The Big Slaughter Club Returns

Bien décidé à profiter du relatif succès obtenu par The Big Slaughter Club, Hitoshi Ishikawa a donc pris la décision de rempiler et d’offrir une séquelle, sobrement intitulée The Big Slaughter Club Returns. Pas de gros bouleversement puisque même si aucune des cinq actrices du film précédent n’est présente dans cette suite, l’histoire reste très similaire et on retrouve Kenichi Endou dans le rôle de la victime qui ne veut décidemment pas mourir.

Un groupe d’adolescents (quatre filles et le petit ami d’une d’elles) se rendent sur la côte pour une journée à la plage. L’une d’elle se fait importuner par un marchand ambulant de maïs grillé (Kenichi Endou) particulièrement insistant. Alors que le groupe rentre de la plage en voiture, ils percutent le pauvre marchand et finissent par l’achever avant de se débarasser du corps en l’incinérant. Quelque temps plus tard, le groupe se reforme suite à un appel téléphonique d’Aya qui vit avec son petit ami sur la côte. Cette dernière semble être possédée par l’esprit du mort, bien décidé à se venger...

On le voit Ishikawa ne s’est donc pas tellement foulé pour nous offrir cette séquelle (plutôt un remake d’ailleurs) qui si elle reste plutôt réjouissante - surtout lorsqu’elle est comparée aux autres réalisations du genre qui pleuvent en ce moment (Voodoo Child pour n’en citer qu’une) - est néanmoins très paresseuse. Outre un scénario extrêmement similaire et un lieu d’action inchangé (une maison abandonnée), Ishikawa a de nouveau recourt à des effets spéciaux volontairement bas de gamme pour palier au manque de budget et à un humour noir et décalé des plus agréables. Il nous refait même le coup de la main coupée et vivante !

Pourtant ce Big Slaughter Club Returns se laisse apprécier sans sourciller. D’abord parce que Kenichi Endou est toujours aussi excellent et en pleine forme, et aussi parce que Ishikawa a cette fois mis plus de poids du côté de l’humour parodique et décalé que des expérimentations visuelles délirantes, point fort du film précédent. Il nous offre tout de même un final surprenant qui n’a presque rien à envier à celui de The Big Slaughter Club.

Sans perdre de vue que ce film straight-to-video est avant tout un vecteur comme un autre pour idoru en manque de présence médiatique, on ne peut être que d’autant plus admiratif devant le résultat. Loin d’offrir un pseudo film d’horreur qui n’effraie personne, en forme de long clip en l’honneur d’adolescentes en tenue de lycéennes, Ishikawa réussit le tour de force de proposer un divertissement gore et rythmé (sans pour autant véritablement se démarquer ni par les leitmotivs ni par son scénario), qui perd cependant de son originalité si l’on a déjà vu le premier épisode.

Zeni | 16.01.2004 | Japon

The Big Slaughter Club Returns est disponible en DVD au Japon, sans sous-titres (ref. KSXO-24637).

Site officiel : http://www.kss-movie.com/shu-dan/returns/index.html

aka Shuudan Satsujin Kurabu Returns | Japon | 2003 | Un film de Hitoshi Ishikawa | Avec Mitsuho Ootani, Onna Sakaki, Asagi Kudou, Mika Hasagawa, Takeshi Yoshioka, Kenichi Endou (Kenichi Endo)
The Irishman
The Protector
First Love, le dernier Yakuza
La Rue de la honte
Printemps tardif
Vivre et chanter
XX : Beautiful Hunter
Gakidama
Kao
Kao
Dil Chahta Hai
Tatouage
A la verticale de l’été
Tel père, tel fils
Female Convict Scorpion
Siti
Dragon Inn
Dream of a Warrior
Shiver
La Guerre des mondes
Tai Chi Zero
The Masked Prosecutor
An Empress and the Warriors
Secret Sunshine
Koibito wa Sunaipâ [Gekijouban]
The Bodyguard
Inochi
La Forêt sans nom
The Victim
Metropolitan Police Branch 82
Partho Sen-Gupta