Fireworks Wednesday

Fireworks Wednesday se situe loin de l’image d’un cinéma iranien austère, du moins pour les pellicules parvenant jusqu’à nos écrans. Le prix spécial du jury pour le meilleur scénario a récompensé à juste titre ce film d’Asghar Farhadi lors de l’édition 2006 du Festival des 3 Continents.

Tout à la joie de son prochain mariage - elle vient d’essayer sa robe blanche - Rouhi se rend chez un couple de la bourgeoisie téhéranaise, où elle doit aider la femme à ranger l’appartement qui vient d’être refait à neuf. Elle y découvre un couple en pleine crise, la femme soupçonnant son mari de la tromper avec la voisine du dessus. A son corps défendant, Rouhi se trouve ainsi impliqué aux démêlées du couple. Qui détient la vérité : la femme ? le mari ? Rouhi va finalement se trouver dans une situation bien périlleuse.

Fireworks Wednesday s’avère être une réussite tant du point de vue du scénario et des acteurs que de la mise en scène. Le scénario est servi par des acteurs et des actrices (ravissantes) impeccables. L’actrice qui joue Rouhi, illumine le film simplement par son sourire. Elle incarne la joie de vivre, l’innocence avant la Chute du jardin d’Eden.

Le réalisateur, Asghar Farhadi, parvient à maintenir un rythme soutenu tout au long de son métrage. Même dans les scènes se déroulant dans l’appartement du couple en perdition, la caméra reste mobile, sans pour autant être virevoltante, jouant avec intelligence avec les miroirs du lieu.

La mari trompe-t-il sa femme comme cette dernière l’affirme, ou celle-ci est elle folle comme le premier l’insinue ? Asghar Farhadi fait intelligemment évoluer son film, qui au départ tient de la comédie, vers une atmosphère beaucoup plus dramatique. La plongée dans les rues de Téhéran seulement éclairées par les feux allumés pour la fête du feu participe à ce changement d’atmosphère. Fireworks Wednesday évolue dès lors à la limite du fantastique, et tout semble pouvoir basculer. Cette capacité à utiliser le réel pour alimenter la fiction constitue l’une des grandes qualités du cinéma iranien.

Le réalisateur a placé symboliquement l’action à l’époque de Norouz, le nouvel an perse, et plus précisément lors de la fête du feu. Le feu, qui consume l’hiver et signale l’arrivée du printemps, est à l’image des couples du film : le plus ancien, qui est en train de disparaître, et le futur couple, à qui le futur appartient.

Fireworks Wednesday faisait partie de la sélection officielle en compétition de la 28ème édition du Festival des 3 Continents (Nantes).

aka Chahar Shanbeh Souri | Iran | 2006 | Un film de Asghar Farhadi | Avec Hedieh Tehrani, Taraneh Alidousti, Hamid Farokh-Nejad, Pantea Bahram
First Love, le dernier Yakuza
La Rue de la honte
Printemps tardif
Vivre et chanter
Les Étendues imaginaires
L’Héritage des 500 000
Lady Snowblood
The Big Slaughter Club Returns
The Suicide Manual
Peppermint Candy
Martyrs
The Yellow Handkerchief
Talk to Her
Ginga Tokusou Sharion
2000 AD
Beastie Boys
Sex Boat
WΔZ
Poseidon
Confession of Pain
Salaryman Kintaro
Make it Big
Wang Bing
Wizard of Darkness
Savior of the Soul
The Legend of Speed
XX : Beautiful Prey
Satorare : Tribute to a Sad Genius
Undead
Partho Sen Gupta