;es de plomb italiennes, constituant la toile de fond du r&#233;jouissant &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Romanzo criminale&lt;/strong&gt; (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;2006&lt;/i&gt;) de Michele Placido, ou encore ceux de la Fraction arm&#233;e rouge allemande et sa bande &#224; Baader r&#233;cemment &#233;voqu&#233;s dans le portrait du pol&#233;mique et myst&#233;rieux Jacques Verg&#232;s de &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;L'Avocat de la terreur&lt;/strong&gt; (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;2007&lt;/i&gt;) de Barbet Schroeder, sont des &#233;pisodes biens connus du monde occidental. En revanche les ann&#233;es rouges de l'archipel, qui ont pourtant atteint un degr&#233; de violence bien sup&#233;rieur &#224; certains &#233;gards, ayant profond&#233;ment marqu&#233; l'inconscient collectif japonais, sont relativement peu &#233;voqu&#233;es en occident, tout autant qu'au Japon m&#234;me, o&#249; une jeunesse apathique et gav&#233;e &#224; la culture &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;J-pop&lt;/i&gt; est maintenue dans un &#233;tat d'ignorance, face &#224; l'amn&#233;sie collective d'un &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;establishment&lt;/i&gt; en plein regain nationaliste, peu enclin &#224; r&#233;veiller ses vieux d&#233;mons.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est &#224; travers &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;United Red Army&lt;/strong&gt;, v&#233;ritable film testament en forme de docu-fiction &#233;pousant la tradition du &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Jitsuroku&lt;/i&gt;, que le chantre du &#8220;cin&#233;ma gu&#233;rilla&#8221; entreprend de retracer l'histoire du &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Gakusei undo&lt;/i&gt; (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;mouvements contestataires &#233;tudiants, &#23398;&#29983;&#36939;&#21205;&lt;/i&gt;), tout en faisant la lumi&#232;re sur l'un des &#233;v&#233;nements m&#233;diatiques les plus traumatisants du Japon d'apr&#232;s-guerre, &#171; L'affaire du chalet d'Asama &#187; (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Asama Sans&#244; Jiken, &#12354;&#12373;&#12414;&#23665;&#33624;&#20107;&#20214;&lt;/i&gt;).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Afin de saisir l'enjeu qu'un tel film rev&#234;t pour le cin&#233;aste, &#224; l'heure d'un r&#233;examen g&#233;n&#233;ral de l'h&#233;ritage militant, la contextualisation du cin&#233;ma de Wakamatsu appara&#238;t comme une &#233;tape n&#233;cessaire &#224; l'appr&#233;hension des enjeux d'un m&#233;trage, dont le questionnement rev&#234;t une importance particuli&#232;re, &#224; l'aune de notre &#232;re totalisante ayant depuis longtemps fait le deuil des id&#233;ologies.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_6736 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:200px;' &gt;
&lt;img src='http://www.sancho-asia.com/local/cache-vignettes/L200xH134_040004_2-7baa7.jpg' width='200' height='134' alt=&quot;&quot; style='height:134px;width:200px;' class='' /&gt;&lt;/span&gt;Bien que la vague contestataire n'&#233;pargna aucune des soci&#233;t&#233;s industrialis&#233;es, les caract&#233;ristiques du mai 68 nippon comportent des attributs uniques. Son origine remontant aux conditions particuli&#232;res dans lesquelles s'est d&#233;velopp&#233; le pays apr&#232;s la d&#233;faite de 1945, aux choix discutables du parti communiste japonais, et aux rapports entre le Japon et les &#201;tats-Unis apr&#232;s le retour &#224; l'ind&#233;pendance en 1952. Cette situation fit le lit de la naissance d'une nouvelle gauche, en rupture manifeste avec le parti communiste japonais, accus&#233; de rigidit&#233; et de Stalinisme.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;United Red Army&lt;/strong&gt; s'ouvre en pleine effervescence des manifestations contre la signature du nouveau trait&#233; de s&#233;curit&#233; nippo-am&#233;ricain (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;ANPO&lt;/i&gt;) en 1960, marqu&#233;e par la mort tragique d'une &#233;tudiante de l'universit&#233; de Tokyo devant le b&#226;timent de la Di&#232;te, Michiko Kanba, le 15 juin 1960. D&#233;taillant les multiples &#233;pisodes de la contestation populaire qui gagna peu &#224; peu la majorit&#233; des universit&#233;s du pays, le cin&#233;aste, par le truchement de la voix virile et pos&#233;e de l'embl&#233;matique Yoshio Harrada, acteur et fid&#232;le compagnon du cin&#233;aste, doubl&#233; d'un compendium pr&#233;cis d'images d'archives au montage dynamique, dresse un portrait effarant de l'attitude r&#233;pressive adopt&#233;e alors par le pouvoir politique en place, amor&#231;ant le terrain d'une compr&#233;hension des origines de la radicalisation &#233;tudiante.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cette radicalisation qui s'exprime &#224; travers la puissante &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Zengakuren&lt;/i&gt; (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;ligue nationale des &#233;tudiants, &#20840;&#23398;&#36899;&lt;/i&gt;) se fissure en une multitude de groupes radicaux de gauches, reconnaissables &#224; leur casques de couleurs [&lt;a href=&quot;http://www.sancho-asia.com/#nb3-3&quot; name=&quot;nh3-3&quot; id=&quot;nh3-3&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[3] L&amp;#39;extr&#234;me vari&#233;t&#233; des groupuscules est telle qu&amp;#39;il est plus (...)' &gt;3&lt;/a&gt;], signe de leur ob&#233;dience politique. Dans le courant des ann&#233;es 60, la mobilisation de la jeunesse fut sans pr&#233;c&#233;dent, stimul&#233;e par de nombreuses causes qui agitaient la soci&#233;t&#233; japonaise de l'&#233;poque : opposition &#224; la guerre du Vietnam (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;tr&#232;s m&#233;diatis&#233;e dans l'archipel&lt;/i&gt;), protestation contre la construction du nouvel a&#233;roport de Narita et ses combats contre les expropriations des paysans de Sanrizuka (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;largement document&#233;es par le cin&#233;aste Shinsuke Ogawa&lt;/i&gt;), les mouvements anti-pollution &#8230; ; et surtout, la prorogation du trait&#233; de s&#233;curit&#233; nippo-americain (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;ANPO&lt;/i&gt;) de 1970, qui cristallisa le combat radical &#233;tudiant.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_6737 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:200px;' &gt;
&lt;img src='http://www.sancho-asia.com/local/cache-vignettes/L200xH281_posterura-a4c31.jpg' width='200' height='281' alt=&quot;&quot; style='height:281px;width:200px;' class='' /&gt;&lt;/span&gt;C'est &#224; partir de 1967 que la contestation gagne progressivement l'ensemble des universit&#233;s du pays, amplifi&#233;e par le scandale financier &#224; l'universit&#233; Nichidai, la plus grande universit&#233; de Tokyo, en 1968. L'un des &#233;v&#233;nements symboles de l'embrasement &#233;tant l'occupation de l'universit&#233; T&#244;da&#239; (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Universit&#233; de T&#244;ky&#244;, embl&#232;me des &#233;lites nationales&lt;/i&gt;) entre janvier 1969 et f&#233;vrier 1970, se soldant malheureusement par une violente r&#233;pression, marquant l'&#233;chec du mouvement, et poussant une partie des &#233;tudiants &#224; se radicaliser davantage. C'est donc dans ce contexte d'extr&#234;me tension doubl&#233; d'une pression polici&#232;re r&#233;pressive accrue, que les &#233;tudiants les plus radicaux, forment la Faction arm&#233;e rouge (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Sekigun-ha, &#36196;&#36557;&#27966;&lt;/i&gt;). A l'image de son fondateur historique, Takaya Shiomi interpr&#233;t&#233; par le bouillonnant Tak Sakaguchi (&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.sancho-asia.com/spip.php?article319&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;Versus&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.sancho-asia.com/spip.php?article402&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;Battlefield Baseball&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Death Trance&lt;/strong&gt;), ils sont d&#233;cid&#233;s &#224; prendre les armes. Les radicaux affubl&#233;s des fameux casques rouges (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;signe de leur ob&#233;dience Mao&#239;ste&lt;/i&gt;) entrent alors en clandestinit&#233;. De nombreux attentats contre la police, et autres coups d'&#233;clats meurtriers ponctuent ainsi l'ann&#233;e 1970 qui, malgr&#233; les manifestations de masse, voit la prorogation automatique du trait&#233; ANPO le 22 juin 1970.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En 1971 les luttes intestines aboutissent &#224; la scission de la faction Arm&#233;e rouge en deux branches : l'Arm&#233;e rouge unifi&#233;e (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Reng&#244; sekigun, &#36899;&#21512;&#36196;&#36557;&lt;/i&gt;), et sa branche internationaliste, l'Arm&#233;e rouge japonaise (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Nihon sekigun, &#26085;&#26412;&#36196;&#36557;&lt;/i&gt;), emmen&#233;e par Fusako Shigenobu surnomm&#233;e &#171; la reine rouge &#187;, dont le cin&#233;aste conserve une affection particuli&#232;re suite &#224; son s&#233;jour en Palestine. Cette derni&#232;re quitte le Japon pour rejoindre les camps d'entra&#238;nements du Front populaire de lib&#233;ration de la Palestine (&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;FPLP&lt;/strong&gt;) de Georges Habache, o&#249; la rejoindront quelques mois apr&#232;s les cin&#233;astes Masao Adachi et Koji Wakamatsu pour tourner le documentaire agitprop &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Arm&#233;e Rouge - Front de Lib&#233;ration Palestinien - D&#233;claration de guerre mondiale&lt;/strong&gt; (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;1971&lt;/i&gt;). Au Japon, la fin tragique du mouvement radical &#233;tudiant est marqu&#233;e par &#171; l'affaire du chalet d'Asama &#187;, dans laquelle, en f&#233;vrier 1972, se d&#233;roule une prise d'otage retentissante aboutissant &#224; l'arrestation des derniers membres de l'Arm&#233;e rouge unifi&#233;e et &#224; la d&#233;couverte de 14 de leurs camarades d&#233;c&#233;d&#233;s dans d'atroces circonstances, suite &#224; des purges internes au mouvement, au travers d'une spirale ritualis&#233;e de violence incontr&#244;l&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_6739 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:200px;' &gt;
&lt;img src='http://www.sancho-asia.com/local/cache-vignettes/L200xH134_ura2-b6bca.jpg' width='200' height='134' alt=&quot;&quot; style='height:134px;width:200px;' class='' /&gt;&lt;/span&gt;Pr&#233;alablement document&#233; par le th&#233;&#226;tral &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Hikari no Ame&lt;/strong&gt; (&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Rain of Light&lt;/strong&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;, 2001&lt;/i&gt;), de l'ancien prot&#233;g&#233; de Wakamatsu le r&#233;alisateur &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;pink&lt;/i&gt; Takahashi Banmei, et occupant toute la derni&#232;re partie de l'&#339;uvre, cet &#233;v&#233;nement f&#251;t &#224; l'&#233;poque retransmis en direct par toutes les t&#233;l&#233;visions du pays et provoqua le plus important d&#233;ploiement de forces polici&#232;res jamais mobilis&#233; dans l'archipel. Sa sur-m&#233;diatisation largement &#233;voqu&#233;e dans le partisan &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.sancho-asia.com/spip.php?article492&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;Totsunyuseyo ! Asama Sanso Jiken&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; (&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;The Choice of Hercules&lt;/strong&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;, 2002&lt;/i&gt;) de Masato Harada, c&#233;l&#233;brant certes l'institution polici&#232;re, mais non exempte de critique vis &#224; vis de l'absurdit&#233; d'un syst&#232;me hi&#233;rarchique paralysant ; provoqua une v&#233;ritable onde de choc d&#233;vastatrice pour la gauche, qui demeura an&#233;antie sous les d&#233;combres du chalet d'Asama durant de longues d&#233;cennies. Le cin&#233;aste confiant volontiers (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.sancho-asia.com/spip.php?article1437&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;lire l'interview du r&#233;alisateur&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;) la persistance toujours actuelle des traces de cet &#233;pisode, dans l'incapacit&#233; des japonais &#224; manifester une quelconque opposition envers la politique du gouvernement dominant. La position du Japon envers la guerre en Irak est &#224; ce titre symptomatique, et les rares critiques, voir le cas de &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.sancho-asia.com/spip.php?article1498&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;Bashing&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;2005&lt;/i&gt;) de Masahiro Kobayashi, y trouvent bien peu d'&#233;chos.