Gakkou no Kaidan
Chasse aux fantômes du mercredi après-midi...
C’est la veille des vacances d’été. Alors que la petite Mika se promène dans la cour de son école, un ballon rebondissant tout seul semble lui indiquer un chemin ; elle le suit, jusqu’à ce que dernier entre dans une aile de l’école fermée depuis des années... Une légende dit que cette partie du bâtiment est hantée par un fantôme nommé Hanako. Sans aucune nouvelle de la fillette, Aki, sa grande sœur, décide de partir à sa recherche. Arrivée sur les lieux, elle y rencontre trois garçons, et leur demande leur aide pour retrouver sa petite sœur... mais, à peine entrés dans l’école, nos quatre bambins se retrouvent pris au piège, enfermés avec d’étranges fantômes qui vont leur jouer bien des tours...
Le film de fantômes mettant en scène des enfants et la légende urbaine numéro un au pays du soleil levant, Hanako, atteint son apogée durant la seconde moitié des années 90, notamment grâce aux deux adaptations cinématographiques de la petite fille des toilettes, Toire no Hanako-san (Jôji Matsuoka /1995) et Shinsei Toire no Hanako-san (Yukihiko Tsutsumi /1998), sans parler des manga, dessins-animés, romans fleuves et autres jeux vidéos reprenant à toutes les sauces ce personnage tantôt gentil, tantôt diabolique... En 1985, Tôru Tsunemitsu alors enseignant, demande à ses élèves de lui raconter des histoires sur leur école après les cours ; en à peine dix jours, il se retrouve avec plus de cent soixante légendes horrifiques dont le théâtre est l’école. Tsunemitsu décide alors d’en réécrire certaines, et de les adapter pour un jeune public afin de les faire paraître dans des magazines. En 1990, il sort son premier recueil d’histoires horrifique, Gakkou no Kaidan, qui devient instantanément un best-seller. Le succès est tel qu’en 1994, une série télévisée est adaptée, puis en 1995, un long-métrage... [1]
Typique film d’été (le film est sorti le 8 juillet en salles), mais également typique film de fantômes pour bambins, ce Gakkou no Kaidan reprend à son compte des recettes efficaces, que certains qualifieront d’éculées... ceux qui n’ont pas su garder une âme d’enfant ! Evidemment, le spectacle qui s’offre à nous n’est pas particulièrement effrayant, mais il a le mérite d’être un vrai film pour enfants, comme une sorte de prémisse à l’univers du film d’horreur, une approche sympathique d’un genre à part entière, surtout au Japon. Mais au-delà d’un véritable film d’épouvante, Gakkou no Kaidan, semble puiser son inspiration outre-Atlantique (enfin, outre-Pacifique devrais-je dire !), plus précisément chez le tandem Richard Donner/Steven Spielberg et leur excellent The Goonies...
Nos bambins vont devoir dans un premier temps apprendre à se supporter ; les faibles face aux forts, vont devoir prouver qu’ils méritent le respect en agissant de manière héroïque, les forts vont s’avérer souvent pleutres devant le danger... Les ennemis de ces enfants ? la claustrophobie et l’obscurité dans un premier temps, puis des monstres et fantômes, parfois drôles - le crapaud, l’ectoplasme -, parfois plus inquiétants telle cette énorme créature aux pattes d’arachnide, ou carrément surréalistes tel un orchestre de zombies dirigés par le fantôme de Ludwig himself !
C’est Hideyuki Hirayama qui fût pressenti par la Toho pour réaliser ce premier opus d’une tétralogie dont il mettra en scène trois épisodes - le premier, le second et le quatrième, Gakkou no Kaidan 3 étant signé Shûsuke Kaneko (GMK) -, aux vues du succès rencontré par cet épisode ; on lui doit notamment les films Turn, Out et la version 2003 de Makaitenshô. Le succès cinématographique de Gakkou no Kaidan donna naissance à une série animée, un nombre de téléfilms impressionnant, direct-to-video à gogo, et même un jeu video sur la Saturn de Sega ! bref, comment exploiter un filon jusqu’à plus soif...
Avec son approche très mainstream du genre horrifique, Gakkou no Kaidan n’est pas le film d’horreur du siècle, ça c’est indéniable, mais l’énergie dégagée par ses jeunes acteurs, et la mise en scène ultra-efficace d’Hirayama suffisent à rendre cet instant cinématographique très agréable à regarder, surtout si l’on est resté un grand enfant !
VHS NTSC (Toho) au Japon.
DVD (HK pas vu) | Universe | NTSC | Zone 3 | Format : 1:1:85 - 4/3 | Son : Dolby Surround
Ce DVD dispose de sous-titres optionnels chinois, chinois simplifié et anglais.
VCD | Universe | Présenté au format [1.85], en japonais Dolby Surround, avec sous-titres chinois et anglais imposés.
Bonus
What's Cool in Japan: http://www.jinjapan.org/kidsweb/cool.html
[1] Merci au site What’s Cool in Japan pour les informations concernant Tôru Tsunemitsu.



