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Japon

Avant-première We Don’t Care About Music Anyway...

Samedi 27 juin à 19h à la Maison de la culture du Japon de Paris

Film documentaire - 2009 - HDV - 80’ - VOSTF
Grande salle (niveau -3)
Tarif 4 euros / Réduit 3 euros

Un film de Cédric Dupire et Gaspard Kuentz avec Sakamoto Hiromichi, Otomo Yoshihide, Yamakawa Fuyuki, L ?K ?O, Numb, Saidrum, Takehisa Ken, Shimazaki Tomoko. Ce film a reçu le soutien de la Fondation du Japon.

Note Artistique

La bande son du surdéveloppement
We Don’t Care About Music Anyway... est un film documentaire qui associe et met face à face le travail de huit musiciens de musiques nouvelles tokyoïtes avec la société japonaise consumériste. A travers la musique, We Don’t Care ... donne une vision dualiste de la réalité contemporaine de Tokyo : la vitrine clinquante de la société de consommation face à la réalité inquiétante qu’elle dissimule. Le rêve illuminé de la consommation face aux îles de déchets qu’il engendre, l’espoir de richesse et de prospérité face au désenchantement des lieux et personnes dont la société n’a plus l’utilité, l’accès à toutes marchandises et informations face à la surcharge et au rythme infernal imposé à ses habitants... Son endroit face à son envers. Plutôt qu’un film sur la musique, We Don’t Care... est d’abord un film sur le son et sa perception : les sons primitifs, instinctifs, en deçà de tout code musical, recherchés constamment par les musiciens protagonistes.

Ce sont aussi les sons de la ville, aseptisés, formatés, omniprésents dans la vie quotidienne des tokyoïtes. A l’improvisation des musiciens protagonistes répond la codification exacerbée de l’univers sonore et visuel urbain. Les musiques empruntées aux musiciens du film sont les parties d’un mélange sonore faisant interagir les prises de sons de ville (décharges, échangeurs, annonces dans la ville et cacophonie urbaine...), brouillant délibérément les limites conventionnelles entre musique et bruit. Ces sons, qui sont le quotidien des tokyoïtes sans qu’ils n’y prêtent attention, prennent une valeur nouvelle dans le prisme de la musique. C’est elle qui nous révèle la beauté d’un larsen, du crachotement d’un haut-parleur, d’une sirène de police ou d’un broyeur d’ordures. Les gestes musicaux magnifient les gestes quotidiens, et les sons musicaux le noise de la ville, donnant sa cohérence sonore et visuelle à une ville complexe qui réunit en elle ces deux extrêmes.

Vidéos et bandes annonces sur : www.studio-shaiprod.com
Photo © Shai Prod

Informations pratiques :
Maison de la culture du Japon de Paris
101 bis quai Branly
75015 Paris
Tel : 01.44.37.95.00
http://www.mcjp.asso.fr

- Article paru le jeudi 18 juin 2009

signé Dimitri Ianni

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