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Depuis &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;L'Amour derri&#232;re les murs&lt;/strong&gt; (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;1965&lt;/i&gt;) o&#249; plane l'ombre d'Hiroshima et la critique du parti communiste japonais, &#224; &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;L'Extase des Anges&lt;/strong&gt; (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;1972&lt;/i&gt;), film le plus audacieux jamais co-produit par l'ATG (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Art Theater Guild&lt;/i&gt;), et manifeste r&#233;volutionnaire po&#233;tique inou&#239;, l'&#233;volution de l'&#339;uvre du cin&#233;aste &#233;pouse un cheminement parall&#232;le &#224; la vigueur des contestations estudiantines allant crescendo, d&#233;montrant une conscience aigu&#235; des enjeux soci&#233;taux qui se jouaient alors, tout autant qu'une r&#233;elle sympathie, pour une g&#233;n&#233;ration en rupture avec un pass&#233; coupable, et en qu&#234;te de changement. Une g&#233;n&#233;ration malheureusement pr&#233;destin&#233;e au formatage propre &#224; alimenter les desseins d'entreprises mastodontes aux vis&#233;es &#233;conomiques imp&#233;rialistes.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La v&#233;ritable force du cin&#233;aste de l'&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;underground&lt;/i&gt; est d'avoir su capter l'air de son temps. Gr&#226;ce &#224; un syst&#232;me de production aux contraintes budg&#233;taires d&#233;risoires, &#224; des d&#233;lais de tournage extr&#234;mement courts, et a une totale libert&#233; d'&#233;criture, celui-ci colle au plus pr&#232;s de la r&#233;alit&#233; de son &#233;poque. &#338;uvrant pourtant dans la fiction du genre &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;pinku&lt;/i&gt;, cela n'emp&#234;che pas l'auteur de r&#233;agir, tel un jazzman improvisateur, aux &#233;v&#233;nements en temps r&#233;el.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_6735 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:200px;' &gt;
&lt;img src='http://www.sancho-asia.com/local/cache-vignettes/L200xH134_030004_6-3c290.jpg' width='200' height='134' alt=&quot;&quot; style='height:134px;width:200px;' class='' /&gt;&lt;/span&gt;Ainsi, juste apr&#232;s l'attentat au poste de police de Shinjuku, le 24 d&#233;cembre 1971, il demande &#224; son sc&#233;nariste Masao Adachi la r&#233;&#233;criture compl&#232;te du script de &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;L'Exstase des Anges&lt;/strong&gt;. &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Sex Jack&lt;/strong&gt; (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;1970&lt;/i&gt;) se d&#233;roule avec en toile de fond le premier d&#233;tournement d'avion au Japon, effectu&#233; par des membres de la Faction arm&#233;e rouge (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;appel&#233; groupe Yodogo&lt;/i&gt;) le 31 mars 1970, emmen&#233; par Takamaro Tamiya [&lt;a href=&quot;http://www.sancho-asia.com/#nb3-4&quot; name=&quot;nh3-4&quot; id=&quot;nh3-4&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[4] Membre fondateur de la Faction arm&#233;e rouge et ancien amant de Fusako (...)' &gt;4&lt;/a&gt;]. Le h&#233;ros de &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;La Saison de la Terreur&lt;/strong&gt; (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;1969&lt;/i&gt;) se fait exploser &#224; l'a&#233;roport de Haneda &#224; la toute fin du film, symbole des protestations &#233;tudiantes contre le d&#233;part du premier ministre Sat&#244; pour le Vi&#234;tnam en 1967. Les exemples de cette nature abondent dans l'&#339;uvre pl&#233;thorique du cin&#233;aste.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Quand il ne met pas directement en sc&#232;ne l'actualit&#233; br&#251;lante de l'archipel, il se penche sur les ph&#233;nom&#232;nes sociaux, d&#233;cryptant le mal-&#234;tre d'une jeunesse en perte de rep&#232;res dans &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Vierge viol&#233;e cherche &#233;tudiant r&#233;volt&#233;&lt;/strong&gt; (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;1969&lt;/i&gt;). Usant de faits divers embl&#233;matiques, tel que le meurtre des huit &#233;tudiantes-nourrices &#224; Chicago par le tueur en s&#233;rie Richard Speck, comme source d'inspiration de l'un de ses joyaux, &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Les Anges Viol&#233;s&lt;/strong&gt; (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;1967&lt;/i&gt;), il offre un portait sans fards de l'inad&#233;quation d'une jeunesse au prise avec une &#171; soci&#233;t&#233; camisole de force &#187;. D'une rare acuit&#233;, doubl&#233;e d'une cruaut&#233; objective, la violence du cin&#233;ma de Wakamatsu se r&#233;v&#232;le &#234;tre un prisme r&#233;flecteur de la r&#233;pression d'une soci&#233;t&#233; intransigeante et castratrice de toute forme d'individualit&#233;, tout autant que le miroir violent d'une jeunesse en qu&#234;te d&#233;sesp&#233;r&#233;e de changement.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;D'un cin&#233;ma &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;pinku&lt;/i&gt; &#224; un cin&#233;ma comme arme politique, Wakamatsu aura laiss&#233; une trace ind&#233;l&#233;bile sur ces ann&#233;es rouges, non sans influences, sur le paysage cin&#233;matographique nippon, r&#233;clamant aujourd'hui une relecture &#224; l'aube d'une historicisation r&#233;cente du mai 68 japonais.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_6734 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:200px;' &gt;
&lt;img src='http://www.sancho-asia.com/local/cache-vignettes/L200xH134_010004-d7876.jpg' width='200' height='134' alt=&quot;&quot; style='height:134px;width:200px;' class='' /&gt;&lt;/span&gt;C'est donc dans ce contexte particulier qu'il convient d'appr&#233;cier l'effort entrepris avec &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;United Red Army&lt;/strong&gt; pour restaurer une v&#233;rit&#233; historique, celle que l'auteur a personnellement recueillie aupr&#232;s de Kunio Bando [&lt;a href=&quot;http://www.sancho-asia.com/#nb3-5&quot; name=&quot;nh3-5&quot; id=&quot;nh3-5&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[5] Membre de l&amp;#39;Arm&#233;e rouge unifi&#233;e (Reng&#244; sekigun) et condamn&#233; &#224; (...)' &gt;5&lt;/a&gt;] il y a maintenant plusieurs ann&#233;es ; tout autant que nous interroger sur les origines d&#8216;une d&#233;rive meurtri&#232;re. S'il convient de mettre en perspective &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;United Red Army&lt;/strong&gt; avec son &#339;uvre des ann&#233;es rouges, c'est avant tout avec &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;L'Extase des Anges&lt;/strong&gt; qu'il convient de le faire, chef-d'&#339;uvre visionnaire du ma&#238;tre dont il reprend ; non sans une certaine ambigu&#239;t&#233; nostalgique, la chanson embl&#233;matique d'ouverture &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Ici est le front silencieux&lt;/i&gt; &#187;, lors de la rencontre entre Mieko Toyama (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Maki Sakai&lt;/i&gt;) et Fusako Shigenobu (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Anri Ban&lt;/i&gt;), en plein questionnement sur l'avenir et le sens &#224; donner &#224; leur engagement radical. La chanson se termine d'ailleurs ironiquement sur la premi&#232;re apparition d'Hiroko Nagata &#224; l'&#233;cran, brillamment interpr&#233;t&#233;e par Akie Namiki, dont la troublante ressemblance avec son personnage accentue l'intensit&#233; de jeu.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Bien que non directement li&#233; aux &#233;v&#233;nements tragiques des purges d'Asama, Wakamatsu mettait d&#233;j&#224; en sc&#232;ne l'auto-destruction d'un groupuscule faisant s&#233;cession par d&#233;sir d'accomplissement dans l'action arm&#233;e. L'aveuglement du leader du groupe des Quatre Saisons (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Ken Yoshizawa&lt;/i&gt;) pouvant se lire comme une m&#233;taphore de celui dirig&#233; par Tsuneo Mori (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Go Jibiki&lt;/i&gt;) et Yoko Nagata. Par ailleurs, l'auteur y d&#233;crit parall&#232;lement et pour la premi&#232;re fois, la manipulation et la prise de pouvoir au sein de l'organisation par une femme, au travers de l'instrumentalisation de sa sexualit&#233;. Cette prise de pouvoir f&#233;minine ne s'av&#233;rait-elle pas davantage qu'un symbole &#224; la lumi&#232;re des relations troublent qu'entretenaient les deux co-leaders de l'Arm&#233;e rouge unifi&#233;e ? Cette relation, tr&#232;s bri&#232;vement &#233;voqu&#233;e par un plan de coupe vers la fin du film montrant les deux leaders apr&#232;s avoir quitt&#233; le groupe, dans un lit d'une chambre d'h&#244;tel peu avant leur arrestation, jette un trouble sur la d&#233;rive autodestructrice du groupuscule, sans oublier le r&#244;le de Nagata r&#233;primant toute forme de f&#233;minit&#233; apparente chez les jeunes &#233;tudiantes activistes.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_6733 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:200px;' &gt;
&lt;img src='http://www.sancho-asia.com/local/cache-vignettes/L200xH134_040006_1-2f6b4.jpg' width='200' height='134' alt=&quot;&quot; style='height:134px;width:200px;' class='' /&gt;&lt;/span&gt;Mais si &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;L'Extase des Anges&lt;/strong&gt; pr&#244;nait la destruction de l'&#233;tat, &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;United Red Army&lt;/strong&gt; se veut une relecture objective et distanci&#233;e des &#233;v&#233;nements survenus dans la froideur et la rudesse des camps de montagne. D&#233;pouill&#233; de tout le discours propagandiste de &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Arm&#233;e Rouge d&#233;claration de guerre mondiale, F.P.L.P.&lt;/strong&gt;, l'auteur souhaite avant tout expliquer les raisons d'un d&#233;rapage, sans pour autant en absoudre les auteurs. Aussi prend-il le temps de r&#233;tablir la chronologie pr&#233;cise des faits aux travers d'images d'archives richement document&#233;es, en montrant l'&#233;clatement progressif de la Faction arm&#233;e rouge suite &#224; la pression polici&#232;re. Et quand les &#233;l&#233;ments d'archives viennent &#224; manquer, celui-ci reconstitue dans une sobri&#233;t&#233; sans &#233;clats ni spectacle, les faits historiques. Cette distance qu'il s'impose, et qui permet de rendre compte plut&#244;t que de juger, est le signe manifeste d'un auteur en qu&#234;te d'introspection vis &#224; vis d'un id&#233;alisme de jeunesse, ayant gagn&#233; en maturit&#233; et en sagesse ce qu'il a perdu en souffle cr&#233;atif et en bouillonnement.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;United Red Army&lt;/strong&gt; n'est pas pour autant un &#233;chec, bien au contraire. Dans sa forme narrative classique, et malgr&#233; sa longueur excessive, le spectateur est invit&#233; &#224; revivre ce tourbillon de r&#233;voltes sans temps morts ; le cin&#233;aste optant pour un montage efficace et un rythme soutenu tout en maintenant une tension palpable qui ira crescendo. La l&#233;g&#232;ret&#233; et l'&#233;nergie avec laquelle il filme certaines sc&#232;nes d'action, dont la prise d'otage, pr&#233;c&#233;d&#233;e de contemplatifs instants lors des marches lentes en pleine temp&#234;te de neige, m&#233;taphore de l'aveuglement du groupe, rehauss&#233;s par la musique sublime de Jim O'Rourke [&lt;a href=&quot;http://www.sancho-asia.com/#nb3-6&quot; name=&quot;nh3-6&quot; id=&quot;nh3-6&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[6] Musicien et producteur phare de la sc&#232;ne alternative et exp&#233;rimentale (...)' &gt;6&lt;/a&gt;], constamment pr&#233;sente mais jamais envahissante, d&#233;montre qu'il n'a pas perdu un style &#8220;gu&#233;rilla&#8221; qui faisait l'essence de son cin&#233;ma... un cin&#233;ma du mouvement et du chaos par dessus tout.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_6741 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:200px;' &gt;
