Midnight Fly

Etre amoureux c’est comme boire du parfum...

Michèle (Anita Mui) est en voyage en France. Là, elle rencontre Miki (Junna Risa), une jeune japonaise. Très vite, des liens forts se tissent entre elles. Elles en viennent jusqu’à se confier leurs peurs, leurs désirs, leurs aspirations. Bref elles deviennent inséparables. Tellement inséparables, qu’au moment de se quitter elles restent ensemble et prolongent leur voyage jusqu’au Maroc. De confidences en confidences Michèle comprend que Miki n’est autre que la maîtresse de son mari (Simon Yam). Les remarques de Michèle devenant trop acerbes, Miki ne saisissant rien, décide, pour se faire pardonner, d’acheter le bracelet qui plaisait tant à sa "compagne". En revenant, celle-ci doit signer le reçu d’un appel longue distance, passé par Michèle. Elle comprend à son tour que son amie est la femme de son amant Simon Yam. En plein état dépressif, Miki s’enfuit. Elle s’enfonce dans les bas-fonds de la ville et tombe épleurée dans une ruelle sombre. Quant tout à coup, poursuivie par un barbu, elle perd connaissance...

Film totalement inclassable, Midnight Fly est une réussite. Même si par moment on a l’impression d’être devant Jamais sans ma fille et de chercher Mateub partout ; le réalisateur Jacob Leung, ne tombe jamais dans le démonstratif larmoyant. Bien au contraire Jacob Leung ne s’attache qu’à ses personnages. Il n’a pas la prétention de se croire psychologue de l’âme ; il se borne à nous raconter une histoire. Une histoire d’amitié tragique, d’adultère honteux mais presque nécessaire ; une histoire d’amour impossible, mais aussi un drame humain, voir plusieurs.

Le jeu, tout en retenue, d’Anita Mui répond à merveille au jeu exubérant, extraverti, extraordinaire, exceptionnel de Junna Risa. Et la présence de Simon Yam - dans un premier temps en off à l’autre bout du téléphone - parachève le casting.

Midnight Fly possède surtout un atout majeur. Quand la plupart des réalisateurs (du monde entier j’entends) restent sans prendre aucun parti - qu’il soit politique, moraliste ou bien humaniste -, Jacob Leung abat ses cartes et nous livre un final hallucinant. Final qui n’est pas sans rappeler celui de Gojoe de Sogo Ishii, lorsque Masatoshi Nagase crie, en tenant dans ses bras un nouveau-né, le nom de son ami disparu : Benkei.

Takeuchi | 11.01.2002 | Hong Kong

DVD Universe très réussi au 5.1 pas tout à fait nécessaire mais bon. Des sous-titres ultra soignés dûs à la pluralité de langues parlées. | Deux bandes-annonces du film et de Fighting for love avec Tony Leung Chiu-Wai et Sammi Cheng et de Heroes in Love, la dernière production de Gordon Chan.

Hong Kong | 2001 | Un film de Jacob Cheung Chi-Leung | Avec Anita Mui, Simon Yam Tat-Wah, Junna Risa, Shaun Tam
La Ballade de Narayama
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