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Gamera tai Barugon - Gamera vs Barugon Souvenez-vous… A la fin de Gamera the Invincible,
il ne restait d'autre solution aux japonais que d'appliquer le plan Z
pour se débarrasser du Kaijû destructeur, à savoir expédier notre
amie la tortue radioactive sur Mars dans une fusée!!! Gamera vs Barugon
commence exactement là où ce premier épisode s'était arrêté: après
un très court résumé du pourquoi du comment de cet état de fait spatial,
le film passe en couleurs (magnifiques) pour nous montrer une météorite
sauvant Gamera de son triste sort. Affamé d'énergie (il semble bien
que ce soit l'une des seules choses qui meuvent la bête), il s'en
retourne directement au Japon, où il détruit le barrage de Kurobe pour
se nourrir. Un peu plus loin en Equateur, le Mont Uzal entre en éruption,
et Gamera part se réfugier dans le confort énergétique de la lave en fusion
le temps de l'exposition de la trame de ce second épisode… ...Ce dernier aurait caché une opale valant plus de 200
millions de Yens dans une grotte en Nouvelle-Guinée pendant la Seconde
Guerre Mondiale, et Keisuke se voit chargé d'aller récupérer la pierre
précieuse en compagnie de Kawajiri et Onodera.
Un an après Gamera the Invincible, Noriaki Yuasa cède momentanément le poste de réalisateur à Shigeo Tanaka le temps de ce superbe Gamera vs Barugon - sur lequel il occupe tout de même le poste de directeur des effets spéciaux (un poste sans doute beaucoup plus intéressant sur un Kaijû Eiga de cette ampleur!). Cette fois, le noir et blanc est abandonné au profit de couleurs éclatantes qui font honneur aux magnifiques effets déployés pour le retour de la tortue sur l'archipel. Etrangement sombre et adulte dans son approche de la
cupidité humaine, Gamera vs Barugon relègue Gamera au rang de "guest-star"
au sein de sa propre série: ici, comme c'est souvent le cas dans les Kaijû
de l'époque, l'honneur revient au "méchant monstre". Sympathique mais
pas particulièrement agressif, ledit Barugon possède quand même certains
atouts (sa langue, notamment), et ses scènes de rampage
sont particulièrement réussies. Il suffit qui plus est de voir les énormes
dioramas de forêts et de collines pour se rappeler de l'éternel talent
japonais en matière de maquettes! Il est aussi surprenant de constater
que les artisans de la Daiei maîtrisaient déjà autant les effets
hors-plateau (certains effets de lumière "dessinés" sont vraiment très
réussis, comme le rayon arc-en-ciel de Barugon)… Akatomy - le 20.12.01
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