&lt;img src='http://www.sancho-asia.com/local/cache-vignettes/L200xH261/urawakam-af8ca.jpg' width='200' height='261' alt=&quot;&quot; style='height:261px;width:200px;' class='' /&gt;&lt;/span&gt;Si le portrait d'Hiroko Nagata, dont l'interpr&#233;tation puissante, &#224; la mesure du personnage, est r&#233;ussie, on regrettera la description trop superficielle de Fusako Shigenobu survolant le m&#233;trage, et dont la ravissante Anri Ban se montre peu cr&#233;dible, face au poids de l'embl&#233;matique figure incarn&#233;e par la &#171; reine rouge &#187;, dont la m&#233;diatique arrestation en novembre 2000 &#224; Osaka, exerce toujours une grande fascination. Il est d'ailleurs stup&#233;fiant de constater que dans les deux cas - &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;l'Arm&#233;e rouge unifi&#233;e et l'Arm&#233;e rouge japonaise&lt;/i&gt; - le pouvoir ultime f&#251;t exerc&#233; par des femmes, supr&#234;me paradoxe japonais. Si dans le premier cas celui-ci est du pour partie &#224; la d&#233;fection de ses leaders embl&#233;matiques et &#224; leur emprisonnement [&lt;a href=&quot;http://www.sancho-asia.com/#nb3-7&quot; name=&quot;nh3-7&quot; id=&quot;nh3-7&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[7] L&amp;#39;arrestation dans un chalet de montagne de Daibosatsu de 53 (...)' &gt;7&lt;/a&gt;], dans le second, l'ancienne employ&#233;e de Kikk&#244;man, en f&#238;t l'acquisition l&#233;gitime par une r&#233;elle d&#233;termination doubl&#233;e d'une grande intelligence.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;M&#234;me si le r&#233;alisateur tente de masquer toute subjectivit&#233;, on tend n&#233;anmoins &#224; percevoir au final Nagata comme l'&#234;tre d&#233;moniaque que la presse japonaise s'&#233;tait employ&#233;e &#224; d&#233;crire, au d&#233;triment de son engagement politique. Celle d'un &#234;tre jaloux, cruel et machiav&#233;lique, mais la r&#233;alit&#233; ne serait-elle pas plus complexe ? Certes la s&#233;quence au cours de laquelle elle annonce sa volont&#233; de rompre avec Sakaguchi temp&#232;re ce jugement, lui restituant une part d'humanit&#233;, mais pour s'en assurer il aurait fallu pouvoir aborder l'histoire individuelle du personnage, objectif qu'un unique m&#233;trage, dont l'ambition s'attache avant tout &#224; d&#233;crire un destin collectif, rend parfaitement irr&#233;aliste.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La violence des tortures g&#233;n&#233;r&#233;es par l'autorit&#233; conjointe de Mori et Nagata enjoignant les membres de l'organisation aux convictions d'apparence les plus faibles, &#224; faire leur autocritique est montr&#233;e de fa&#231;on froide, &#233;vitant le sensationnalisme, bien loin des d&#233;bordements outranciers de &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.sancho-asia.com/spip.php?article1273&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;Kichiku&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;1997&lt;/i&gt;). Le registre obituaire tenu par le cin&#233;aste, &#224; mesure que s'&#233;gr&#232;nent les morts dont les inscriptions lapidaires s'affichent &#224; l'&#233;cran, renfor&#231;ant la funeste trag&#233;die. Seule l'&#233;prouvante auto flagellation de Toyama au cri d&#233;chirant de d&#233;sespoir, force le trait dramatique ; une disparition qui affecta profond&#233;ment l'amie lointaine, Fusako Shigenobu.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_6742 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:200px;' &gt;
&lt;img src='http://www.sancho-asia.com/local/cache-vignettes/L200xH134_Redhelmet030003_5-56390.jpg' width='200' height='134' alt=&quot;&quot; style='height:134px;width:200px;' class='' /&gt;&lt;/span&gt;Cette forme de terreur mim&#233;tique semblable aux purges Staliniennes ou Mao&#239;stes prennent un relief particulier dans la g&#233;ographie confin&#233;e des montagnes. Cette obscurit&#233; des cabanons &#233;clair&#233;s de quelques bougies renforce ce sentiment d'isolement dont on per&#231;oit l'effet catalyseur d'un ph&#233;nom&#232;ne particulier : &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Uchigeba&lt;/i&gt; (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;&#20869;&#12466;&#12496;&lt;/i&gt;) ou &#8220;destruction de l'int&#233;rieur&#8221;, qui contamina les leaders dans leur lutte pour la pr&#233;servation de leur pouvoir. Dans un pays pour lequel l'affirmation de soi rel&#232;ve de l'&#233;preuve, la primaut&#233; du groupe tend &#224; &#233;liminer ce qui ne lui ressemble pas. L'incapacit&#233; d'expliquer le sens r&#233;el d'une autocritique proclam&#233;e comme r&#232;gle, souligne un peu plus la folie contagieuse ayant contamin&#233; l'autorit&#233; de la bande, nous confrontant par l&#224; m&#234;me avec notre part d'ombre et d'irrationnel.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;A la lumi&#232;re de ces tortures ayant souill&#233; la puret&#233; des intentions originelles du groupe, le v&#339;ux jusqu'au-boutiste des cinq derniers combattants, &#224; l'approche de l'assaut final, r&#233;sonne comme une r&#233;demption. R&#233;demption salvatrice face &#224; leur coupable l&#226;chet&#233;, faute paradoxalement bien plus grave que le meurtre, dont le cin&#233;aste livre symboliquement toute la sinc&#232;re et poignante v&#233;rit&#233;, par l'entremise du plus jeune des fr&#232;res Kato, &#226;g&#233; de seize ans &#224; l'&#233;poque des faits.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Avec &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;United Red Army&lt;/strong&gt;, Koji Wakamatsu, en adoptant la perspective d'une jeunesse radicale d'une raisonnable distanciation, montre avec v&#233;risme et acuit&#233; la d&#233;rive d'un mouvement confront&#233; aux &#233;v&#233;nements historico-politiques qui ont achev&#233; de transposer les vell&#233;it&#233;s imp&#233;rialistes d'un pays sur le terrain &#233;conomique, au prix de coupables compromis politiques. R&#233;habilitant le combat juste contre un &#233;tat oppressif, d'une jeunesse bouillonnante d'espoir incapable de canaliser son projet r&#233;volutionnaire, il d&#233;montre la vanit&#233; de tout &#233;go&#239;sme, soulignant par l&#224; m&#234;me que la v&#233;ritable essence du r&#233;volutionnaire est dans l'abandon de soi, le&#231;on qu'il nous avait d&#233;j&#224; offerte &#224; travers l'enrag&#233; &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Sex Jack&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Interrogeant la jeunesse de son pays en qu&#234;te d'identit&#233;, tout autant que notre conscience politique, &#224; la lumi&#232;re des changements soci&#233;taux qui bouleversent notre &#233;poque, &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;United Red Army&lt;/strong&gt; marque une &#233;tape d&#233;cisive dans le r&#233;examen d'un h&#233;ritage occult&#233; des mouvements radicaux &#233;tudiants. Une belle preuve salutaire de vitalit&#233; de la part d'une des rares voix ouvertement contestataires du paysage cin&#233;matographique nippon.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_6740 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://www.sancho-asia.com/local/cache-vignettes/L480xH271_uracenter-ad0b7.jpg' width='480' height='271' alt=&quot;&quot; style='height:271px;width:480px;' class='' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.sancho-asia.com/#nh3-1&quot; name=&quot;nb3-1&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 3-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Ici est le front silencieux&lt;/strong&gt; est une chanson &#233;crite par Masao Adachi et compos&#233;e par Michiyo Akiyama, interp&#233;t&#233;e par Rie Yokoyama en ouverture de &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;L'Extase des Anges&lt;/strong&gt; (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;1972&lt;/i&gt;), et reprise dans &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;United Red Army&lt;/strong&gt;. Traduction par Shoko Takahashi.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.sancho-asia.com/#nh3-2&quot; name=&quot;nb3-2&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 3-2&quot;&gt;2&lt;/a&gt;] Membre de l'Arm&#233;e Rouge Japonaise et seul survivant des trois auteurs de l'attentat qui fit, le 30 mai 1972, 26 morts et une centaine de bless&#233;s dans le hall de l'a&#233;roport de Lod-Tel-Aviv, il vit toujours au Liban o&#249; il est consid&#233;r&#233; comme un h&#233;ros de la cause arabe.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.sancho-asia.com/#nh3-3&quot; name=&quot;nb3-3&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 3-3&quot;&gt;3&lt;/a&gt;] L'extr&#234;me vari&#233;t&#233; des groupuscules est telle qu'il est plus que difficile de s'y retrouver m&#234;me pour un sp&#233;cialiste, &#224; l'image &lt;a href=&quot;http://marukyo.cosm.co.jp/MET/index.html&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;de cette page&lt;/a&gt; (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;uniquement en japonais&lt;/i&gt;) qui, m&#234;me si elle ressemble &#224; un catalogue &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Playmobil&lt;/i&gt;, fait l'inventaire pr&#233;cis des divers casques, et de leurs appellations respectives.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.sancho-asia.com/#nh3-4&quot; name=&quot;nb3-4&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 3-4&quot;&gt;4&lt;/a&gt;] Membre fondateur de la Faction arm&#233;e rouge et ancien amant de Fusako Shigenobu, il dirige le d&#233;tournement d'avion vers la Cor&#233;e du Nord, avant d'int&#233;grer les services secrets nord-cor&#233;ens.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.sancho-asia.com/#nh3-5&quot; name=&quot;nb3-5&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 3-5&quot;&gt;5&lt;/a&gt;] Membre de l'Arm&#233;e rouge unifi&#233;e (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Reng&#244; sekigun&lt;/i&gt;) et condamn&#233; &#224; perp&#233;tuit&#233; pour le meurtre de deux policiers, il &#233;tait le tireur d'&#233;lite lors de la prise d'otage du chalet d'Asama. Il rejoignit l'Arm&#233;e rouge japonaise (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Nihon sekigun&lt;/i&gt;) de Fusako Shigenobu en 1975, &#224; la faveur d'une prise d'otages organis&#233;e par l'ARJ. Il est toujours activement recherch&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.sancho-asia.com/#nh3-6&quot; name=&quot;nb3-6&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 3-6&quot;&gt;6&lt;/a&gt;] Musicien et producteur phare de la sc&#232;ne alternative et exp&#233;rimentale de Chicago, il s'est depuis quelques ann&#233;es install&#233; au Japon o&#249; il y passe six mois de l'ann&#233;e. Grand amoureux du cin&#233;aste, il a &#233;galement particip&#233; &#224; la musique du dernier film de Masao Adachi, &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Y&#251;heisha - terorisuto&lt;/strong&gt;, sign&#233;e par l'immense Otomo Yoshihide et produite par Atsushi Sasaki (label oto-mo/HEADZ).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.sancho-asia.com/#nh3-7&quot; name=&quot;nb3-7&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 3-7&quot;&gt;7&lt;/a&gt;] L'arrestation dans un chalet de montagne de Daibosatsu de 53 membres le 3 novembre 1969 qui pr&#233;paraient un attentat contre le premier ministre japonais, porta un rude coup &#224; l'organisation amput&#233;e de la plupart de ses membres actifs.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Note :&lt;/strong&gt; pour approfondir le sujet, &#224; signaler une longue et passionnante interview (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;en anglais&lt;/i&gt;) de la grande sp&#233;cialiste des mouvement de la nouvelle gauche japonaise des ann&#233;es 60/70, le professeur Patricia Steinhoff :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.sancho-asia.com/dist/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; part 1 - &lt;a href=&quot;http://neojaponisme.com/2007/09/09/steinhoffpartone/&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;finding the topic&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.sancho-asia.com/dist/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; part 2 - &lt;a href=&quot;http://neojaponisme.com/2007/09/11/steinhoffparttwo/&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;the birth of a movement&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.sancho-asia.com/dist/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; part 3 - &lt;a href=&quot;http://neojaponisme.com/2007/09/12/steinhoffpartthree/#more-12&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;the movement goes underground&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.sancho-asia.com/dist/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; part 4 - &lt;a href=&quot;http://neojaponisme.com/2007/09/13/steinhoffpartfour/#more-13&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;the japanese red army&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.sancho-asia.com/dist/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; part 5 - &lt;a href=&quot;http://neojaponisme.com/2007/09/14/steinhoffpartfive/#more-14&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;what did it mean ?&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.sancho-asia.com/dist/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; &lt;a href=&quot;http://neojaponisme.com/?s=Patricia+Steinhoff&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;autres sources documentaires &lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;United Red Army&lt;/strong&gt; a &#233;t&#233; projet&#233; le vendredi 18 avril au Goethe-Institut de Paris dans le cadre de la reprise de la section Forum international du nouveau cin&#233;ma de la Berlinale 2008.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Site officiel (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;en japonais&lt;/i&gt;) : &lt;a href=&quot;http://www.wakamatsukoji.org&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;www.wakamatsukoji.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>



	<item>
		<title>Kiyoshi Kurosawa &#224; Cannes</title>
		<link>http://www.sancho-asia.com/spip.php?article1785</link>
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		<dc:date>2008-04-24T04:07:50Z</dc:date>
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		<dc:creator>Dimitri Ianni</dc:creator>

<category domain="http://www.sancho-asia.com/spip.php?rubrique3">News</category>


		<description>Des nouvelles de la s&#233;lection Cannoise 2008 qui, si elle s'annonce relativement pauvre c&#244;t&#233; Japon, verra n&#233;anmoins le retour de Kiyoshi Kurosawa, qui apr&#232;s avoir fait le tour du genre horrifique, se lance dans la chronique familiale avec Tokyo Sonata, s&#233;lectionn&#233; dans la section Un Certain Regard de la 61e &#233;dition du Festival de Cannes. &lt;br /&gt;L'histoire d&#233;crit l'&#233;clatement d'une famille, dont le p&#232;re refuse d'annoncer son licenciement. Au casting de cette adaptation d'un sc&#233;nario du (...)


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Des nouvelles de la s&#233;lection Cannoise 2008 qui, si elle s'annonce relativement pauvre c&#244;t&#233; Japon, verra n&#233;anmoins le retour de &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Kiyoshi Kurosawa&lt;/strong&gt;, qui apr&#232;s avoir fait le tour du genre horrifique, se lance dans la chronique familiale avec &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Tokyo Sonata&lt;/strong&gt;, s&#233;lectionn&#233; dans la section Un Certain Regard de la 61e &#233;dition du &lt;a href=&quot;http://www.festival-cannes.fr&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Festival de Cannes&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'histoire d&#233;crit l'&#233;clatement d'une famille, dont le p&#232;re refuse d'annoncer son licenciement. Au casting de cette adaptation d'un sc&#233;nario du r&#233;alisateur-auteur australien Max Mannix, on retrouve l'ind&#233;fectible Koji Yakusho, &#233;paul&#233; de Kyoko Koizumi et Teruyuki Kagawa. A suivre...&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_6753 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://www.sancho-asia.com/local/cache-vignettes/L322xH456/kktokyosonata_final-82828.jpg' width='322' height='456' alt=&quot;&quot; style='height:456px;width:322px;' class='' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Severance</title>
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		<dc:date>2008-04-23T23:10:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Akatomy</dc:creator>

<category domain="http://www.sancho-asia.com/spip.php?rubrique1">Articles</category>

		<dc:subject>Hors-Asie</dc:subject>

		<description>UK | 2006 | Un film de Christopher Smith | Avec Danny Dyer, Laura Harris, Tim McInnerny, Toby Stephens, Claudie Blakley, Andy Nyman, Babou Ceesay, David Gilliam, Juli Drajk&#243;, Sandor Boros, Judit Viktor, Matthew Baker

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 <content:encoded>&lt;img src=&quot;IMG/arton1784.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;60&quot; height=&quot;60&quot; onmouseover=&quot;this.src='IMG/artoff1784.jpg'&quot; onmouseout=&quot;this.src='http://www.sancho-asia.com/IMG/arton1784.jpg'&quot; class=&quot;spip_logos&quot; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Belliqueuses Palisades.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_6748 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:200px;' &gt;
&lt;img src='http://www.sancho-asia.com/local/cache-vignettes/L200xH285_severance_affiche-6878e.jpg' width='200' height='285' alt=&quot;&quot; style='height:285px;width:200px;' class='' /&gt;&lt;/span&gt;Quelle joie que de travailler pour &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Palisade Defense&lt;/i&gt;, l'une des plus grandes entreprises d'armement du monde ! Histoire de se ressourcer avant de terminer la conception d'une nouvelle mine anti-personnelle et autres broyeurs de troupes, une &#233;quipe vaguement ind&#233;termin&#233;e, hybride de marketing et de design militaire pass&#233; &#224; la moulinette du jeunisme fa&#231;on s&#233;ries t&#233;l&#233;s HBO, se rend en voyage d'int&#233;gration r&#233;tro-actif. Un s&#233;jour &#224; la campagne, dans une maison d'h&#244;tes au milieu des for&#234;ts hongroises, au cours duquel la violence simul&#233;e d'affrontements de &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;paint ball&lt;/i&gt; permettra de souder tout ce petit monde. Une scientifique coinc&#233;e, un l&#232;che botte tr&#232;s &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;nerd&lt;/i&gt; sur les contours, une forte t&#234;te issue d'un clonage approximatif de Guy Pearce... et surtout - allez savoir ce qu'ils font au sein de Palisade Defense - un gentil d&#233;fonc&#233; du nom de Steve, et une (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;tr&#232;s&lt;/i&gt;) belle blonde que tout le monde convoite en cachette (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;ou presque&lt;/i&gt;), Maggie. Ces joyeux drilles doutent d&#233;j&#224; du bien-fond&#233; de leur d&#233;placement ; alors quand leur chauffeur, bloqu&#233; par un arbre au milieu de la route, refuse de trouver un autre chemin jusqu'&#224; leur destination et les plante en pleine for&#234;t, la mauvaise humeur s'aggrave. D'autant que la luxueuse demeure promise s'av&#232;re bien miteuse, que leur chef d'&#233;quipe n'est pas l&#224; pour les attendre, et qu'ils commencent &#224; mourir, un par un, dans d'affreuses circonstances. Un d&#233;tail.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_6749 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:200px;' &gt;
&lt;img src='http://www.sancho-asia.com/local/cache-vignettes/L200xH267_severance_affiche2-6f12a.jpg' width='200' height='267' alt=&quot;&quot; style='height:267px;width:200px;' class='' /&gt;&lt;/span&gt;C'est avec son premier long-m&#233;trage, l'&#233;tonnant &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Creep&lt;/strong&gt; avec Franka &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Lola&lt;/i&gt; Potente, que Chistopher Smith a fait son entr&#233;e remarqu&#233;e dans le cin&#233;ma de genre contemporain. Second outrage &#224; son actif, &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Severance&lt;/strong&gt; est une &#339;uvre &#233;trange, consciemment atypique fa&#231;on &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.sancho-asia.com/spip.php?article461&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;Cabin Fever&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, bancale et amusante. L'influence du premier film de sieur Eli Roth, qui a semble-t-il r&#233;ussi &#224; transformer l'Europe de l'est en vivier moderne du &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;survival&lt;/i&gt;, se ressent particuli&#232;rement tout au long de &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Severance&lt;/strong&gt;. Particuli&#232;rement arythmique, le film traine sur la premi&#232;re moiti&#233; pour permettre au cin&#233;aste de donner corps aux substances ing&#233;r&#233;es par Steve, aux fantasmes du chefeton et autres onirismes volontairement constitutifs d'un style. L'attitude pourrait presque &#233;nerver, mais Smith parvient &#224; arr&#234;ter chaque digression &#224; temps, relan&#231;ant l'int&#233;r&#234;t en jouant habilement de gags hors-champ (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;la chute imagin&#233;e du nerd dans une piscine&lt;/i&gt;) autant qu'en mat&#233;rialisant les &#233;lucubrations &#233;mises par les protagonistes, qui r&#233;pondent de fa&#231;on presque omnisciente aux questions que le spectateur se pose, autant qu'&#224; leurs propres vraies-fausses pistes (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;la pr&#233;sence d'un ours brun dans les parages, l'histoire de l'ancien asile racont&#233;e fa&#231;on Nosferatu ou encore le mythe des infirmi&#232;res nymphomanes et lesbiennes&lt;/i&gt;).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_6751 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:200px;' &gt;
&lt;img src='http://www.sancho-asia.com/local/cache-vignettes/L200xH132_severance_2-94423.jpg' width='200' height='132' alt=&quot;&quot; style='height:132px;width:200px;' class='' /&gt;&lt;/span&gt;Du coup, la crainte de la violence, bien que susurr&#233;e au cours des premi&#232;res images du film qui jouent d&#233;j&#224; d'une peur burlesque, ne s'empare jamais vraiment du spectateur avant que &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Severance&lt;/strong&gt; ne se d&#233;cide &#224; tailler dans le gras. D'un coup de pi&#232;ge &#224; loup, Smith teinte son rire de jaune et de noir, sans jamais se d&#233;cider &#224; expliciter son petit jeu de massacre. Si l'objectif est flou toutefois, la m&#233;thode elle, est radicale, et le r&#233;alisateur perd le spectateur dans une violence injustifi&#233;e comme s'il faisait partie des traqu&#233;s, ne comprenant jamais vraiment le pourquoi mais de plus en plus &#224; m&#234;me, par la progression du comment, &#224; sentir la douleur venir. C'est rigolo ET &#231;a fait mal. C'est &#231;a qui est bon.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_6750 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:200px;' &gt;
&lt;img src='http://www.sancho-asia.com/local/cache-vignettes/L200xH129_severance_1-1bb3f.jpg' width='200' height='129' alt=&quot;&quot; style='height:129px;width:200px;' class='' /&gt;&lt;/span&gt;Le manque de s&#233;rieux cin&#233;matographique de &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Severance&lt;/strong&gt; joue finalement tr&#232;s largement en sa faveur. A l'inverse d'un &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.sancho-asia.com/spip.php?article1469&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;Hostel&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; qui aurait b&#233;n&#233;fici&#233; d'un peu plus de second degr&#233; pour faire ressortir sa pr&#233;tendue brutalit&#233;, le jeu de contre pied assum&#233; avec insolence par Christopher Smith fonctionne globalement de bout en bout. Deux plaisirs sont &#224; souligner pour les f&#233;tichistes qui se respectent : &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Severance&lt;/strong&gt; est l'occasion de revoir Danny Dyer en prendre plein la gueule apr&#232;s (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;avant en fait, mais qu'importe&lt;/i&gt;) le &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.sancho-asia.com/spip.php?article1707&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;Straightheads&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; de Dan Reed [&lt;a href=&quot;http://www.sancho-asia.com/#nb5-1&quot; name=&quot;nh5-1&quot; id=&quot;nh5-1&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[1] R&#233;cemment sorti chez nous en DTV sous le titre Traque sanglante.' &gt;1&lt;/a&gt;], mais aussi de profiter de la magnifique Laura Harris (&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Dead Like Me&lt;/strong&gt;), fantastique en vrai-faux gar&#231;on manqu&#233; peu enclin &#224; l'h&#233;sitation quand il s'agit de manier le fusil. Rien que pour elle, &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Severance&lt;/strong&gt; vaut le voyage chez ces &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;rednecks&lt;/i&gt; d'un nouvel ordre mondial que ne renierait pas Maurice G. Dantec, pr&#233;texte &#224; la r&#233;&#233;criture faussement g&#233;opolitique de tout un pan du cin&#233;ma post-&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;D&#233;livrance&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_6752 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://www.sancho-asia.com/local/cache-vignettes/L480xH299_severance_big-b5f23.jpg' width='480' height='299' alt=&quot;&quot; style='height:299px;width:480px;' class='' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.sancho-asia.com/#nh5-1&quot; name=&quot;nb5-1&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 5-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] R&#233;cemment sorti chez nous en DTV sous le titre &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Traque sanglante&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Severance&lt;/strong&gt; est sorti en salles en France il y a un bail, le 18 octobre 2006 tr&#232;s exactement, et peut d&#233;sormais &#234;tre &#224; vous en DVD pour une somme modique.&lt;/div&gt;
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		<title>Useless</title>
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		<dc:date>2008-04-23T17:23:25Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Kizushii</dc:creator>

<category domain="http://www.sancho-asia.com/spip.php?rubrique1">Articles</category>

		<dc:subject>Chine</dc:subject>
		<dc:subject>Festival du film asiatique de Deauville 2008</dc:subject>

		<description>aka &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Wu Yong&lt;/strong&gt; | Chine | 2007 | Un film de Jia Zhang Ke | Avec Ma Ke

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&lt;a href="http://www.sancho-asia.com/spip.php?mot45" rel="tag"&gt;Festival du film asiatique de Deauville 2008&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;IMG/arton1781.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;60&quot; height=&quot;60&quot; onmouseover=&quot;this.src='IMG/artoff1781.jpg'&quot; onmouseout=&quot;this.src='http://www.sancho-asia.com/IMG/arton1781.jpg'&quot; class=&quot;spip_logos&quot; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_6744 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:200px;' &gt;
&lt;img src='http://www.sancho-asia.com/local/cache-vignettes/L200xH283_useless_affiche-af8d9.jpg' width='200' height='283' alt=&quot;&quot; style='height:283px;width:200px;' class='' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Useless&lt;/strong&gt; est apr&#232;s &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.sancho-asia.com/spip.php?article1693&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;Dong&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; le second film de Jia Zhang Ke centr&#233; sur un artiste : une cr&#233;atrice de mode du nom de Ma Ke. Un troisi&#232;me devrait suivre. Dans la lign&#233;e de ses derni&#232;res r&#233;alisations, il ne se contente pas d'un simple portrait. Il &#233;largit son propos aux diff&#233;rents acteurs de l'industrie du textile en Chine : du retoucheur de quartier aux manufactures industrielles, d'o&#249; proviennent s&#251;rement des &#233;l&#233;ments de votre garde-robe.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le film s'ouvre dans le bruit des machines d'une grande usine de confection de Canton. Comme aux &#171; plus beaux jours &#187; de la r&#233;volution industrielle, les ouvriers y travaillent, vivent et mangent. Cette entreprise est le symbole de l' &#171; atelier du monde &#187; que repr&#233;sente d&#233;sormais la Chine pour le reste de la plan&#232;te. Elle produit au kilom&#232;tre des produits utilitaires, bon march&#233;, mais dont la qualit&#233; laisse &#224; d&#233;sirer. C'est du moins l'opinion d'un ancien couturier devenu mineur, auquel le r&#233;alisateur s'int&#233;ressera &#224; la fin du film. Le m&#233;tier ne nourrissait plus son homme. D&#233;sormais il extrait le charbon que le dragon &#233;conomique br&#251;le pour &#233;tancher sa soif d'&#233;nergie, corollaire de sa formidable croissance.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_6745 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:200px;' &gt;
&lt;img src='http://www.sancho-asia.com/local/cache-vignettes/L200xH114_useless_1-efa28.jpg' width='200' height='114' alt=&quot;&quot; style='height:114px;width:200px;' class='' /&gt;&lt;/span&gt;Ma Ke occupe le centre du m&#233;trage. Elle a connu le succ&#232;s dans le pr&#234;t &#224; porter en Chine avec sa cha&#238;ne de magasins, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Exception&lt;/i&gt;. Jia Zhang Ke la suit de sa maison atelier jusqu'&#224; la pr&#233;sentation &#224; Paris de sa nouvelle marque &#171; Wu Yong &#187; lors de la semaine de la mode Automne/Hiver 2007. Le nom de cette marque signifie &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;inutile&lt;/i&gt;. La cr&#233;atrice revendique ainsi clairement sa volont&#233; de cr&#233;er des v&#234;tements sans penser &#224; leur c&#244;t&#233; pratique. Dans un pays o&#249; le mat&#233;rialisme historique a laiss&#233; la place au mat&#233;rialisme tout court, cette ambition rel&#232;ve de la provocation. Une posture politique qui ne pouvait qu'entrer en r&#233;sonance avec les pr&#233;occupations d'un r&#233;alisateur qui, dans ses &#339;uvres, radiographie une soci&#233;t&#233; chinoise en pleine r&#233;volution. Le consum&#233;risme, fils naturel du lib&#233;ralisme &#233;conomique, s'y situe en plein c&#339;ur.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;D'un point de vue plastique, l'image num&#233;rique ne m'a jamais sembl&#233; aussi magnifique. La splendide affiche fran&#231;aise du film en t&#233;moigne. Conform&#233;ment &#224; ses habitudes, le r&#233;alisateur chinois arrive &#224; magnifier le quotidien. Comme ces mineurs tout juste sortis du puits, qui casque encore allum&#233; grillent leur cigarette.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_6746 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:200px;' &gt;
&lt;img src='http://www.sancho-asia.com/local/cache-vignettes/L200xH127_useless_2-3dd44.jpg' width='200' height='127' alt=&quot;&quot; style='height:127px;width:200px;' class='' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Useless&lt;/strong&gt; souffre de la comparaison avec les pr&#233;c&#233;dents films de Jia Zhang Ke : &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.sancho-asia.com/spip.php?article1171&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;The World&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.sancho-asia.com/spip.php?article1622&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;Still Life&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; et &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.sancho-asia.com/spip.php?article1693&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;Dong&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. Il fusionne ici ce qui &#233;tait s&#233;par&#233; dans les deux derniers m&#234;me si des liens organiques tr&#232;s forts unissaient les deux &#339;uvres : &#233;tudes sociales et place de l'artiste dans cette soci&#233;t&#233;. Au sortir de la salle, le commentaire laconique d'une femme d'un certain &#226;ge, certainement plus vers&#233;e que moi dans l'art de la couture, r&#233;sumait avec humour le principal reproche que l'on pouvait adresser au film : son caract&#232;re d&#233;cousu. La structure libre des films de Jia Zhang Ke fait partie de leur charme, mais ici la mati&#232;re manque.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Par ailleurs, ce qui semblait naturel dans les films pr&#233;c&#233;dents prend ici une tournure artificielle. Je pense plus particuli&#232;rement &#224; la transition entre la partie r&#233;serv&#233;e &#224; Ma Ke et celle centr&#233;e sur les petites mains de la province du Shanxi. Au volant de son &#233;norme 4X4, la cr&#233;atrice explique qu'elle aime bien revenir &#224; la campagne nourrir son inspiration. Elle croise alors un pi&#233;ton tenant un sac plastique contenant un pantalon &#224; repriser. Le r&#233;alisateur d&#233;sormais, va porter son attention sur ce quidam qui va conduire le spectateur chez un des petits tailleurs de la r&#233;gion. La tentation de la belle image de l'opposition entre la princesse et le prol&#233;taire, deux p&#244;les oppos&#233;s de la soci&#233;t&#233; chinoise, a d&#251; &#234;tre trop forte.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'angle choisi par Jia Zhang Ke &#233;tait pourtant int&#233;ressant, surtout pour nous spectateurs occidentaux, habitu&#233;s &#224; seulement constater les d&#233;g&#226;ts provoqu&#233;s par l'industrie textile chinoise sur la notre, et non pas son effet sur l'Empire du Milieu.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_6747 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://www.sancho-asia.com/local/cache-vignettes/L480xH320_useless_big-0500f.jpg' width='480' height='320' alt=&quot;&quot; style='height:320px;width:480px;' class='' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Useless&lt;/strong&gt; est sorti en France le 6 f&#233;vrier 2008.&lt;/div&gt;
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	<item>
		<title>Sparrow</title>
		<link>http://www.sancho-asia.com/spip.php?article1778</link>
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		<dc:date>2008-04-21T23:01:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Kizushii</dc:creator>

<category domain="http://www.sancho-asia.com/spip.php?rubrique1">Articles</category>

		<dc:subject>Hong Kong</dc:subject>

		<description>aka &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Man jeuk&lt;/strong&gt; | Hong Kong | 2008 | Un film de Johnnie To | Avec Simon Yam, Kelly Lin, Lam Ka Tung, Lo Hoi Pang

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;IMG/arton1778.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;60&quot; height=&quot;60&quot; onmouseover=&quot;this.src='IMG/artoff1778.jpg'&quot; onmouseout=&quot;this.src='http://www.sancho-asia.com/IMG/arton1778.jpg'&quot; class=&quot;spip_logos&quot; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_6723 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:200px;' &gt;
&lt;img src='http://www.sancho-asia.com/local/cache-vignettes/L200xH267_sparrow_affiche-22032.jpg' width='200' height='267' alt=&quot;&quot; style='height:267px;width:200px;' class='' /&gt;&lt;/span&gt;Si vous souhaitez passer un bon moment au cin&#233;ma. Si vous pensez qu'un film ne doit pas forc&#233;ment durer 2 heures 25 minutes. Qu'une heure et demie est amplement suffisante pour raconter une histoire simple. Surtout si ,coinc&#233; dans votre fauteuil, vous ne pouvez pas d&#233;plier vos jambes. Alors &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Sparrow&lt;/strong&gt; est pour vous. Mon palais sucr&#233; me ferait comparer ce film de Johnnie To &#224; une friandise &#224; consommer sans sentiment de culpabilit&#233;. Bref, du cinoche.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Kei est &#224; la t&#234;te d'une &#233;quipe de trois pickpockets qui s'attaquent aux clients des boutiques de luxe de Hong Kong, et aux passants n&#233;gligents dont les portefeuilles constituent une proie trop tentante pour des doigts agiles. Le reste de son temps, le personnage jou&#233; par Simon Yam circule &#224; bicyclette et r&#233;alise des clich&#233;s des sc&#232;nes du quotidien. Jusqu'au jour o&#249; une charmante jeune femme, Chun Lei (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Kelly Lin&lt;/i&gt;), appara&#238;t par hasard dans son viseur. Il fait sortir l'oiseau plusieurs fois, fascin&#233; par cette inconnue. Mais il n'est pas le seul &#224; avoir &#233;t&#233; attir&#233; dans ses rets, ses acolytes aussi. Cette femme en libert&#233; surveill&#233;e voudrait s'envoler. Encore faudrait-il qu'elle r&#233;cup&#232;re son passeport enferm&#233; dans le coffre fort de son &#171; protecteur &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans sa note d'intention au sujet du film, Johnnie To annonce clairement la couleur : &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Tout en suivant leurs aventures, le film d&#233;crit une chose, plus subtile et plus &#233;mouvante : la ville de Hong Kong&lt;/i&gt; &#187;. Et il est vrai que l'un des charmes de &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Sparrow&lt;/strong&gt; est l'immersion de l'action dans la vie cit&#233;. Parfois, la cam&#233;ra observe de loin les acteurs m&#234;l&#233;s &#224; la foule. A v&#233;lo ou &#224; pied, Kei nous prom&#232;ne dans Hong Kong, des quartiers o&#249; sont situ&#233;s les magasins de luxe &#224; proximit&#233; desquels nos comp&#232;res plument des pigeons, &#224; ceux, moins prestigieux, o&#249; ils r&#233;sident et se retrouvent pour manger.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_6712 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:173px;' &gt;
&lt;img src='http://www.sancho-asia.com/local/cache-vignettes/L173xH220/sparrow_2-b07ef.jpg' width='173' height='220' alt=&quot;&quot; style='height:220px;width:173px;' class='' /&gt;&lt;/span&gt;Un film de Johnnie To ne serait pas complet sans un morceau de bravoure, un &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;climax&lt;/i&gt; digne de ce nom. Apr&#232;s plusieurs sc&#232;nes finales o&#249; il faisait parler la poudre, et comment, il a chang&#233; son fusil d'&#233;paule et nous a r&#233;serv&#233; une surprise. Dans cette derni&#232;re livraison, le pistolet a c&#233;d&#233; la place aux fragments de lame de cutter utilis&#233;s par les pickpockets pour d&#233;couper vestes et sacs, et soulager ainsi leurs victimes de leurs possessions. Le go&#251;t du r&#233;alisateur hongkongais pour le western est connu. Cette influence est une nouvelle fois pr&#233;sente &#224; l'&#233;cran. Situation classique du genre reprise dans &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Sparrow&lt;/strong&gt; : le h&#233;ros doit traverser la ville surveill&#233;e par les sbires du ca&#239;d. Il s'inscrit dans une longue lign&#233;e de personnages de films de Johnnie To, tradition &#233;galement toute hongkongaise, qui refusent de se laisser dicter leur conduite par plus puissant qu'eux. Il y a un honneur &#224; d&#233;fendre, qu'importe le prix &#224; payer, noblesse oblige.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mais c'est la com&#233;die musicale qui constitue ici la principale source d'inspiration du hongkongais. Et pour que Simon Yam se prenne pour Fred Astaire, Johnnie To a fait appel aux Fran&#231;ais Xavier Jamaux et Fred Avril qui ont compos&#233; un &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;score&lt;/i&gt; tr&#232;s swing. Cette collaboration est une r&#233;ussite, au m&#234;me titre que l'&#233;tait celle du premier avec Johnnie To pour &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.sancho-asia.com/spip.php?article1738&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;Mad Detective&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. La musique contribue au ton l&#233;ger de l'ensemble, m&#234;me s'il ne s'agit pas v&#233;ritablement d'une com&#233;die comme le distributeur essaye de vendre le film.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_6724 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://www.sancho-asia.com/local/cache-vignettes/L480xH380_sparrow_big-0e5af.jpg' width='480' height='380' alt=&quot;&quot; style='height:380px;width:480px;' class='' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Sparrow&lt;/strong&gt; sortira sur les &#233;crans le 4 juin 2008.&lt;/div&gt;
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	</item>



	<item>
		<title>Kij&#251; Yoshida ou l'&#233;preuve de la lucidit&#233;</title>
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		<dc:date>2008-04-21T17:43:54Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dimitri Ianni</dc:creator>

<category domain="http://www.sancho-asia.com/spip.php?rubrique3">News</category>


		<description>Un petit rappel pour vous signaler que, m&#234;me s'il est impossible de passer &#224; c&#244;t&#233; de la r&#233;trospective int&#233;grale de Kij&#251; Yoshida au Centre Pompidou du 26 mars au 19 mai prochain, une conf&#233;rence d&#233;bat Forum de soci&#233;t&#233; / Questions de cin&#233;ma, se tiendra le samedi 26 avril de 14h30 &#224; 18h30, en pr&#233;sence du cin&#233;aste et de Mariko Okada, compl&#233;t&#233;s par divers intervenants dont : St&#233;phane Bouquet, Mathieu Capel, Jean Douchet, Jean-Michel Frodon, No&#235;l Simsolo, Charles Tesson. &lt;br /&gt;photo : Kij&#251; Yoshida et (...)


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Un petit rappel pour vous signaler que, m&#234;me s'il est impossible de passer &#224; c&#244;t&#233; de la &lt;a href=&quot;http://www.yoshida.fr&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;r&#233;trospective int&#233;grale&lt;/a&gt; de &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Kij&#251; Yoshida&lt;/strong&gt; au Centre Pompidou du 26 mars au 19 mai prochain, une conf&#233;rence d&#233;bat &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Forum de soci&#233;t&#233; / Questions de cin&#233;ma&lt;/strong&gt;, se tiendra le &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;samedi 26 avril de 14h30 &#224; 18h30&lt;/strong&gt;, en pr&#233;sence du cin&#233;aste et de &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Mariko Okada&lt;/strong&gt;, compl&#233;t&#233;s par divers intervenants dont : St&#233;phane Bouquet, Mathieu Capel, Jean Douchet, Jean-Michel Frodon, No&#235;l Simsolo, Charles Tesson.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_6731 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://www.sancho-asia.com/local/cache-vignettes/L300xH448/yoshida-80291.jpg' width='300' height='448' alt=&quot;&quot; style='height:448px;width:300px;' class='' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;photo : Kij&#251; Yoshida et Mariko Okada lors de l'ouverture de la r&#233;trospective &quot;Kij&#251; Yoshida, visions de la beaut&#233;&quot; au Centre Pompidou le 25 mars 2008 &#169; Centre Pompidou / Bertrand Pr&#233;vost.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Kij&#251; Yoshida ou l'&#233;preuve de la lucidit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Selon un rituel d&#233;sormais bien &#233;tabli, car la cin&#233;philie a besoin de rituels, les Questions de cin&#233;ma viennent accompagner les cycles organis&#233;s par les Cin&#233;mas du Centre Pompidou. Si c'est un bonheur rare de d&#233;couvrir l'oeuvre int&#233;grale d'un tr&#232;s grand r&#233;alisateur jusque-l&#224; m&#233;connu, c'est une responsabilit&#233; particuli&#232;re de cr&#233;er ainsi les conditions d'une r&#233;flexion et d'un d&#233;bat publics &#233;largis.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;On n'aura pas la pr&#233;somption d'&#233;carter certains lieux communs sur Yoshida, qui offrent autant de pistes fructueuses &#224; condition de ne pas en rester prisonniers. L'un d'entre eux tient aux affinit&#233;s &#233;lectives du r&#233;alisateur avec le grand cin&#233;ma europ&#233;en et de fa&#231;on plus &#233;troite avec la Nouvelle Vague fran&#231;aise. Les proximit&#233;s s'affichent d'embl&#233;e : il na&#238;t en 1933 (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;moins de trois ans apr&#232;s Godard&lt;/i&gt;), il fait bande avec d'autres jeunes cin&#233;astes (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;en particulier Oshima&lt;/i&gt;) qui r&#233;alisent leurs premiers films tout en d&#233;veloppant une r&#233;flexion critique et pol&#233;mique dans leur revue, &#8220;La critique de cin&#233;ma&#8221; ; il appartient &#224; une g&#233;n&#233;ration qui s'oppose violemment au cin&#233;ma commercial et cherche &#224; lier &#233;troitement la recherche d'une nouvelle &#233;criture cin&#233;matographique et celle de nouveaux contenus, une g&#233;n&#233;ration enfin qui, autour des ann&#233;es 68, et avec plus ou moins de profondeur, se tournera vers le d&#233;sir de r&#233;volution sociale et politique.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cependant, ces similitudes bien r&#233;elles prennent un sens diff&#233;rent en se combinant &#224; un trait tr&#232;s singulier de Kij&#251; Yoshida : son extr&#234;me lucidit&#233;. Celle-ci ne lui permet pas d'oublier que les r&#233;voltes des jeunes, des femmes, sont toujours menac&#233;es d'engendrer des ali&#233;nations plus radicales encore que celles qu'elles combattent. D'o&#249; une politisation tr&#232;s pr&#233;coce, mais aussi un bilan d'&#233;chec, &#224; nouveau tr&#232;s pr&#233;coce, sur les avant-gardes r&#233;volutionnaires. Avec bien plus tard, un retour au cin&#233;ma qui est peut-&#234;tre un retour sur cette lucidit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.sancho-asia.com/local/cache-vignettes/L8xH11_puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; entr&#233;e libre dans la limite des places disponibles
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.sancho-asia.com/local/cache-vignettes/L8xH11_puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; s&#233;ance diffus&#233;e en direct sur &lt;a href=&quot;http://www.centrepompidou.fr/videos&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;www.centrepompidou.fr/videos&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_6730 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://www.sancho-asia.com/local/cache-vignettes/L480xH344/portrait_yoshida_news-7da6c.jpg' width='480' height='344' alt=&quot;&quot; style='height:344px;width:480px;' class='' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>Y&#244;kai Kidan</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dimitri Ianni</dc:creator>

<category domain="http://www.sancho-asia.com/spip.php?rubrique1">Articles</category>

		<dc:subject>Japon</dc:subject>

		<description>aka &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Woman Transformation&lt;/strong&gt; - &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;&#22934;&#24618;&#22855;&#35527;&lt;/strong&gt; | Japon | 2006 | Un film de T&#244;ru Kamei | Avec Anri Ban, Mariko Miyamitsu, Haruki Ichikawa, Akiko Monou, Hachir&#244; Ika, Hijiri Sakurai, Chiyoko Asami, Miyuki Tanigawa, G&#244; Ayano, T&#244;ru Tezuka (Teduka T&#244;ru)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;IMG/arton1776.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;60&quot; height=&quot;60&quot; onmouseover=&quot;this.src='IMG/artoff1776.jpg'&quot; onmouseout=&quot;this.src='http://www.sancho-asia.com/IMG/arton1776.jpg'&quot; class=&quot;spip_logos&quot; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; JE est un autre &#187;.&lt;/strong&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Arthur Rimbaud&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_6699 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:200px;' &gt;
&lt;img src='http://www.sancho-asia.com/local/cache-vignettes/L200xH278_ph_yokai_001-1f870.jpg' width='200' height='278' alt=&quot;&quot; style='height:278px;width:200px;' class='' /&gt;&lt;/span&gt;Lors de l'introduction consacr&#233;e &#224; la chronique de &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.sancho-asia.com/spip.php?article1771&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;Kuchisake Onna&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;2007&lt;/i&gt;), nous soulignions d&#233;j&#224; la propension du cin&#233;ma japonais au d&#233;tournement de ses mythes et de son folklore traditionnel dans sa transposition contemporaine, &#224; travers les l&#233;gendes urbaines, qui constituent aujourd'hui l'essence du genre horrifique nippon.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Si &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Kuchisake Onna&lt;/strong&gt; versait &#224; tort dans le &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;slasher&lt;/i&gt; d&#233;nu&#233; d'inventivit&#233;, au d&#233;triment de ses personnages, le cin&#233;aste T&#244;ru Kamei avait un an auparavant adopt&#233; un chemin divergent, soulignant l'importance fondamentale de l'introspection psychologique dans la dramaturgie horrifique. Reconnu pour la qualit&#233; de ses drames &#233;rotiques, et r&#233;cemment remarqu&#233; pour son touchant &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Shinj&#251; Erej&#238;&lt;/strong&gt; (&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Double Suicide Elegy&lt;/strong&gt;, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;2005&lt;/i&gt;), ce dernier s'approprie le bestiaire fantastique des &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Y&#244;kai&lt;/i&gt; pour en livrer une interpr&#233;tation insolite, &#224; l'oppos&#233; des produits format&#233;s inondant le march&#233; du bis japonais.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Trois jeunes femmes au destin convergeant connaissent des mutations inhabituelles et inexpliqu&#233;es de leur corps. Michiko, une jeune mannequin taciturne et introvertie, se voit diagnostiquer une malformation de son &#233;pine dorsale, suite &#224; un &#233;vanouissement, dont l'&#233;lasticit&#233; lui permet d'allonger son cou de fa&#231;on disproportionn&#233;e. Mihiro, une jeune &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;freeter&lt;/i&gt; [&lt;a href=&quot;http://www.sancho-asia.com/#nb9-1&quot; name=&quot;nh9-1&quot; id=&quot;nh9-1&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[1] Terme japonais d&#233;riv&#233; de l&amp;#39;anglais qui d&#233;signe des jeunes (...)' &gt;1&lt;/a&gt;] distribuant des prospectus en tenue &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;country&lt;/i&gt; passe son temps chez la manucure, avant de voir ses ongles pousser de fa&#231;on &#233;trange et inqui&#233;tante. Enfin Mana, une jeune lyc&#233;enne au caract&#232;re manipulateur, perfide et indigne de confiance, voit les traits de son visage dispara&#238;tre peu &#224; peu suite &#224; son hospitalisation pour une agression.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_6700 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:200px;' &gt;
&lt;img src='http://www.sancho-asia.com/local/cache-vignettes/L200xH134_yokaikidan_1111-33756.jpg' width='200' height='134' alt=&quot;&quot; style='height:134px;width:200px;' class='' /&gt;&lt;/span&gt;Usant de la structure tripartite des films omnibus qui pullulent dans le &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;J-Horror&lt;/i&gt;, T&#244;ru Kamei se sert de la th&#233;matique en vogue des &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Y&#244;kai&lt;/i&gt;, pour illustrer la souffrance int&#233;rieure de ces trois jeunes femmes, symboles de la jeunesse urbaine. Comme trois portraits intimes, ces trois mutations puisent leurs sources dans le folklore surnaturel m&#233;di&#233;val. La premi&#232;re mettant en sc&#232;ne Rokuro-kubi (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Mariko Miyamitsu&lt;/i&gt;), la femme au cou disproportionn&#233; dont une des plus belles apparitions cin&#233;matographique demeure le &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.sancho-asia.com/spip.php?article1346&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;Y&#244;kai hyaku monogatari&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;1968&lt;/i&gt;), gr&#226;ce au g&#233;nie des effets sp&#233;ciaux de Yoshiyuki Kuroda. Moins fr&#233;quente est en revanche la seconde transformation, Kamaitachi (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Anri Ban&lt;/i&gt;), qui fait r&#233;f&#233;rence &#224; une myst&#233;rieuse cr&#233;ature dont Shigeru Mizuki [&lt;a href=&quot;http://www.sancho-asia.com/#nb9-2&quot; name=&quot;nh9-2&quot; id=&quot;nh9-2&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[2] Lire le volume 1 de Y&#244;kai - Dictionnaire des monstres japonais chez (...)' &gt;2&lt;/a&gt;] d&#233;crit l'apparition sous la forme d'une &#8220;bellette-faucille&#8221; apparaissant dans un tourbillon de vent pour lac&#233;rer ses victimes sans qu'elles ne sentent rien. Pour finir le Noppera-bo (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Haruki Ichikawa&lt;/i&gt;), sorte de fant&#244;me sans visage au corps humain terrorisant les passants, dont on peut voir une apparition dans le chef d'oeuvre d'Isao Takahata &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.sancho-asia.com/spip.php?article405&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;Heisei Tanuki Gassen Pompoko&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;1994&lt;/i&gt;), ainsi que dans le populaire &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Y&#244;kai Daisens&#244;&lt;/strong&gt; (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;2005&lt;/i&gt;).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;D'une unit&#233; stylistique et esth&#233;tique manifeste, &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Y&#244;kai Kidan&lt;/strong&gt; nous plonge dans une atmosph&#232;re d'isolement et d'abandon, &#224; mesure que les protagonistes prennent conscience de leur maladie, et du regard des autres. Non d&#233;nu&#233; d'humour noir, l'&#233;pisode Kamaitachi d&#233;montre avec une certaine ironie l'incapacit&#233; de la jeune Mihiro, interpr&#233;t&#233;e par la gracieuse Anri Ban, qu'on a pu r&#233;cemment d&#233;couvrir dans la peau de l'embl&#233;matique &#8220;reine rouge&#8221; Fusako Shigenobu dans le &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;United Red Army&lt;/strong&gt; (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;2007&lt;/i&gt;) de K&#244;ji Wakamatsu, de pouvoir distribuer ses prospectus inutiles &#224; cause de ses extensions ongulaires d&#233;mesur&#233;es. La tonalit&#233; verd&#226;tre dans le parti pris photographique accentue la d&#233;formation de la r&#233;alit&#233; subie par les jeunes femmes, et t&#233;moigne d'un soin particulier apport&#233; &#224; l'ambiance au d&#233;triment d'effets sp&#233;ciaux choc.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_6702 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:200px;' &gt;
&lt;img src='http://www.sancho-asia.com/local/cache-vignettes/L200xH115_yokaism200-29477.jpg' width='200' height='115' alt=&quot;&quot; style='height:115px;width:200px;' class='' /&gt;&lt;/span&gt;Parent de &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.sancho-asia.com/spip.php?article1776&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;Kowai Onna&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;2006&lt;/i&gt;) dans son approche narrative en triptyque, il s'&#233;loigne pourtant avec intelligence de la forme trop stricte du d&#233;coupage omnibus de ce dernier, au manque d'unit&#233; dont seule la th&#233;matique sert de fil conducteur. En effet, T&#244;ru Kamei tisse des liens narratifs et temporels entre chacune des histoires dont les personnages se croisent et se retrouvent pour mieux se rapprocher, partager, et finir par accepter leur douleur intime. Usant d'une narrativit&#233; orphique quasi lynchienne, il fait s'interp&#233;n&#233;trer et se t&#233;lescoper ces r&#233;cits de fa&#231;on naturelle, parfois subtile, obligeant le spectateur &#224; adopter le point de vue de chacune de ses protagonistes, par l'usage d'une cam&#233;ra subjective en contrepoint.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'auteur, plus int&#233;ress&#233; par la psychologie de ses anti-h&#233;ro&#239;nes auxquelles il voue une tendresse manifeste, malgr&#233; leurs d&#233;fauts individuels, cherche &#224; nous faire ressentir de fa&#231;on intime leurs &#233;tats d'&#226;mes devant l'&#233;tranget&#233; d'une adolescence qui, par sa transformation, appara&#238;t symboliquement comme un miroir de notre alt&#233;rit&#233; en qu&#234;te d'identit&#233;. &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Y&#244;kai Kidan&lt;/strong&gt; se r&#233;v&#233;lant au final bien plus profond que l'apparence saugrenue de son sujet, et la modestie de ses effets sp&#233;ciaux (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;notamment ceux mettant en sc&#232;ne la transformation de Rokuro-kubi&lt;/i&gt;) peu convaincants ne l'auraient laiss&#233; para&#238;tre.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_6703 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:200px;' &gt;
&lt;img src='http://www.sancho-asia.com/local/cache-vignettes/L200xH134_yokaikidan_22222-1b381.jpg' width='200' height='134' alt=&quot;&quot; style='height:134px;width:200px;' class='' /&gt;&lt;/span&gt;A travers cette confrontation &#224; l'autre, le cin&#233;aste nous interroge sur notre identit&#233;, et la fa&#231;on dont celle-ci se construit. Il nous montre ainsi que l'&#233;tranget&#233; est au c&#339;ur de chacun, reprenant &#224; son compte la maxime de Rimbaud &quot;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Je est un autre&lt;/i&gt;&quot;. Sans jamais forcer le trait, ou verser dans la maladresse d'une critique sociale d&#233;magogue, il exprime ce sentiment qui existe au Japon plus qu'ailleurs, que le groupe, s'il soude ses membre, se construit aussi par un processus d'exclusion de l'autre. Exclusion de ceux qui ne lui ressemblent pas, ou n'adoptent pas leur point de vue ou leurs r&#232;gles. Parfois cruel et triste, il n'en est que plus humain. Cette critique qui sous-tend la r&#233;elle port&#233;e de chacune de ces trajectoires, l'auteur la d&#233;pouille de tout discours moralisateur pesant, pr&#233;f&#233;rant adopter le point de vue neutre d'un observateur conscient, montrant &#233;galement l'instrumentalisation et la marchandisation des relation humaines, r&#233;v&#233;latrices de notre cupide vanit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Y&#244;kai Kidan&lt;/strong&gt;, &#224; l'instar d'&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.sancho-asia.com/spip.php?article1767&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;Exte&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;2007&lt;/i&gt;) de Shion Sono, sublime fable pleine d'autod&#233;rision &#224; l'&#233;gard du genre horrifique, d&#233;nonce implicitement le culte de l'apparence, v&#233;ritable fl&#233;au de l'adolescence contemporaine. Que l'on songe un instant aux ph&#233;nom&#232;nes de sous-culture si vivaces dans l'archipel, dont les embl&#233;matiques tribus d&#233;fonc&#233;es au look outrageusement peinturlur&#233; d&#233;nomm&#233;es &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Yamambas&lt;/i&gt;, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Ganguro&lt;/i&gt;, et autres &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Kogal&lt;/i&gt; hantent les quartiers de Shibuya, Ikebukuro et Harajuku (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Tokyo&lt;/i&gt;)... Mais au Japon o&#249; le cycle des modes est sans doute le plus court au monde, cette soif de narcissisme qui ronge la jeunesse, fini par d&#233;teindre sur les relations humaines. Que ce soit l'asociale Michiko, pr&#233;occup&#233;e par son apparence physique et le &quot;Quand dira-ton&quot;, la jolie Mihiro qui ne pense qu'&#224; la perfection de ses ongles, ou la jeune lyc&#233;enne Mana, cruelle et manipulatrice, toutes ces femmes sont en proie &#224; l'obsession.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_6704 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:200px;' &gt;
&lt;img src='http://www.sancho-asia.com/local/cache-vignettes/L200xH134_yokai_3333333-a1c03.jpg' width='200' height='134' alt=&quot;&quot; style='height:134px;width:200px;' class='' /&gt;&lt;/span&gt;Ces transformations, dans lesquelles on peut &#233;galement voir une m&#233;taphore de la pubert&#233;, avec tout ce qu'elle entra&#238;ne de questionnements individuels, font ainsi prendre conscience aux personnages, de l'autre et de l'importance de son regard. &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Y&#244;kai Kidan&lt;/strong&gt;, s'il d&#233;gage une grande m&#233;lancolie et un mal &#234;tre apparent contaminant la jeunesse, n'est pas pour autant d&#233;sesp&#233;r&#233; ; &#224; l'image de chacune des rencontres, dont la derni&#232;re &#233;mouvante et tendre entre Mana et Mihiro, prouve que le bonheur et son &#233;panouissement r&#233;sident dans l'acceptation de la diff&#233;rence.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Film sur l'identit&#233; f&#233;minine &#224; l'&#226;ge de l'ins&#233;curit&#233;, &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Y&#244;kai Kidan&lt;/strong&gt;, en prenant le chemin d&#233;tourn&#233; d'une observation psychologique au d&#233;triment d'une dynamique horrifique, se r&#233;v&#232;le &#234;tre une &#339;uvre signifiante, sensible, douce-am&#232;re et pleine d'humanit&#233;. Loin des clich&#233;s habituels en mati&#232;re de &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;J-Horror&lt;/i&gt;, T&#244;ru Kamei prouve une fois de plus sa ma&#238;trise de la dramaturgie, quel que soit le cadre dans lequel il s'inscrit. Ne vous laissez pas d&#233;tourner par l'apparence modeste d'une production alternative destin&#233;e au march&#233; de l'exploitation, vous risqueriez de passer &#224; c&#244;t&#233; d'une &#339;uvre singuli&#232;rement touchante.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_6701 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://www.sancho-asia.com/local/cache-vignettes/L480xH272_yokaicenter-64623.jpg' width='480' height='272' alt=&quot;&quot; style='height:272px;width:480px;' class='' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.sancho-asia.com/#nh9-1&quot; name=&quot;nb9-1&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 9-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] Terme japonais d&#233;riv&#233; de l'anglais qui d&#233;signe des jeunes employ&#233;s &#224; temps partiel ou sans emploi, vivant de petits boulots.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.sancho-asia.com/#nh9-2&quot; name=&quot;nb9-2&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 9-2&quot;&gt;2&lt;/a&gt;] Lire le volume 1 de &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Y&#244;kai - Dictionnaire des monstres japonais&lt;/strong&gt; chez Pika &#201;dition.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Y&#244;kai Kidan&lt;/strong&gt; est disponible en dvd japonais sans sous-titres.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Site du film (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;en japonais&lt;/i&gt;) &lt;a href=&quot;http://www.fullmedia.jp/youkai&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;www.fullmedia.jp/youkai&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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